Search
mercredi 25 mai 2022
  • :
  • :

ONG Accountability-Lab: les cinq fonctionnaires les plus intègres identifiés

Dans quelques jours, l’ONG Accountability-Lab. procèdera à la désignation du fonctionnaire le plus intègre au Mali. La liste des cinq nominés cette finale a été dévoilée à la presse, hier mercredi, au Bureau du Mali, à Magnabougou. C’était à la faveur d’une conférence de presse que le staff du bureau d’Accounability Lab du Mali a animé.

Ladite conférence était animée par Cheick DEMBELE, Directeur pays par intérim en présence de Mme Gnama KONE, Présidente du Conseil d’administration du Accountability-Lab, et de Souleymane BOIRE, Directeur résident de ladite ONG.
Ces cinq finalistes ont été découverts, à travers le pays, suite à une enquête bien fouillées par les services de Accountability. Ils ont été dévoilés à travers une projection vidéo dans laquelle les profils de chacun d’eux ont été présentés aux journalistes.
Selon le patron d’Accountability Lab au Mali, Souleymane BOIRE, la vidéo fera l’objet de large diffusion sur les chaines de télé, radio, réseaux sociaux, dans les jours à venir permettant aux populations maliennes de choisir leurs candidats, à l’issue de vote par Sms, sur les mêmes réseaux sociaux. Il expliquera que les cinq finalistes ont été nominés par les populations elles-mêmes.
Les cinq finalistes sont : Famakan CISSE, juge au tribunal de première instance de Bla, Yaya KONATE, contrôleur divisionnaire à la maison d’arrêt de Kita, Mme Fatoumata KONE, conseillère pédagogique chargée de la scolarisation des filles au centre d’animation pédagogique de Bougouni, Mahamadou Lamina DIARRA, conseiller pédagogique en anglais, chargé des manuels scolaires et des bibliothèques à Koulikoro, et Mme Maimouna SAGARA, infirmière à Kalaban-Coro ADEKENE.
En somme, ils sont deux femmes et trois hommes, cette année, à tirer leur épingle du jeu parmi les 2 578 nominés sur toute l’étendue du territoire national.
Signalons qu’en plus des nominations de leurs communautés respectives, plus de 1000 volontaires ont sillonné les coins et recoins du pays pour dénicher ces fonctionnaires rares. Ainsi, selon les explications de Cheick DEMBELE, sur les 2 578 nominations, un tri de 30 personnes a été fait par les organisations de la société civile, partenaires d’Accounability Lab Mali, dont le Réseau des journalistes d’investigation.
« D’abord, ils ont été choisis par les populations elles-mêmes, des villes et localités du Mali, bref, partout où il y a un service de l’État, où les usagers s’y rendent pour résoudre leurs problèmes administratifs. Ensuite, les OSC rentrent dans la danse pour choisir les gens qui répondent aux critères soumis. Et le comité des experts intervient pour trier les meilleurs parmi ceux retenus par les OSC. C’est pour rassurer et dire qu’il y a une transparence totale, car rarement notre structure elle-même intervient », a déclaré Moussa Kondo.
Il n’a pas manqué de rappeler les objectifs de cette campagne de récompense des fonctionnaires intègres du Mali. C’est parce qu’il y a, dit-il, une mauvaise gouvernance qui entraine la corruption qui est à la base de beaucoup de problèmes que nous vivons aujourd’hui.
« On veut qu’il y ait un changement de mentalité chez nous, c’est la jeune génération, qui est appelée à diriger le pays dans le futur. Le choix de cette compétition participe à créer une émulation chez d’autres fonctionnaires », a-t-il souligné, avant de rappeler que les événements qui ont provoqué la chute du régime IBK sont la conséquence palpable de la corruption et le non-respect des valeurs de l’intégrité que tout citoyen doit avoir pour servir son pays.
Quant à Mme Gnama KONE, elle a salué cette idée novatrice d’Accounability Lab Mali de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, sans répression, mais en montrant de bons exemples d’intégrité, d’honnêteté dans les services, qui sont ponctuels dans les services, qui servent l’État en toute transparence.
« Pour réussir la lutte contre la corruption, et surtout gagner le pari du nouveau Mali, il faut qu’on travaille sur la mentalité des Maliens et non à mettre le maximum d’argents à la disposition des gens », a-t-elle conclu.

PAR CHRISTELLE KONE




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *