Search
vendredi 18 août 2017
  • :
  • :

Objectifs du millénaire pour le développement: une nouvelle échéance post 2015 se dessine

A quelques  jours de la date butoir pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) (2015) et la nécessité avérée d’aller au-delà de 2015, il s’avère que les dirigeants du monde vont prendre un nouveau rendez-vous pour convenir de nouvelles échéances. Ainsi, il est prévu deux grandes rencontres internationales : la première,  en septembre 2015 et la seconde, en décembre 2015.

Au fait, lors de  l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre 2015, les chefs d’Etats et de gouvernements décideront des nouveaux paquets d’objectifs post-2015 devant déterminer comment le monde entend combattre la pauvreté lors des 15 prochaines années.

Par ailleurs, un autre grand sommet, prévu pour décembre 2015, sur le changement climatique, réunira les leaders gouvernementaux pour  fixer les nouveaux objectifs d’action climatique.

Dans ce cadre, la société civile malienne a soulevé des préoccupations, relatives à  l’eau, l’assainissement,  l’hygiène, la sécurité alimentaire, la nutrition, le changement climatique, la pauvreté, l’inégalité et exclusion sociales qu’elle voudrait voir inclues dans le post-2015. En effet, ces préoccupations s’articulent autour des volets que sont : Le secteur de l’approvisionnement en eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Ces secteurs, pour elle, doivent occuper une place différente de celle qui lui a été attribuée dans le cadre existant, où l’eau et l’assainissement ont simplement été inclus dans la thématique.

Les responsables de la société civile malienne soutiennent ne pas  comprendre, qu’en 2014, environs 5 millions de Maliens n’ont toujours pas accès à l’eau potable ; 1 500 villages ne disposent pas de point d’adduction de l’eau potable ; et 10 millions de la population malienne n’ont pas accès à des toilettes adéquates et décentes.

En dépit de cette triste de situation, l’Etat malien n’accorde même pas 2% de son budget au secteur eau, hygiène et assainissement. Et pourtant, un secteur vital à la survie et au développement d’un pays.

L’eau étant source de vie, la société civile malienne estime qu’il est inacceptable que dans certains quartiers périphériques de Bamako, l’on voit des bidons d’eau alignés à perte de vue à la recherche d’eau, destinée à la revente à des coûts exorbitants  à des populations vulnérables.

Dans les villages, des filles et des garçons passent des heures entières  à la corvée d’eau au détriment des heures de cours, à la recherche de quelques litres d’eau pour des besoins vitaux de la famille. Quelle triste réalité ?

Autre triste réalité, ce sont les montagnes d’ordures des caniveaux à ciel ouvert, et des eaux usées stagnantes dans les rues et parfois finissant leurs parcours dans le fleuve Niger.

Par ailleurs, il est constant de voir des charrettes d’ordures, cherchant désespérément une destination finale, pour déverser leurs charges.

Ce qui déplorable, c’est l’indifférence des autorités locales, régionales et nationales.

Et pourtant, dans les différents Rapports de la direction nationale de l’hydraulique (DNH), il y ressort que le montant mobilisé, entre 2004-2012, dans le cadre de la mise en œuvre du plan national  d’accès à l’eau potable (PNAEP 2004-2015), est de 237,1 milliards de FCFA sur lesquels, 172 milliards de FCFA ont été exécutés, (soit 43,1% du montant total du programme, estimé à 400 milliards de FCFA).

Sur la même période 2004-2012, l’on note certaines réalisations, dont 7786 nouveaux équivalents points d’eau modernes (EPEM) sur une prévision de 11 000 EPEM, (soit 71% du programme2004-2015); 3078 anciens EPEM réhabilités, sur une prévision de 8 500 EPEM, (soit 36,2% du programme2004-2015).

De même, 77,8% des villages et sites disposent d’au moins un point moderne fonctionnel.

Le nombre de village et de sites dépourvus de point d’eau potable a été réduit de 2226 à l’issue de l’inventaire de 2003 à 1494, au 31 décembre 2012.

De 2004 à 2012, le taux d’accès à l’eau en milieu rural a passé de 62,5% à 73,6%. Cependant, 377 centres ruraux sur un total de 970 sont sans adductions sommaires d’eau potable et 89 centres semi-urbains sur  199 le sont également.

Concernant l’année 2014, le budget prévisionnel-CDMT est de 34 milliards de FCFA avec un gap de financement à rechercher de l’ordre de 11,4 milliards de FCFA.

Pour la mise à jour de sa programmation, révisée en décembre 2012, on enregistre 1 190 nouveaux EPEM et 261 points d’eaux modernes à réhabiliter.

Les documents de la DNH précisent que le montant total acquis du CDMT 2013 après adoption de la Loi des finances 2013 est de 23,6 milliards de FCFA.

A cela, s’ajoute le volume des financements des autres acteurs, difficiles à cerner, car n’ayant pas fait l’objet d’une estimation officielle.

Par Salimata DIOUARA

 

 




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *