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mardi 12 décembre 2017
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Nouveau gouvernement: ce qui change

Attendu depuis des mois, le remaniement ministériel est tombé comme un cadeau de nouvel an. Pour relancer la confiance et l’espoir, surtout pour tourner la page moins glorieuse des affaires qui auront fortement impacté l’année 2014, le président IBK se devait de « recadrer » la gouvernance et sonner la fin de la récréation.

Le président de la République, très prévisible, n’a pas céder aux sons des sirènes qui vociférait «tous pourris » en faisant du tabula rasa ; mais c’est déjà ça. Pour un contrat à durée déterminé d’un an de Primature, les changements, à notre modeste jugement, sont porteurs d’espoir. Puisque le choix de Modibo Keita procède d’un contrat de gouvernance, faut-il s’attendre que à travers le timing à casting de précision d’orfèvre dans lequel désormais aucune erreur, a fortiori faute, ne puisse tolérée au cours de cette année 2015.

En rappelant aux affaires un mastodonte sans aucune coloration à Primature en remplacement du jeune politique, le président IBK veut se donner tous les atouts de compétence, d’expérience et d’efficacité pour conduire cette transition indispensable : remettre la locomotive Mali sur les rails. Pour ce faire, il fallait un grand commis de l’État aux commandes : Modibo Keïta, cadre hors pair de grand mérité doublé d’un patriotisme à tout égard. Loin de la fougue juvénile de Mara, Modibo Keïta plusieurs fois ministre, le nouvel locataire de la Primature, y sera pour la seconde fois. Son absence de coloration politique est-elle un handicap ?

Le Parti majoritaire au pouvoir, le Rassemblement Pour le Mali (RPM) se félicite du choix du président de la République, et apporte son soutien total au nouveau Premier ministre qui semble faire l’unanimité, au sein des chapelles politiques et dans l’opinion malienne, quant à son expérience, à sa probité, sa loyauté et son efficacité. Toute chose qui tranche avec les choix précédents.

En effet, si le parti majorité RPM n’est pas encore à la Primature, avec le nouveau Premier ministre, le lourd climat de putsch politique qui a prévalu jusqu’ici semble se dissiper avec les réajustements dans la préséance au sein de l’équipe. Désormais, c’est le puissant secrétaire général du RPM qui est la seconde personnalité du gouvernement et le parti majoritaire conserve et même renforce sa position au sein de la nouvelle équipe en s’adjugeant un département de souveraineté de plus.

En éjectant de la nouvelle équipe les ministres cités (à tort ou à raison, présomption d’innocence oblige) dans le dossier des affaires, le nouveau Premier ministre fait un grand pas dans l’apaisement des passions et dans la réconciliation de l’opinion avec la gouvernance.

Les partants : virés pour quoi ?

Six membres de l’ancienne équipe gouvernementale de Moussa Mara ne siégeront plus à tableau du Conseil des ministres soit pour des raisons de réduction de la taille du gouvernement, soit pour des raisons politiques ou soit pour raison liées à la gestion de la polémiques relatives aux affaires. Ce sont :

Colonel-Major Ba N’Daou, ancien Ministre de la Défense et des Anciens Combattants ; Madame TOGOLA Jacqueline Marie NANA, ancienne Ministre de l’Éducation Nationale ; Madame BERTHÉ Aïssata BENGALY, Ministre de l‘Artisanat et du Tourisme ; Bocar Moussa DIARRA, ancien Ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Relations avec les Institutions ;Ousmane SY, ancien  Ministre de la Décentralisation et de la Ville ; Mme BOUARÉ Fily SISSOKO ancienne Ministre de l’Économie et des Finances ; Mahamadou CAMARA, ancien Ministre de l’Économie Numérique, de l’Information et de la Communication et Moustapha BEN BARKA, ancien Ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements.

Les trois premiers à savoir sont simplement victimes de ce qu’on appelle le jeu des quotas. Il fallait réduire la taille du gouvernement, donc forcement il fallait en faire sortir : le RPM perd deux de ses ministres (Madame TOGOLA Jacqueline Marie NANA, ancienne Ministre de l’Éducation Nationale et Madame BERTHÉ Aïssata BENGALY, Ministre de l‘Artisanat et du Tourisme) et les représentants des forces armée de sécurité passent désormais de deux à un dans l’équipe.

Pour ce qui est de Bocar Moussa DIARRA, ancien Ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Relations avec les Institutions  et Ousmane SY, ancien  Ministre de la Décentralisation et de la Ville leur départ s’exlique plutôt par le choix de leur parti (UM-RDA et ADÉMA) qui ont préféré les remplacer par Mme Diarra Racky TALLA et Dramane Dembélé, pratiquement aux mêmes postes.

Pour taire la polémique au sujet des affaires qui ont défrayé la chronique (famille, avion, armément), on aurait sorti Mme BOUARÉ Fily SISSOKO ancienne Ministre de l’Économie et des Finances ; Mahamadou CAMARA, ancien Ministre de l’Économie Numérique, de l’Information et de la Communication ainsi que Moustapha BEN BARKA, ancien Ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements.

Par Sambi TOURE




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