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lundi 24 janvier 2022
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Mots pour maux: Dans le rétroviseur| : Quelques dates et événements clés dans la coopération Mali – Russie… À la lumière de ce rappel historique succinct en dix points il vous sera facile de comprendre que les Russes poursuivent au Mali des intérêts stratégiques exclusivement dans le domaine militaire et le domaine minier. Les mercenaires de Wagner ne viendront pas se battre ni pour la sécurité des Maliens ni pour la stabilité du Mali. Ils viennent pour reconquérir et se réinstaller dans un pays qui leur a échappé il y’a seulement 50 ans et qu’ils considèrent comme un scandale géologique surtout dans sa partie septentrionale. 1- Le 22 Septembre 1960, notre pays accède à l’indépendance et à la souveraineté internationale. Le premier président, Modibo Keita, décide de mettre en place un régime socialiste avec seulement 13 cadres de catégorie A et un budget de quelques dizaine de milliards. 2- Le 29 Septembre 1960, la République du Mali a été proclamée membre de l’organisation des Nations-Unies par la 15ème session de l’Assemblée Générale de ladite organisation. 3- Le 26 Janvier 1961, l’ambassade soviétique est ouverte à Bamako. 4- Le 21 Février 1961, le premier accord de coopération soviéto-malien est signé. Via cet accord, Modibo Keita confie à l’Union soviétique la recherche minière sur son territoire. Les Soviétiques prennent ainsi le relais du bureau minier de l’AOF (Afrique Occidentale Française) comblant le vide laissé par la France. Moscou obtient ainsi le monopole de la prospection minière sous Modibo. 5- La loi du 31 mai 1963, réserve tout droit de prospection et d’exploitation du sous-sol malien à la SONAREM, Société nationale de recherches et d’exploitations des ressources minières du Mali. 6- Du 16 au 19 Janvier 1962, M.A.I Mikoyan, premier vice président du conseil des ministres de l’URSS effectue une visite officielle en République du Mali. 7- En fin Mai 1962, Modibo Keita se rend à Moscou pour une visite de travail. 8- En Septembre 1961, les derniers soldats français quittent le territoire malien. Soucieux d’effacer toute trace de l’armée française, Modibo Keita se tourne vers les pays de l’Est pour former et équiper l’armée nationale. Les clauses de ces accords ayant été tenues secrètes, l’ambassade de France à Bamako n’en a pas eu connaissance et les archives donnent peu de renseignements à ce sujet. L’URSS livre des équipements lourds, blindés, véhicules, aviation. L’armée malienne participe au rayonnement de l’armée soviétique qui supplante l’armée française. 9- En 1966, on estime qu’une cinquantaine de techniciens militaires soviétiques assurent l’instruction sur les nouveaux matériels livrés et son entretien, et vingt-cinq techniciens militaires pour l’armée de l’Air. Les Soviétiques seraient même allés jusqu’à garantir un soutien sans faille au régime de Modibo Keita, aux termes d’accords secrets grâce auxquels ils pouvaient intervenir à la demande du président en cas de menace endogène. 10- Le 19 novembre 1968, une junte militaire avec à sa tête le Lieutenant Moussa Traoré, jeune officier formé à Fréjus en France, renverse Modibo Keita et met un terme au régime socialiste malien. D’ailleurs sur 270 officiers que compte l’armée malienne, il y a seulement 25 qui ont été formés en Union soviétique et aucun en Chine. Sambou SISSOKO

À la lumière de ce rappel historique succinct en dix points il vous sera facile de comprendre que les Russes poursuivent au Mali des intérêts stratégiques exclusivement dans le domaine militaire et le domaine minier. Les mercenaires de Wagner ne viendront pas se battre ni pour la sécurité des Maliens ni pour la stabilité du Mali. Ils viennent pour reconquérir et se réinstaller dans un pays qui leur a échappé il y’a seulement 50 ans et qu’ils considèrent comme un scandale géologique surtout dans sa partie septentrionale.
1- Le 22 Septembre 1960, notre pays accède à l’indépendance et à la souveraineté internationale. Le premier président, Modibo Keita, décide de mettre en place un régime socialiste avec seulement 13 cadres de catégorie A et un budget de quelques dizaine de milliards.
2- Le 29 Septembre 1960, la République du Mali a été proclamée membre de l’organisation des Nations-Unies par la 15ème session de l’Assemblée Générale de ladite organisation.
3- Le 26 Janvier 1961, l’ambassade soviétique est ouverte à Bamako.
4- Le 21 Février 1961, le premier accord de coopération soviéto-malien est signé. Via cet accord, Modibo Keita confie à l’Union soviétique la recherche minière sur son territoire. Les Soviétiques prennent ainsi le relais du bureau minier de l’AOF (Afrique Occidentale Française) comblant le vide laissé par la France. Moscou obtient ainsi le monopole de la prospection minière sous Modibo.
5- La loi du 31 mai 1963, réserve tout droit de prospection et d’exploitation du sous-sol malien à la SONAREM, Société nationale de recherches et d’exploitations des ressources minières du Mali.
6- Du 16 au 19 Janvier 1962, M.A.I Mikoyan, premier vice président du conseil des ministres de l’URSS effectue une visite officielle en République du Mali.
7- En fin Mai 1962, Modibo Keita se rend à Moscou pour une visite de travail.
8- En Septembre 1961, les derniers soldats français quittent le territoire malien. Soucieux d’effacer toute trace de l’armée française, Modibo Keita se tourne vers les pays de l’Est pour former et équiper l’armée nationale. Les clauses de ces accords ayant été tenues secrètes, l’ambassade de France à Bamako n’en a pas eu connaissance et les archives donnent peu de renseignements à ce sujet. L’URSS livre des équipements lourds, blindés, véhicules, aviation. L’armée malienne participe au rayonnement de l’armée soviétique qui supplante l’armée française.
9- En 1966, on estime qu’une cinquantaine de techniciens militaires soviétiques assurent l’instruction sur les nouveaux matériels livrés et son entretien, et vingt-cinq techniciens militaires pour l’armée de l’Air. Les Soviétiques seraient même allés jusqu’à garantir un soutien sans faille au régime de Modibo Keita, aux termes d’accords secrets grâce auxquels ils pouvaient intervenir à la demande du président en cas de menace endogène.
10- Le 19 novembre 1968, une junte militaire avec à sa tête le Lieutenant Moussa Traoré, jeune officier formé à Fréjus en France, renverse Modibo Keita et met un terme au régime socialiste malien. D’ailleurs sur 270 officiers que compte l’armée malienne, il y a seulement 25 qui ont été formés en Union soviétique et aucun en Chine.

Sambou SISSOKO




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