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mardi 20 avril 2021
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Nouvelle attaque terroriste contre les FAMA: deux morts et un blessé à Acharade

À Tombouctou, dans les environs d’Acharade, une nouvelle attaque terroriste a visé un convoi de l’armée malienne, faisant, selon des sources sécuritaires, deux morts et au moins un blessé parmi les éléments des forces de sécurité. Le renfort dépêché sur les lieux s’est lancé aux trousses des assaillants qui sont présentement activement recherchés par les forces de sécurité.

Selon des sources sécuritaires, c’est ce samedi 23 avril, dans l’après-midi, plus exactement aux environs de 15 et 16 heures, qu’un convoi militaire est tombé dans une embuscade, aux environs d’Acharade, dans la région de Tombouctou. Le bilan, selon les mêmes sources, est triste : on dénombre deux victimes parmi les Fama et au moins un blessé. En fait, indique-t-on de sources sécuritaires, sans autres précisions, ni détails sur les circonstances de l’attaque, le convoi militaire en question effectuait une mission de l’armée, consistant à escorter, compte tenu de la situation sécuritaire préoccupante de la zone, l’entreprise SATOM, réalisant des routes bitumées et les goudrons.
Selon toujours les mêmes sources, c’est tout juste au voisinage de la localité d’Acharade, à quelques distances seulement de Tombouctou, que des hommes, lourdement armés, ont surgi des broussailles, en tendant une embuscade meurtrière à cette patrouille des forces armées qui effectuait dans la zone une mission de surveillance. Les assaillants, dont le nombre reste pour l’instant un mystère, connu par leur accoutrement et les cris d’Allah Akbar proférés, à la suite de leur forfait criminel, sont facilement identifiable, comme des terroristes, opérant dans la zone, et qui multiplient, ces derniers temps, des assauts meurtriers contre les positions de l’armée, même si aucune revendication formelle n’avait été faite.
Des renforts de l’armée, venus de Tombouctou, se sont alors lancés aux trousses de ces groupes criminels qui ont un mode opératoire bien connu : une fois leur forfait consommé, ils se dispersent en bande de petits groupes pour regagner, le plus souvent, par infiltration, les populations des localités avoisinantes. Ayant rapidement quadrillé les lieux, les éléments des forces de sécurité, dépêchés sur place, ont semble-t-il, bouclé la zone, mettant dos au mur les assaillants qui ne mettront pas du temps, selon de nombreuses sources, à être démasqués.
Au même moment, constate-t-on, que des efforts importants sont déployés, s’agissant des acteurs, signataires de l’accord de paix, pour concrétiser le processus de paix, notamment par le démarrage du programme de cantonnement sur divers sites ciblés, la situation sécuritaire, elle, se dégrade considérablement dans de nombreuses localités du pays, tant au nord qu’au centre. De ce fait, dans le même intervalle de temps, comme pour faire capoter le processus de paix, les forces de défense et de sécurité, tout comme l’armée française et la Minusma, ont continué d’être les cibles principales d’attentats perpétrés par des groupes terroristes. Il est donc clair que face à la recrudescence de la violence terroriste, la Minusma peine toujours à mobiliser suffisamment de moyens pour accomplir les tâches qui lui ont été confiées, les difficiles conditions de sécurité l’obligeant très souvent à escorter des convois.
Et pour ne rien faciliter, les groupes terroristes, eux, accentuent les raids meurtriers, n’épargnant même pas les communautés, y compris les populations civiles, les fonctionnaires et les acteurs internationaux, dans de nombreuses localités du pays. D’où la nécessité pour les forces de sécurité du pays d’accentuer leur surveillance dans les zones à risque. Compte tenu de l’extrême sensibilité de la situation et du mode opératoire, utilisé par les groupes terroristes, il est également stratégique, pour les populations concernées, d’accepter de jouer leur partition, en collaborant efficacement et discrètement avec les forces de sécurité, en vue de prévenir toutes les menaces, liées à n’importe quelle source d’infiltration terroriste au sein des populations locales.

par Sékouba Samaké




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