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lundi 19 octobre 2020
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Négocier en position de faiblesse, c’est capituler

Recadrage des positions au sommet de l’Etat ou simple revirement positionnel ? La mise à l’heure des pendules par le Président IBK quant au dialogue avec les djihadistes prôné depuis l’éclatement de la crise par d’autres leaders (Oumar MARIKO, Mahmoud DICKO et Tiébilé DRAME) continue à susciter débats. Le vin étant tiré, comment le boire avec ceux qui prônent la charia dans une République démocratique et laïque ? Le cinglant désaveu pour le Chef de la diplomatique malienne n’est que la partie émergée de l’iceberg de l’équation. Comment négocier avec des leaders qui refusent toute concession sur l’application rigoriste de la loi islamique devant supplanter la loi républicaine ? Le Mali pourrait-il inventer un tango solitaire ? Au demeurant, avec quels arguments et dans quelle posture aborder les cheick Iyad et Kouffa ? Les mains dans le dos et avec des larmes de crocodiles ? Pour beaucoup de Facebookeurs, les conséquences de ces négociations risquent d’être pire que celles de l’Accord d’Alger. Avis et commentaires dans le Facebookan du jour.

Al Hassane Hama Thiao : IBK, pour mettre fin au problème du nord a demandé à négocier avec les groupes armés. C’est l’accord d’Alger qui est là. Si, le même accord dont personne n’a rien expliqué aux Maliens et qui n’est applicable que dans les hôtels à Bamako. Le même IBK revient nous dire qu’il faut négocier avec les djihadistes. Mes amis, je vous dis, il faut commencer à couper les pantalons sinon acheter les pantalons courts.

Boli tuma don ka fisa n’sén kadi yé!!

Soulby Sanogo :

En son temps, Mahmoud Dicko avait préconisé le Dialogue avec les Groupes Armés, il a été traité de complices des djihadistes

Marc Dara : Tchiè cette pilule-là ne passe pas. Il y a cacophonie dron ! Qu’allez-vous négocier avec gens devant lesquels vous êtes en position de faiblesse pour le moment ? Signer la défaite et accepter leur condition !

Boubacar Koumare Marc Dara : il n’y a cacophonie nulle part. On n’est jamais en position de force devant ceux qui ne veulent pas vivre. La question est : faut-il rester dans le statique ou tenter d’autres approches ou continuer à dire rip tous les jours?

Gardez votre esprit sceptique, mais tenter ne tue pas, il faut qu’on tente. La négociation peut être tributaire de beaucoup de choses

Brehima Keita Keita Yam’s : Oui… Il disait la semaine dernière que cette position n’était pas celle du gouvernement ; mais engageait juste Mr Dioncounda TRAORE.

Keita Yam’s Brehima Keita : Peut-être que ce dernier n’était pas la bouche appropriée pour l’annoncer publiquement et pour la 1ère fois. Ou peut-être qu’il y a d’autres raisons expliquant ce quiproquo.

Keita Yam’s Brehima Keita : Cette position est présumée être la sienne. Cela est un secret de polichinelle. Le Gouvernement n’était pas dans cette dynamique avant son entrée et depuis qu’il y a fait son entrée, ce dernier s’est déclaré favorable au dialogue avec les islamo-terroristes. Il a certainement fait bouger les lignes dans ce sens.

Kanoula Badra Aly Sangaré : Sans ignorer la position personnelle de TD sur la question, le DNI est passé par là. C’était l’une des recommandations fortes de ce dialogue.

Issa Fakaba Sissoko : Bon…attendez messieurs. Touche de Tieblé ou pas, la contradiction est flagrante au sommet de l’État.

Abdoul Nasser : Négocier avec Iyad Ag Ghaly n’aboutira à rien de bon pour le Mali. Cherchons les moyens de nettoyer le pays de ces pseudo jihadistes qui sont tout sauf des musulmans. Un chien restera toujours un chien.

Mamadou COulibaly : À mon avis, dialoguer avec les deux grandes personnes c’est une très bonne chose ; mais ça ne serait pas une porte de sortie de la crise qui nous empêche d’être libres. La seule chose que je propose comme remède est d’abord que les Maliennes et Maliens se réveillent du sommet en faisant un très bon choix pour les prochaines élections, parce que pour résoudre ce problème il nous faut des hommes valables dans nos institutions qui connaissent le Mali du premier village jusqu’aux confins du pays.

Amadou Vieux Diallo : Juste une manière d’ AVOUER et de CONFIRMER que nous ne sommes pas sur la bonne voie …Maintenant, les CONCERNÉS accepteraient-ils ce dialogue sachant que cette décision ne fait que confirmer encore une fois de plus leur position de force? Un ACCORD avec ceux-ci aujourd’hui SUFFIRAIT-IL à nous APPORTER cette PAIX??? Sincèrement j’en doute…

Allaye Garango : Dialoguer en position de faiblesse n’apportera rien de durable. Au moment où l’imam Mahamoud Dicko alors Président du HCIM, et son Comité de Bons Offices avaient réussi à rétablir le fil du dialogue entre l’État malien et Iyad-Kouffa, les actes terroristes étaient très limités sur le territoire et les terroristes n’étaient pas autant organisés. Le terrain était donc bien favorable au dialogue. Et c’est bien ce qui expliquait les succès récoltés par l’imam Dicko et son Comité en si peu de temps. On aurait pu faire l’économie du temps et épargner des vies humaines si on avait laissé l’imam Dicko aller jusqu’au bout de sa logique. Malheureusement, il a été freiné dans ce bel élan sous les injonctions de la France et des Américains qui excluaient toute négociation avec les terroristes, a-t-on appris. Aujourd’hui, après tant de morts (450 victimes pour la seule année 2019), nos autorités privilégient la piste du dialogue dans un contexte beaucoup plus complexe. Que Dieu nous donne la chance d’être écoutés par Iyad et Kouffa pour le retour de la paix et de la sécurité. C’est l’essentiel !

Fodié Maguiraga : J’avoue qu’on joue à la loterie dans la lutte antiterroriste. Du moment que l’Etat a annoncé négocier, s’est lui-même déclaré faible. «Or qui va contre le vent peine «. Sachons que nous risquons beaucoup avec ce double jeu. En effet il faut appeler le chat par son nom. Je ne m’aventure pas trop dans le sujet, mais «l’ex détenteur» de Koulouba est à l’origine de l’émergence de ces 2 groupes jihadistes qui nous créent autant de problèmes.

Mamadou Kida : C’est très grave et une mauvaise procédure négocier en position de faiblesse et dans les années à venir d’autres prendront les armes pour revendiquer une condition. Quelle faiblesse ! Je ne partage pas cette logique.

Yattassaye Baye : Il a mis le temps à le faire, mais il ignore la réalité du monde aussi ; sinon les talibans et les USA sont  en train de négocier à Doha. Si les négociations aboutissent, alors les soldats qui sont tombés sur le champ d’honneur seraient morts pour rien. Alors le peuple malien doit boycotter, même si la guerre doit prendre un siècle on doit le faire.

Mohamed Aly Guindo : Le dialogue n’aura rien de positif ; il ne faut jamais croire à ses criminels. L’histoire nous en rappelle le traité de non-agression signé entre l’Allemagne et la Russie n’a pas empêché l’Allemagne d’attaquer la Russie.

Cherchons à prendre le dessus ; nous avons perdu tellement de vaillants soldats que leurs mémoires doivent être honorées par la victoire, la gloire et que leurs âmes reposent en paix.

Baba Toure : Le silence des partenaires internationaux par rapport aux pourparlers que le Président malien a décidé d’engager avec les groupes dits Djihadistes est un aveu d’impuissance. Alors, peuple du Mali, prenons notre destin en main et dialoguons même avec Satan si cela peut éviter de voir tous les jours le sang versé de nos populations civiles et militaires. À qui profite cette guerre. ?




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