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mardi 16 juillet 2019
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Observation de la présidentielle de 2018: le POCIM présente son rapport définitif

Le Pool d’observation citoyenne du Mali (POCIM) a organisé, le mardi 12 mars 2019, à l’hôtel Maeva Palace, une conférence de presse pour présenter son rapport définitif sur l’élection présidentielle de 2018.

La conférence était animée par Ibrahim SANGHO, chef de mission du POCIM en présence des responsables des structures nationales et internationales intervenant dans l’organisation des élections au Mali.

Il ressort de la présentation du rapport du POCIM que le processus électoral de 2018 s’est caractérisé par : la faiblesse de l’implication des Organisations de la société civile malienne ; le retard dans la promulgation de la Loi électorale, (3 mois avant l’élection présidentielle) ; la faible vulgarisation de la Loi électorale auprès des populations dont la très grande majorité est non-alphabétisée en français ; le grand écart constaté entre le taux de distribution des cartes d’électeurs (75% soit 6 073 181, à la date du 10 août 2018) et le taux de participation des citoyens (34,42% au second tour du 12 août 2018, soit 2 753 698 électeurs); la persistance du défi sécuritaire au Centre et au Nord du pays ; la présence des forces armées et de sécurité qui a permis de maintenir un environnement serein et de confiance en plusieurs endroits.

Au regard des observations effectuées dans les bureaux de vote couverts lors des deux tours de la Présidentielle et de tous les constats faits en amont et en aval du processus électoral de 2018, la Mission du POCIM a formulé quelques recommandations au gouvernement et à la Cour constitutionnelle.

Il s’agit de créer un cadre propice à l’exercice pacifique ; d’intégrer dans le dispositif légal des élections au Mali, l’exigence de la publication en ligne des résultats du scrutin par bureau de vote dans un souci de transparence.

Toujours par souci de transparence, le POCIM recommande au gouvernement d’inscrire dans les textes électoraux la présence systématique des observateurs indépendants à toutes les étapes du processus électoral, y compris les phases de centralisation locale et nationale des votes ; de favoriser l’usage biométrique de la liste électorale dans les bureaux de vote par l’équipement de ceux-ci de terminaux électroniques de contrôle des électeurs a l’accès au vote.

Dans la même dynamique, il est recommandé de favoriser la diligence dans la centralisation et la proclamation des résultats provisoires afin d’éviter tout risque de suspicion; et de mettre en place un organe indépendant et unique de gestion des élections au Mali dans un souci de cohérence et d’efficacité technique et financière…

A la Cour constitutionnelle, le POCIM recommande la création d’un cadre de communication avec tous les acteurs du jeu politique et électoral en vue de susciter leur compréhension des missions et pouvoirs de la Cour.

Aussi, invite-t-il, la Cour constitutionnelle à communiquer avec les partis politiques et les candidats sur les règles et subtilités du contentieux électoral afin de permettre l’exercice judicieux de leur droit à un recours.

De même, dans son rapport final, le POCIM invite la société civile à se mobiliser et participer davantage aux différents scrutins du processus électoral.

Rappelons que le POCIM a déployé, lors des deux tours de l’élection présidentielle des 29 juillet et 12 août 2018, 84 Observateurs à long terme (OLT) et 1 980 à court terme (OCT) sur toute l’étendue du territoire national.

Quant au suivi des consultations régionales, il a déployé 2 observateurs par région et 3 dans le district de Bamako. Ces Observateurs ont bénéficié de la coordination d’un Comité central technique comprenant 5 Superviseurs.

PAR MODIBO KONE

 




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