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mardi 23 janvier 2018
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Offre de soin à travers des données informatiques: le plaidoyer de l’alliance ASP-PSM

L’Hôtel Radisson abrite depuis hier les travaux de l’atelier national sur l’information des centres de santé de premier niveau par le dossier médical protégé (Projet Data Santé Mali). Organisé par l’Alliance du secteur privé pour la promotion de la santé au Mali et l’ONG Santé Sud, la rencontre vise à faire un plaidoyer auprès du ministère de la Santé pour l’accompagnement et le suivi de la santé maternelle et infantile.

L’atelier auquel participe une trentaine de participants était présidé par le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’hygiène publique, Dr Salif Samaké.
Il constitue l’aboutissement dans l’accompagnement que le groupe de la Banque mondiale apporte au gouvernement en matière d’amélioration du climat des affaires dans le secteur de la santé et de la gouvernance du système dans son ensemble. Ce d’autant que les données venant des structures privées sont nécessaires pour donner une vue globale à la situation sanitaire du pays et servent de levier pour un plaidoyer efficace dans le domaine de la santé.
En démontrant le fait que très peu de pays dans la sous région arrivent à démontrer l’apport important du secteur privé dans l’offre de soin de santé, le représentant du groupe de la Banque mondiale, Dr Aboubacar Sidiki Walbani, a insisté sur la nécessité de tisser un lien entre le système national d’information sanitaire et celui de l’information nationale du pays tout en rappelant le rôle capital que le secteur privé doit jouer, en tant que partenaire du dispositif santé au Mali, dans la remontée des données.
Se basant sur le fait que les moyens encore embryonnaires du système informatique de nos pays ainsi que la difficulté de faire parvenir les chiffres exacts en santé, il se dit convaincu que l’Alliance du secteur privé de la santé impulsera la synergie d’action recherchée entre le secteur public et le secteur privé en vue d’assurer une offre de soin de qualité aux populations à travers des données en temps réels.
En faisant un bref survol du système de santé malien qui a profondément évolué depuis le milieu des années 1980, sous l’effet conjugué de la libération de l’exercice privé des prestations sanitaire et la mise en œuvre de l’initiative de Bamako contribuant à la création du secteur privé commercial, le président de l’Alliance a rappelé qu’un atelier sur le partenariat public-privé tenu à Sélingué en 2014 a recommandé l’organisation du secteur privé aux fins que les partenaires puissent avoir un seul et unique interlocuteur avec l’Etat en vue d’atteindre les objectifs de développement durable.
C’est ainsi qu’une quinzaine de composantes se sont mises ensemble pour mettre en place l’Alliance du secteur privé pour la promotion de la santé au Mali (Projet Data santé Mali) avec l’accompagnement de l’ONG Santé Sud qui s’est illustrée dans certains domaines tels que : les réseaux de prise en charge des maladies chroniques, les recherches opérationnelles, l’encadrement des thèses des étudiants en médecine et les stages ruraux des étudiants en fin de cycle.
Cependant, au constat de cette pratique professionnelle des médecins et leurs équipes, il s’est révélé que ces derniers sont confrontés à la gestion de la prise en charge du suivi mais aussi au remplissage et à l’exploitation des multiples supports pour alimenter le système d’information sanitaire.
D’où la mise en place d’un projet pilote dénommé «Programme d’informatisation mobile et connecté en 3G du système d’information sanitaire au service de la santé reproductive et du planning familial dans les centres de santé médicalisés en milieu rural au Mali ».
Selon Dr Karamoko Nimaga, cet outil a été co-construit avec les professionnels de la santé à partir de leurs besoins et des différents supports qu’ils utilisent.
A en croire le président de l’Alliance, ce dossier médical partagé, dématérialisé facilite la coordination pluri professionnelle.
Il contribue, a-t-il précisé, à l’amélioration de la qualité des prestations en simplifiant la gestion administrative des nombreux documents du centre ainsi que la continuité, la globalité et l’intégration des soins de santé.
Voilà pourquoi au cours de leurs travaux d’hier, les participants ont eu droit à une présentation plus détaillée de ce logiciel, des résultats obtenus avant qu’ils ne soient invités à réfléchir sur l’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le système d’information sanitaire, l’interphase avec le système d’information sanitaire du pays (DHIS2), l’implication du secteur privé dans l’alimentation du DHIS2 et enfin le financement du prototype de consensus et son passage à l’échelle.

Par Mohamed D. DIAWARA




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