Nouveau préavis de grève à la santé: le syndicat national projette 5 jours

Après une première grève de 48 heures, observée, les 20 et 21 septembre dernier, les travailleurs du Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) menacent, cette fois-ci, de taper plus fort. En effet, il ressort du préavis de grève, déposé le 26 septembre dernier, auprès du ministre du travail et de la fonction publique, que le syndicat projette un nouvel arrêt de travail de 5 jours, à partir du lundi prochain 9 octobre 2016, si leurs doléances ne sont pas satisfaites.

Selon les responsables syndicaux, cette nouvelle grève est la suite du non satisfaction de certaines doléances, auxquelles, les ministères de la Santé ; de la Solidarité et celui de la Promotion de la femme, n’ont pas accordé d’attention à hauteur de leur attente. Pour les responsables syndicaux de ces 3 départements ministériels, le gouvernement a tout simplement refusé de respecter leur engagement vis-à-vis de leurs doléances dont la revalorisation de la fonction socio-sanitaire et la promotion de la famille à travers l’adoption d’un plan de carrière pour tous, d’un plan de formation continue et un plan de motivation. Ce point étant une des résolutions issues de leur 12e Congrès, tenu les 17, 18 et 19 janvier 2012 qui exige le maintien du concours professionnel des travailleurs socio-sanitaire à l’entrée l’ANFTC.
Aussi, demandent-ils, demandent l’octroi et l’augmentation substantielle des primes de fonction spéciale, des primes de gardes, des primes de montures et l’intégration des émoluments des bi-appartenant dans leur salaire.
La prise en charge à 100% des soins médicaux et du médicament du personnel socio sanitaire et de la promotion de la famille assujettis à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), un autre point de revendication des grévistes, constituent une véritable épée de Damoclès sur la tête de la ministre de la Santé et de l’hygiène publique.

Outre ces doléances, les agents communautaires contractuels payés sur fond propre et sur fonds PPTE (Pays pauvre très endettés) exigent leur intégration sans condition dans la Fonction publique.
De même, les nourrices de la pouponnière et autres catégories des travailleurs de ladite structure veulent être mis dans des conditions conforment à la réglementation du travail.
Par ailleurs, les agents de santé, victimes du contrôle physique et ceux des régions de Gao, omis pour les frais de retour et d’installation, demandent être régularisés.
Enfin les frondeurs exigent de l’Etat des meilleures conditions de travail, à travers le recrutement du personnel qualifié, l’amélioration du plateau technique conforme à la carte sanitaire nationale et la dotation régulière et conséquente en consommables.

Voilà, en partie les conditions que posent les syndicats de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille pour surseoir à leur mot d’ordre de grève qui va sans doute provoquer une hécatombe dans nos hôpitaux et centre de santé. Car certaines maladies graves nécessitent une assistance régulière des agents de santé. Que fera le gouvernement ?

Par Christelle KONE

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