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jeudi 19 avril 2018
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Nul égarement, simple constance

La Quotidien des sans voix revient avec la même volonté, le même engagement et la même détermination. Celle qui a fait son identité depuis maintenant 20 ans.
Pour les hommes et les femmes qui animent ce journal, c’est un challenge, un défi constant et sans cesse renouvelé d’honorer ce contrat moral qu’ils ont souscrit le 5 janvier 1998 avec leurs lecteurs dont la confiance et la fidélité n’ont jamais été ébranlées. Pour cet engagement, Info-Matin s’y est dédié : donner la bonne et la vraie information, même si elle ne plaît pas et même si elle dérange ; dire et relever la vérité même si elle irrite et qu’elle comporte des risques.
Être avec et du côté des plus faibles, des exclus et de toutes les victimes, tel est et restera notre credo. Quitte à susciter l’ire des Princes du jour et provoquer transe et hystérie chez les abonnés de la Cour et du Palais. Dénoncer crûment et vertement les errements, abus, tous les abus et les injustices, toutes les injustices ; pointer du doigt les tares et les insuffisances du système… Ne rien taire du mensonge et des combines, des compromissions et des trahisons, des clientélismes et allégeances fort rétribuées, tel a été durant 20 ans, demeure et restera notre combat de patriotes et d’intellectuels maliens, de journalistes tout court.
Qu’on ne s’y trompe pas. Qu’on ne s’y méprenne surtout point, par confusion de genre. L’ère n’est et ne sera en aucun cas aux errements ou égarement en ce qui concerne le Quotidien des sans Voix. Info-Matin est et restera fidèle à son engagement et à sa ligne rédactionnelle : la même voix sur la même voie. Celle qui dit NON quand il le faut, celle qui REFUSE d’être douce et caressante quand la misère et les scandales prennent le pas sur l’éthique et la probité. Qu’à Dieu ne plaise !
À ceux qui pensent de bonne foi et à tous ceux qui caressent le funeste espoir secret que le Quotidien des sans voix, comme l’ensemble des remparts de la démocratie et de la République, s’est affaissé, aplati et s’est laissé emporter ou embarquer dans le conformisme, nous répondons, à Info-Matin, que nous avons eu et nous avons toujours le sentiment, parfois amer, de prêcher dans le désert et de naviguer à contre-courant.
Par ces temps troubles, comme le dirait le poète, qui écoute qui ? Qui ne suspecte pas qui ? Opiner sur les affaires publiques et demander des comptes au serviteur de l’État, au nom du peuple ne sont et peuvent être un crime de lèse régime, surtout point une trahison de quoi que ce soit et de qui ce soit.
Il faut commencer à s’habituer désormais à cela dans nos colonnes.

Par Sidi DAO




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