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vendredi 18 août 2017
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Novembre: le retour des bailleurs de fonds

En ce début novembre, les préoccupations de la Nation et de la communauté internationale qui l’accompagne sont beaucoup plus sécuritaires. En effet, tandis que les pays de la région compatissent et marquent leur solidarité envers le Niger voisin pour la mort de 9 de ses soldats dans un attentat terroriste, avant de réaffirmer leur détermination commune à ne faire aucune concession au terrorisme et à la barbarie, deux soldats maliens sont tués dans une attaque terroriste de leur position à Almoustrate dans le cercle de Bourem. Bourem où un Kamikaze se fera sauter dans une école quelques jours plus tard dans un attentat suicide sans faire de victime.

Enfin c’est dans la même zone qu’un véhicule d’escorte du ministre du Développement rural, le Dr Bocari Tréta, a sauté sur une mine faisant deux morts et neuf blessés dont 4 graves parmi les éléments d’escorte militaire.

Face au regain de la violence meurtrière dans les cercles de Bourem et de Douentza, l’ONU appelle à la retenue.

De son coté, l’Etat malien lance une vaste campagne de sensibilisation autour du document de synthèse de la médiation algérienne afin de restituer le processus des pourparlers, d’expliquer ses positions et de recueillir les attentes des institutions de la République, leaders communautaires, chefs traditionnels et coutumiers, autorités religieuses, représentants des organisations de la société civile, associations de femmes et de jeunes, et de la presse nationale.

Bien au fait des tenants et aboutissements du document de synthèse largement ventilé, l’Opposition démocratique malienne (URD, CNAS, PARENA, FARE et PIDS) rejette en bloc ledit document intitulé «Éléments pour un accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali ». C’est dans ce climat de rejet, outre de l’Opposition, d’une bonne partie de l’opinion malienne, que s’ouvre le 20 novembre dernier le 4ème round des pourparlers inter maliens d’Alger en présence de représentants du gouvernement, des six mouvements rebelles – Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) et Mouvement arabe de l’Azawad (dissident) -, ainsi que des pays et organisations faisant partie de la médiation : l’Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria. L’ONU, l’UA, l’OCI, l’UE et la CEDEAO y prennent également part.

Mais ce mois de novembre sera par dessus tout le mois d’Ebola. A peine remis des conjectures, suite à la visite de solidarité du Président IBK dans les pays les plus touchés par le virus Ebola (Guinée et Libéria), au moment même où la quarantaine s’achève pour  108 personnes qui ont été en contact avec le premier malade d’Ebola, que deux cas de décès liés à la maladie à virus Ebola sont signalés à la Clinique Pasteur de Bamako. Il s’agit d’un ressortissant guinéen et du médecin qui l’a soigné.

Depuis, c’est l’engrenage sur fond de panique et de mise à l’indexe. En quelques jours seulement, notre pays, jusqu’ici épargné, a enregistré quatre cas confirmés de la maladie à virus Ebola, dont 3 décès et au moins 256 personnes ayant eu un contact avec les malades sont mis en observation pour contrôle sanitaire. Il faut agir, et agir vite. Le gouvernement «instruit la généralisation immédiate» des tests Ebola au niveau de tous les postes de contrôle des voyageurs à destination de Bamako.

La Chine, toujours aux cotés de notre peuple, répond présente. Son ambassade décaisse 5 millions de yuans (près de 840.000 USD) sous forme de don composé de : 17.000 pièces de combinaison de protection, 17.000 pièces de bavette, 17.000 paires de gants en latex à usage unique, 17.000 paires de couvre-chaussures, 17.000 paires de lunettes de protection, 200 pièces de pulvérisateurs, 200 pièces de thermomètres à infrarouge, 500 détecteurs de température du corps et 3.000 pièces de sacs mortuaires.

La France socialiste n’est pas en reste. Le « Camarade Hollande » dépêche sa Secrétaire d’Etat chargée du développement et de la Francophonie, Annick Girardin, pour «s’enquérir de la situation de la maladie à virus Ebola», apporter «le soutien et l’expertise de la France au Mali» et «recueillir ses besoins en matière de renforcement de la prévention et de la prise en charge de la maladie».

En attendant l’aide promise par la France, le Président revêt sa combinaison anti-Ebola pour aller voir de visu le centre d’isolement et de traitement de la maladie à virus Ebola à Bamako et le poste de contrôle de Kourémalé à la frontière avec la Guinée, où il donnera des instructions fermes et déclarera la guerre sans merci à la maladie.

L’opposition qui estime que c’est le médecin après la mort, demande au Président de fermer au moins pour un mois la frontière commune avec la Guinée voisine, d’où ont transité tous les cas enregistrés au Mali (URD) et estime qu’il s’agit ni plus ni moins que d’un complot contre la santé publique, demande d’ouvrir une enquête pour situer les responsabilités criminelles pour l’introduction d’Ebola dans notre pays, « y compris la clinique Pasteur et ses responsables, impliquées dans l’imbroglio ayant abouti à la mise en danger de la vie de toute une Nation et de l’économie nationale » (CNAS).

En attendant ces enquêtes, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un centre d’isolement à Kouremalé et annoncé également que, «aucun laxisme ne sera toléré sur l’ensemble de la chaîne, surtout de la part des personnels de santé» et que des «visites inopinées seront entreprises par des membres du gouvernement sur la base de la carte de prévention mise en place par le ministre de la Santé». Entre temps, le médecin Diomandé, contaminé par le virus Ebola à la clinique Pasteur, porte à cinq le nombre total des personnes mortes du virus Ebola au Mali. Le nombre de personnes- contacts comptabilisé par les services de santé atteint 338. Face à la situation préoccupante de notre pays, l’OMS dépêche sa Directrice générale à Bamako en vue de procéder, avec les autorités, à une analyse conjointe de la situation, des besoins et des modalités la mise en oeuvre du plan national de riposte.

Le Chef du gouvernement est sur le terrain, à Kourémalé, une semaine après la visite du Président IBK.  A son initiative, le Mali et la Guinée qui partagent une frontière longue de 858 km, ont pris des mesures pour une gestion transfrontalière commune de l’épidémie, notamment pour ce qui est «du renforcement du dispositif de surveillance épidémiologique aux points d’entrée et de sortie et de l’identification des cas suspects et contacts et leur prise en charge (interdiction de déplacement à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, de transfert des cadavres, de transfert de malades)».

Tous les efforts déployés par les autorités sanitaires, avec l’appui de l’OMS et d’autres partenaires, sont couronnés de succès, à la fin novembre, avec la guérison d’un premier cas de malade atteint du virus Ebola dans un centre spécialisé à Bamako. Une première dont notre pays peut être fier.

Le Mali de ce mois de novembre peut aussi s’enorgueillir de la qualification de son équipe nationale.  En effet, les Aigles en difficulté, ont arraché leur ticket pour Malabo en battant l’Algérie par 2 buts à zéro devant des supporters reconnaissants de Bamako.

Le gouvernement peut aussi se féliciter de cet appui formidable de la France : quatre financements d’un montant total de 110,3 millions d’euros (72,3 milliards de FCFA) composé comme suit : une convention de conversion de dette monétaire de 64,8 millions d’euros (42,5 milliards de FCFA) décaissables à hauteur de 10,8 millions d’euros (7,1 milliards de FCFA) par an sur la période 2014-2019, un prêt budgétaire concessionnel de 40 millions d’euros (26,2 milliards de FCFA), une subvention d’appui budgétaire de 4 millions d’euros (2,6 milliards de FCFA) et une subvention d’appui à l’assainissement du secteur de la microfinance de 1,5 million d’euros (984 millions de FCFA).

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, dans la même foulée, la Banque Mondiale annonce son retour avec un financement de 63 millions de dollars composé d’un crédit de 36 millions de dollars et d’un don équivalant à 27 millions de dollars destinés à la première opération de soutien à la reprise économique et à la réforme de la gouvernance.

In fine, il faut retenir, l’affaire ayant opposé le juge et le député de Ouéléssébougou. Suite à une altercation avec le juge de Ouéléssébougou, Amadou Boucar Touré, le député du RPM, Bourama Tidiane Traoré, a été arrêté pour « flagrant délit » et écroué plus tard à la Prison centrale de Bamako. L’Assemblée nationale qui a déploré la détention du député, a demandé à travers une motion constitutionnelle sa libération immédiate ainsi que la suspension de la poursuite contre lui.

Mali : 10 conventions annulées avec des sociétés pétrolières

Le gouvernement a décidé d’annuler une dizaine de conventions de concessions et de partage de production liant le pays à des sociétés de recherche pétrolière, accusées de non-respect des obligations contractuelles.

Pour le ministère, «cette annulation contribue à assainir le cadastre pétrolier. Ainsi, les blocs annulés reviendront à l’Etat et pourront faire l’objet d’autres attributions à des sociétés ayant les capacités financières requises».

Ces annulations concernent dix blocs repartis sur les bassins de recherche de Taoudéni et Gao (nord du Mali) et de Nara (ouest, région de Koulikoro) et concernent les sociétés Petro Plus Angola Ltd, Simba Energy Inc, New Catalyst Capital Investments, Moh Oil, Corvus Resources Managements Ltd, Mali Petroleum SA, Oranto Petroleum Ltd et Afex Global Limited).

Samedi 1er Novembre 2014 : Les pays sahélo-sahariens solidaires du Niger

Les pays de la région sahélo- saharienne ont condamné fermement les attaques terroristes meurtrières perpétrées le 27 octobre dans la région de Tillabéry (ouest), qui ont coûté la vie à 9 éléments de sécurité. Ils ont assuré de leur solidarité et présenté leurs condoléances au gouvernement et au peuple nigérien, avant de réaffirmer leur détermination commune à ne faire aucune concession au terrorisme et à la barbarie.

Dimanche 2 Novembre : deux soldats maliens tués à Almoustrat

Une position tenue par les Forces armées maliennes (FAMA) à Almoustrate, dans le cercle de Bourem, dans le nord du Mali, a été la cible d’une attaque par engin explosif posé par des individus non encore identifiés, occasionnant deux morts et quatre blessés par nos soldats.

Le gouvernement «condamne fermement cet acte terroriste et lâche», qu’il juge «contraire aux engagements pris par les responsables des groupes armés dans l’accord de cessez-le-feu de mai et la déclaration de cessation des hostilités signée en juillet à Alger».

Dimanche 2 novembre 2014: IBK en Guinée et au Liberia

Le Président IBK a effectué ce week-end une visite en Guinée et au Liberia, deux des trois pays d’Afrique de l’Ouest les plus touchés par l’épidémie de fièvre à virus Ebola, pour témoigner de sa solidarité.

A Conakry, le Président IBK a déploré que l’Afrique soit « absente» au moment où «le monde entier vient au chevet de la Guinée», affirmant qu’il voulait «témoigner de la solidarité totale et entière du peuple du Mali à l’endroit du peuple frère de Guinée, qui lutte avec détermination contre le virus Ebola».

A Monrovia, le Président IBK a tenu à féliciter le gouvernement du Liberia pour le travail accompli qui, a-t-il dit, «a permis d’enrayer la progression de la maladie».

Lundi 3 novembre 2014 : 108 personnes sous surveillance Ebola au Mali

Le gouvernement a annoncé lundi que 108 personnes qui ont contacté le premier malade de l’épidémie d’Ebola au Mali restent sous surveillance à Bamako et Kayes.

Une réunion interministérielle s’est tenue au lendemain d’une « visite historique de solidarité du chef de l’État en Guinée et au Liberia et au moment où l’Organisation mondiale de la santé annonçait que le Mali ne comptait plus de cas de fièvre Ebola».

Mardi 4 novembre 2014 : la MINUSMA lance un appel à la retenue

Suite aux affrontements du week-end dernier qui ont fait plusieurs morts dans le nord et le centre du pays la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (MINUSMA) appelle l’armée malienne et les groupes armés à la retenue.

L’un des affrontements a fait un mort et une vingtaine d’arrestations (côté groupe armé) dans la localité de Boulkessi, cercle de Douentza dans le Gourma, et l’autre, deux morts et quatre blessés parmi les militaires maliens à Almoustrate, dans la région de Gao (nord).

Samedi 8 novembre 2014 : La Chine offre encore des matériels anti-Ebola au Mali

L’ambassade de Chine au Mali a remis un don de matériels de lutte contre la maladie à virus Ebola, d’une valeur de 5 millions de yuans (près de 840.000 USD).

Le don est composé de 17.000 pièces de combinaison de protection, 17.000 pièces de bavette, 17.000 paires gants en latex à usage unique, 17.000 paires de couvre chaussures, 17.000 paires de lunettes de protection, 200 pièces de pulvérisateur, 200 pièces de thermomètres à infrarouge, 5 détecteurs de température du corps et 3.000 pièces de sacs mortuaires.

Samedi 8 novembre 2014 : Les moines de Shaolin offrent des cadeaux au Président IBK

Le président IBK a assisté à Bamako à une démonstration des moines du temple chinois de Shaolin lors de laquelle ils lui ont offert des cadeaux composés d’un livre de leur trésor et d’un tableau dédié à la culture de la paix et à la non violence. Ce tableau est une réplique d’une stèle qui se trouve dans leur temple en Chine et qui exprime l’union et la tolérance entre les régions et l’harmonie dans la société, a-t-on appris lors de la démonstration.

Vendredi 14 novembre 2014 : la situation humanitaire reste fragile au Mali

Trois agences humanitaires des Nations Unies ont rappelé que la situation humanitaire au Mali restait fragile et qu’il fallait continuer à soutenir les opérations humanitaires pour ne pas mettre en danger les perspectives de paix et de stabilité du pays.

C’était lors d’une conférence de presse organisée par le Directeur des opérations du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), John Ging au siège des Nations Unies à New York, aux côtés du Directeur des secours du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Afshan Khan, et son homologue au Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), Mabingue Ngom. Les trois responsables avaient effectué une visite de trois jours au Mali en fin octobre.

Samedi 15 novembre 2014 : 25 milliards de FCFA pour réhabiliter 2 barrages hydroélectriques

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) vient d’accorder un prêt de 25 milliards de FCFA au Mali pour la réhabilitation de deux barrages hydroélectriques. Il s’agit pour la BOAD d’»apporter une réponse à l’état de dégradation avancée que connaissent les deux aménagements hydroélectriques de Sélingué et de Sotuba», a déclaré M. Adovelande.

Les documents de l’accord de prêt ont été signés à Bamako par la ministre de l’Economie et des Finances, Bouaré Fily Sissoko, et le président de la BOAD, Christian Adovelande.

Samedi 15 novembre 2014 : 4 cas d’Ebola confirmés et 3 décès en quatre jours

Le Mali a enregistré depuis mardi 12 novembre quatre cas confirmés de la maladie à virus Ebola, dont 3 décès. Selon le ministère de la Santé, sur six cas, quatre ont été testés positifs au laboratoire, et tous sont «liés au vieux patient décédé à la clinique privée. Sur les quatre cas positifs, trois sont décédés et un en traitement par des services spécialisés. Ce dernier est un médecin de la clinique de Bamako.

Au moins 256 personnes ayant contact avec les malades sont mises en observation pour contrôle sanitaire.

Samedi 15 novembre 2014 : lancement de la campagne d’information sur le document de synthèse des négociations de paix

Le gouvernement a démarré cette semaine une campagne d’information à l’endroit des populations sur un document de synthèse proposé par le médiateur, à l’issue de la suspension du processus de négociation de paix d’Alger.

L’exercice «permet également au gouvernement, dans un souci de transparence, d’expliquer la position des autorités sur les différentes thématiques abordées au cours des pourparlers d’Alger».

Les représentants des institutions de la République, les leaders communautaires, les chefs traditionnels et coutumiers, les autorités religieuses, les représentants des organisations de la société civile, des associations de femmes et de jeunes, les représentants de la presse nationale et internationale, ont pris part à ces rencontres.

Samedi 15 novembre 2014 : la France appuie le Mali dans sa lutte contre Ebola

Le Président IBK a reçu la Secrétaire d’Etat chargée du développement et de la Francophonie de la France, Annick Girardin, venue au Mali pour «s’enquérir de la situation de la maladie à virus Ebola».

Annick Girardin vient apporter «le soutien et l’expertise de la France au Mali» et «recueillir ses besoins en matière de renforcement de la prévention et de la prise en charge de la maladie».

Déjà, deux experts français sont présents au Mali pour participer au programme de lutte contre la maladie, mis en place par les autorités sanitaires du pays. Quatre autres experts français sont attendus au Mali dans les prochaines 24 heures, indique le texte.

Dimanche 16 novembre 2014 : Mara impose la «généralisation des tests» à tous les postes de contrôle de Bamako

Le Premier ministre Moussa Mara a «instruit la généralisation immédiate» des tests Ebola au niveau de tous les postes de contrôle des voyageurs de Bamako.

Cette instruction a été donnée à l’issue d’une visite de plusieurs postes de contrôle à Bamako pour évaluer le dispositif de prévention et de prise en charge. Elle est consécutive à la découverte de nouveaux cas de fièvre à virus Ebola en début de la semaine dans la capitale, dont le premier venait de Guinée.

Lundi 17 novembre 2014 : La France octroie plus 72 milliards au Mali

La France a octroyé au Mali quatre financements d’un montant total de 110,3 millions d’euros (72,3 milliards de FCFA).

Les quatre financements concernent une convention de conversion de dette monétaire de 64,8 millions d’euros (42,5 milliards de FCFA) décaissables à hauteur de 10,8 millions d’euros (7,1 milliards de FCFA) par an sur la période 2014-2019, un prêt budgétaire concessionnel de 40 millions d’euros (26,2 milliards de FCFA), une subvention d’appui budgétaire de 4 millions d’euros (2,6 milliards de FCFA) et une subvention d’appui à l’assainissement du secteur de la microfinance de 1,5 million d’euros (984 millions de FCFA).

Lundi 17 novembre 2014 : IBK à kourémalé

Le Président IBK, en visite au poste de contrôle de Kourémalé, à la frontière avec la Guinée, a exigé aux agents de santé et de sécurité de ne laisser passer aucun passager sans contrôle.

L’objectif de cette visite du Président IBK était de sensibiliser ses compatriotes afin qu’ils observent les mesures d’hygiène et de prévention contre la maladie à virus Ebola.

Lundi 17 novembre 2014 : Ouverture d’une enquête dans l’affaire Ebola

Le procureur de la république, Mahamadou Bandjougou Diawara de la Commune IV,  a annoncé, lors d’un point de presse, l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de situer les responsabilités suite à l’introduction de la maladie à virus Ebola au Mali depuis la Guinée : «Il y a des faits susceptibles de constituer des infractions. Des infractions contre les personnes et il y a aussi des infractions contre la sécurité intérieure», a-t-il déclaré.

Lundi 17 novembre 2014 : IBK inspecte le centre d’isolement anti-Ebola

Le président IBK a visité le centre d’isolement et de traitement de la maladie à virus Ebola à Bamako et s’est déclaré satisfait du travail qui y est mené : «j’ai vu un travail sérieux et fabuleux mené par une équipe responsable, engagée et très fidèle au serment d’Hippocrate».

Cette équipe composée «d’hommes et de femmes de différentes nationalités, sous la conduite du Pr. Samba Sow, est en train de livrer un combat (…) pour l’humanité», parce que «cette question (la maladie à virus Ebola) est devenue universelle», a-t-il ajouté. Selon IBK, cette visite «renforce sa conviction et son optimisme que Ebola sera vaincu au Mali Inch’Allah»

Mardi 18 novembre 2014 : la CNAS Faso Here demande l’ouverture d’une enquête internationale

Lors d’une conférence de presse, la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè), parti politique dirigé par l’ancien Premier ministre Soumana Sako, a réclamé une enquête internationale indépendante dirigée par l’OMS. Le parti demande de traquer les commanditaires et les bénéficiaires de ce qui a tout l’air d’un complot contre la santé publique.

La CNAS-Faso Hèrè «exige qu’une suite judiciaire appropriée soit donnée aux résultats de l’enquête ordonnée par le Président de la République à l’encontre de toutes personnes physiques ou morales, y compris la clinique Pasteur et ses responsables, impliquées dans l’imbroglio ayant abouti à la mise en danger de la vie de toute une Nation et de l’économie nationale».

Mardi 18 novembre 2014 : vers des opérations coup de poing à la frontière

Dans le cadre des mesures préventives contre la maladie à virus Ebola au Mali, un centre d’isolement va être installé à Kouremalé.

Cette mesure a été annoncée à l’issue d’une réunion du Comité interministériel de gestion des épidémies axé sur la fièvre Ebola, présidée par le Premier ministre, Moussa Mara qui annonce que, «aucun laxisme ne sera toléré sur l’ensemble de la chaîne surtout de la part des personnels de santé» et que des «visites inopinées seront entreprises par des membres du gouvernement sur la base de la carte de prévention mise en place par le ministre de la Santé».

Mercredi 19 novembre 2014 : Soumi préconise la fermeture de la frontière

Le président de l’URD, Soumaïla Cissé a suggéré au gouvernement de fermer la frontière guinéenne à Kouremalé pendant au moins un mois au cours d’une conférence de presse. Soumi donne trois raisons : tous les malades «sont venus de la Guinée», la Guinée est l’un des pays les plus touchés et il y a un contrôle largement insuffisant à la frontière.

Mercredi 19 novembre 2014 : enfin les Aigles obtiennent leur ticket pour Malabo

Le Mali s’est qualifié pour la phase finale de la CAN-2015 de Malabo en battant l’Algérie par 2-0 dans la dernière journée des éliminatoires.

Au finish, c’est donc les Fennecs d’Algérie (15 points) et les Aigles du Mali (9 points) qui vont représenter le groupe à la phase finale de la CAN-2015, qui aura lieu en Guinée Equatoriale du 17 janvier au 8 février.

Mercredi 19 novembre 2014 : l’Opposition dit Non au plan algérien

Avant le troisième round de la deuxième phase du processus de négociation, l’Union pour la République et la Démocratie (URD), principal parti d’opposition, a totalement rejeté le document de synthèse des négociations de paix d’Alger («Éléments pour un accord de paix et de réconciliation»). LA Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè), parti dirigé par l’ancien Premier ministre Soumana Sako, en compagnie de deux autres formations politiques (FARE et PIDS), «a rejeté sans réserve le document de synthèse mis sur la table des pourparlers d’Alger».

Mardi 18 November 2014: Word Bank is back

La Banque mondiale a repris sa coopération avec le Mali en lui accordant un financement de 63 millions de dollars. Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement à l’appui des politiques de développement en faveur du Mali, composé d’un crédit de 36 millions de dollars et d’un don équivalant à 27 millions de dollars destinés à la première opération de soutien à la reprise économique et à la réforme de la gouvernance.

Ce financement qui sera décaissé en une seule tranche fait partie d’un programme prévoyant une série de deux opérations et il «cherche à renforcer la responsabilité et la transparence de l’Exécutif et à améliorer l’efficacité des dépenses publiques».

Le don de la Banque mondiale «appuiera les efforts entrepris par les autorités en se focalisant sur un certain nombre de mesures qui visent à conforter l’autonomie juridique et les capacités de la section des comptes de la Cour suprême et à effectuer des audits des principales administrations locales»

Jeudi 20 novembre 2014 : décès du médecin de Pasteur

Le médecin Diomandé, contaminé par le virus Ebola à la clinique Pasteur de Bamako, est décédé. Ce décès porte à cinq le nombre total des personnes mortes du virus Ebola au Mali. Le nombre de personnes- contacts comptabilisé par les services de santé est de 338, parmi lesquelles 303 sont suivies avec deux contrôles de leur température par jour.

Jeudi 20 novembre 2014 : début du 3ème round des pourparlers d’Alger

Le 3ème round des pourparlers inter maliens d’Alger a commencé à Alger en présence de représentants du gouvernement, des six mouvements rebelles, ainsi que des pays et organisation faisant partie de la médiation.

Il s’agit du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident).

Pour les pays et organisations internationales ou régionales, l’Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Nigeria, l’ONU, l’UA, l’OCI, l’UE et la CEDEAO y prennent part.

Vendredi 21 novembre 2014 : attentat suicide à Bourem

Un kamikaze trouve la mort en se faisant exploser dans l’enceinte d’une Ecole située entre le marché et le siège de l’usine de phosphate à Bourem, sans faire de victime, ni de dégâts matériels. L’explosion s’était produite.

Samedi 22 novembre 2014 : Le Niger ouvrira une ambassade au Mali

A l’occasion d’une visite de travail de 24 heures du Président IBK à Niamey, le Niger a annoncé l’ouverture d’une ambassade à Bamako, au Mali, «dans les mois à venir». Les deux chefs d’Etat ont convenu de promouvoir la coopération et le partenariat entre les forces de sécurité dans la zone frontalière entre le Niger et le Mali.

Samedi 22 novembre 2014 : visite au Mali de a directrice générale de l’OMS

La directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, est à Bamako à la tête d’une forte délégation, sur l’invitation du Président IBK. La délégation de l’OMS qui a séjourné jusqu’au 25 novembre, a procédé avec les autorités à une analyse conjointe de la situation, des besoins et des modalités de renforcement coordonnés et urgents de la communauté internationale à la mise en oeuvre du plan national de riposte.

Dimanche 23 novembre 2014 : Mara à Kourémalé

Une semaine après le Président IBK, le PM Moussa Mara a fait le déplacement de Kourémalé pour inspecter le dispositif de contrôle visant à prévenir la fièvre à virus Ebola à la frontière entre le Mali et la Guinée. Pour le PM, «le dispositif (à Kourémalé) est jugé fiable et il fonctionne en permanence. Cependant, «juste en face, côté guinéen, toute la mesure de l’épreuve ne semble pas être adoptée. Des décisions sont donc à envisager au niveau bilatéral en renforçant notamment le volet médical de la frontière».

Mardi 25 novembre 2014 : attentat contre le cortège de Tréta

Un véhicule d’escorte du ministre malien du Développement rural, Bocar Tréta, a sauté sur une mine sur la route Gao-Bourem faisant deux morts et neuf blessés dont 4 graves. Après l’explosion, la délégation du ministre est retournée à Gao d’où elle était partie mardi à destination de Bourem pour une mission officielle.

Mardi 25 novembre : arrestation d’un député de la majorité

Suite à une altercation avec le juge de Ouéléssébougou, Amadou Boucar Touré, le député du RPM Dramane Traoré a été arrêté pour flagrant délit et écroué plus tard à la Prison centrale de Bamako.

L’altercation entre le juge et le député fait suite à un litige foncier. Selon le juge, le député «est venu pour l’interpeller au sujet d’un dossier foncier».

«Je lui ai fait savoir qu’il ne peut pas m’interpeller, qu’il peut interpeller mon ministre (de la Justice) à l’Assemblée nationale par le biais d’une question orale ou écrite, mais pas un juge», a-t-il précisé.

Le magistrat a affirmé que le député l’a alors traité d’» arriviste, de malhonnête, tout en (lui) donnant un coup».

L’Assemblée nationale a déploré la détention du député et demandé à travers une motion constitutionnelle sa libération immédiate ainsi que la suspension de la poursuite contre l’intéressé.

Mercredi 26 novembre 2014 : résultats prometteurs pour le vaccin expérimental américain (NIH)

Le vaccin candidat, co-développé par l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) des NIH et GlaxoSmithKline (GSK), a fait l’objet d’un essai clinique au Centre clinique des NIH à Bethesda, dans le Maryland. Le vaccin expérimental contre le virus Ebola a été bien toléré et a produit des réponses du système immunitaire chez 20 adultes en bonne santé qui ont reçu un essai clinique de phase un, selon les Instituts américains de la santé (NIH).

Samedi 29 novembre 2014 : guérison d’un malade d’Ebola

Une personne atteinte du virus Ebola a été guérie à la suite des traitements dans un centre spécialisé à Bamako. L’intéressé a subi des traitements au centre spécialisé à la suite desquels l’arrêt des signes de la maladie a été constaté. Par la suite, «un contrôle de prélèvement de sang qui a été effectué le 25 novembre s’est révélé négatif. Le 27 novembre, un second test s’est également révélé négatif.

Depuis le début de l’épidémie, c’est la première fois qu’une personne guérit de la maladie à virus Ebola au Mali qui a déjà enregistré six décès, dont un Guinéen cité comme probablement atteint.

Samedi 29 novembre 2014 : gestion transfrontalière de l’épidémie Ebola

Le Mali et la Guinée, qui partagent une frontière longue de 858 km, ont pris des mesures pour une gestion transfrontalière commune de l’épidémie de la maladie à virus Ebola. Lors d’une rencontre de leurs ministres de la Santé à Kourémalé qui ont décidé «du renforcement du dispositif de surveillance épidémiologique aux points d’entrée et de sortie et de l’identification des cas suspects et contacts et leur prise en charge (interdiction de déplacement à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, de transfert des cadavres, de transfert de malade)».

Rassemblés par La Rédaction




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