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lundi 28 septembre 2020
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Nouveau programme économique Mali/FMI: les résultats des premiers mois jugés positifs

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Madame Boriana YONTCHEVA, a séjourné à Bamako, du 12 au 25 juin 2019, dans le cadre des discussions relatives à un nouveau programme économique et financier du Mali appuyé par l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI. À l’issue de cette mission, la responsable du FMI et madame, le ministre délégué chargé du budget, BARRY Aoua SYLLA, ont co-animé une conférence de presse pour présenter les conclusions de la mission. C’était hier mardi 25 juin au ministère de l’Économie et des finances.

Le nouveau programme conclu entre le FMI et le Mali vise à favoriser une croissance forte et inclusive et la réduction de la pauvreté par des investissements dans les infrastructures et les secteurs sociaux, et à stimuler la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Ce programme a également pour objectif de maitriser les dépenses et renforcer la mobilisation des recettes par la poursuite des réformes administratives fiscale.

Madame le ministre délégué chargé du budget, BARRY Aoua SYLLA, a informé que cette mission du FMI a été l’occasion d’échanger sur le cadre macroéconomique avec un accent particulier sur les finances publiques, surtout la mobilisation des recettes fiscales. Selon elle, la mission a travaillé avec l’ensemble des services techniques concernés.

« Ce nouveau programme FEC s’inscrit dans la suite logique de celui achevé en décembre 2018. Il est en ligne avec le cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable 2019-2023. Il s’agira d’accroitre les recettes fiscales, de maitriser les dépenses et d’en assurer l’efficacité surtout en matière d’investissement public, de consolider davantage la gestion des finances publiques et de renforcer la gouvernance », a affirmé madame le ministre chargé du budget.

Pour sa part, la chef de mission du FMI, Boriana YONTECHEVA, ajoutera que ce nouveau programme sera soutenu par la FEC du FMI pour un montant d’environ 200 millions de dollars, sous réserve de l’approbation par la Direction et le conseil d’administration du FMI.

Madame Boriana YONTCHEVA a affirmé que le déficit budgétaire de l’État devrait respecter le critère de convergence de l’UEMOA de 3 % du PIB en 2019. À cet effet, ajoute-t-elle, certains des objectifs du programme sont de maitriser les dépenses et de renforcer la mobilisation des recettes par la poursuite des réformes de l’administration fiscale.

Elle a déclaré que les autorités maliennes ont commencé à mettre en œuvre des mesures correctives pour remédier à la forte détérioration des recettes fiscales enregistrées en 2018. ‘’Ces efforts de modernisation de l’administration fiscale devront également s’accompagner de mesures d’amélioration de la taxation du secteur minier, du prélèvement de recettes sur les produits pétroliers, de la propriété foncière, d’une rationalisation des exonérations fiscales (dont celles accordées au secteur minier) et d’une accélération de la numérisation des procédures d’acquittement de l’impôt’’, a affirmé Boriana YONTCHEVA.

Pour elle, en mettant en œuvre ces politiques, le Mali sera en mesure de créer de l’espace budgétaire pour un meilleur redéploiement de l’État dans les régions du Centre et du nord et à accroitre l’investissement dans les secteurs sociaux de base et les infrastructures.

La responsable du FMI a reconnu que les autorités maliennes s’engagent à reformer le secteur de l’énergie afin de permettre un retour à l’équilibre financier de la société publique d’électricité à moyen terme tout en garantissant un meilleur approvisionnement des populations en électricité.

« D’une manière générale, ce programme aidera le gouvernement à renforcer les fondements d’une croissance forte et inclusive qui favorisera la réduction de la pauvreté », a expliqué Boriana YONTCHEVA.

Aux dires de la responsable du FMI, les résultats des premiers mois de mise en œuvre de ce programme sont positifs. Elle a apprécié les efforts des autorités maliennes tout en encourageant les reformes visant à renforcer la gouvernance et l’efficacité du secteur public et à améliorer le climat des affaires, notamment en améliorant davantage la gestion des finances publiques et en assurant un meilleur suivi des problèmes de gouvernance rapportés par les organes de vérification et de contrôle.

Mme YONTECHEVA a aussi appelé à la poursuite de la réforme de la loi contre la corruption et l’enrichissement illicite afin d’élargir le champ des fonctionnaires soumis à l’obligation de déclaration de patrimoine.

PAR MODIBO KONE




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