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dimanche 23 juillet 2017
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ONU-Mali : soutien unanime et constant

Au terme de la mission qu’il conduite au Mali en tant que chef de la délégation du Conseil de sécurité de l’Onu en visite au Mali, Gérard Arnaud a animé le 3 février 2014 une conférence de presse à siège de la Minusma pour faire le point des échanges avec  les autorités.

Selon le diplomate français Gérard Araud, la première leçon tirée des différentes rencontres avec les autorités maliennes et les représentants des groupes armés, c’est la volonté d’aller de l’avant, la volonté de négocier pour résoudre cette crise. La deuxième leçon, c’est un sentiment d’urgence de résoudre cette crise le plus rapidement possible.  Car, un retard dans la résolution de la crise, dit-il, peut entrainer un risque de radicalisation des groupes armés.

«Nous repartons de Bamako, impressionnés de la dignité du peuple malien et de la vitalité des institutions ; le Mali a des institutions légitimes, constitutionnelles et légales. C’est à ces institutions de gérer le processus de réconciliation et nous sommes rassurés car, nous avons noté de part et d’autre qu’il y a une vraie volonté de parvenir à une vraie réconciliation qui permettra la réunification du Mali», a affirmé le chef de la délégation, Gérard Araud. Avant d’ajouter que le plus important, c’est que toutes les parties sont d’accord pour négocier.

Selon le diplomate français Gérard Araud, tous les groupes armés se replacent dans le cadre de la souveraineté et de l’unité du Mali avant d’assurer que rassure que les négociations pour l’accord final se feront à Bamako. «Le sort du Mali sera réglé à Bamako ».

Quid du désarmement des groupes armés ? Selon le Chef de la mission de l’ONU, il est obligatoire : «Il ne peut pas exister avec des groupes armés. C’est une évidence. L’accord de Ouagadougou est cohérent sur la question ».

Depuis cette visite, où en est-on avec le dossier Mali à l’ONU. Voici le point :

16 janvier 2014 :

Le Conseil de sécurité s’est réuni en séance publique puis en consultations privées pour examiner la situation au Mali en présence du Représentant spécial du Secrétaire général dans le pays et Chef de la MINUSMA, M. Albert Koenders.

Lors de cette séance, M. Koenders a fait état d’une amélioration générale au Mali avec le retour à l’ordre constitutionnel. Les élections législatives s’étaient déroulées sans incidents et le président Keïta avait renforcé la lutte contre la corruption et l’impunité, la stabilité et le relèvement économique, le respect des droits de l’Homme et la bonne gouvernance. Le Mali devait saisir cette opportunité et renforcer ces acquis pour combattre les causes profondes de la crise dans le pays. Les pourparlers inclusifs de réconciliation nationale devaient démarrer sans tarder. Il fallait aussi accélérer la Réforme du Secteur de la Sécurité ainsi que le processus de cantonnement des groupes armés non terroristes et de DDR, ce qui requérait une attention accrue du Conseil de sécurité. Malgré les efforts des forces de défense maliennes et de la MINUSMA, les conditions de sécurité dans le nord restaient fragiles. M. Koenders a condamné la recrudescence des attentats terroristes qui avaient causé la mort de civils et de soldats des forces armées maliennes et de la MINUSMA. Avec l’aide de la communauté internationale, il fallait restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire. Enfin, si des progrès avaient été réalisés sur le plan humanitaire, les besoins restaient considérables.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant permanent de la France s’est félicité de la tenue réussie des élections législatives qui était une réalisation majeure. Le dialogue politique de réconciliation devait maintenant s’engager sans délai. Il fallait pousser les autorités maliennes à aller de l’avant. Enfin, le représentant permanent a déploré les retards de déploiement de la MINUSMA au Nord-Mali. Il s’agissait d’une question prioritaire.

23 janvier 2014 :

Le Conseil de sécurité a adopté une déclaration présidentielle sur la situation au Mali.

26 février 2014 :

Les Représentants permanents de la France et du Tchad ont présenté le compte-rendu de la visite du Conseil de sécurité au Mali.

Le Représentant permanent de la France a rappelé que le Conseil de sécurité avait rencontré le président Ibrahim Boubacar Keita, le Premier Ministre Oumar Tatam Ly et plusieurs membres de son gouvernement. Le Conseil avait en outre rencontré les groupes armés ainsi que les autorités locales et des représentants de la société civile. Lors des entretiens, le Conseil a d’abord souligné que toute solution durable pour le Nord-Mali devrait être trouvée par les Maliens eux-mêmes, appuyés par la communauté internationale. Les groupes armés devaient être désarmés dans le cadre d’un processus politique négocié, conformément aux engagements pris dans l’accord de Ouagadougou. Si le Conseil avait perçu le manque de confiance entre le gouvernement et les groupes armés, il s’était néanmoins félicité de la feuille de route pour une sortie de crise arrêtée par le gouvernement, et de l’adoption par les deux parties il y a quelques jours d’une méthode pour le cantonnement. Les parties devaient maintenant s’engager de manière sincère et sans délai sur cette voie. Le Conseil a par ailleurs souligné que la sécurisation durable du Nord-Mali impliquait nécessairement une solution politique globale. Il était urgent que la MINUSMA se déploie rapidement et pleinement au Nord, en particulier dans le contexte de la décrue de Serval. Les représentants de la société civile malienne avaient quant à eux insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de paix durable au Mali sans développement.

23 avril 2014

Un an après l’adoption de la résolution 2100 (2013) qui mettait en place la MINUSMA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali), le Conseil de sécurité s’est réuni le 23 avril 2014 pour faire un point sur la situation au Mali.

Le représentant spécial du Secrétaire général au Mali et chef de la MINUSMA, M. Bert Koenders, a déploré le manque de progrès pour lancer une négociation inclusive en vue d’une paix durable au Nord-Mali. Il a appelé les autorités maliennes et les groupes armés signataires de l’accord de Ouagadougou à engager des discussions formelles à cette fin. Le ministre des Affaires étrangères malien, M. Abdoulaye Diop, a salué l’appui essentiel de la communauté internationale dans la résolution de cette crise.

Lors des consultations à huis clos qui ont suivi, le représentant permanent de la France a regretté que les négociations pour la paix ne semblent plus progresser au Mali. Il a réitéré son soutien à M. Koenders dans ses efforts pour la stabilisation du pays.

A l’issue de ces consultations, une déclaration à la presse préparée par la France a été adoptée à l’unanimité.

20 mai 2014

Les membres du Conseil de sécurité se sont réunis autour de M. Bert Koenders, Représentant spécial du Secrétaire général au Mali et chef de la MINUSMA, et de M. Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la coopération internationale, pour une réunion d’urgence sur le Mali après les violences meurtrières commises à l’occasion de la visite du Premier ministre malien à Kidal le 17 mai et ayant fait de nombreux morts, dont des militaires et des fonctionnaires maliens.

Le Représentant permanent de la France s’est dit très préoccupé par ces violences qui constituaient des violations graves de la résolution 2100 et de l’accord de Ouagadougou. Le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire n’était pas négociable et la voie politique, à travers un dialogue politique inclusif, était la seule solution possible pour déboucher sur un accord de paix global et définitif. Il fallait tout faire pour encourager le gouvernement malien et les groupes armés de s’engager dans des négociations afin d’éviter le risque de guerre.

A la suite de cette réunion, à l’initiative de la France, une déclaration à la presse a été adoptée.

Le Représentant de la France s’est également exprimé devant la presse.

28 mai 2014

Les membres du Conseil de sécurité se sont réunis pour entendre par visioconférence M. Bert Koenders, Représentant spécial du Secrétaire général au Mali et chef de la MINUSMA, pour une réunion d’urgence sur la situation au Mali.

Le Représentant de la France a salué l’accord de cessez-le-feu signé entre le gouvernement malien et les groupes armés. Les parties devaient le mettre en œuvre sincèrement et intégralement. L’urgence était de faire retomber la pression au Mali. Les groupes armés, en particulier le MNLA, devaient faire de la restitution du gouvernorat de Kidal une priorité. Du côté des autorités maliennes, l’annonce du lancement de négociations de paix à une échéance précise était indispensable. Le Représentant de la France a par ailleurs rappelé que toute solution durable devait s’inscrire dans le cadre fixé par le Conseil de sécurité et l’accord de Ouagadougou, et que la communauté internationale soutenait pleinement les efforts du Représentant spécial, de la MINUSMA, des pays voisins du Mali et des organisations africaines pour ramener une paix et une stabilité durables dans le pays. Le sommet de la CEDEAO du 30 mai fournirait une occasion précieuse pour relancer le processus politique. Enfin, le renouvellement prochain du mandat de la MINUSMA serait l’occasion de rappeler le caractère central d’une solution politique.

A la suite de cette réunion, une déclaration à la presse a été adoptée par le Conseil de sécurité.

18 juin 2014

Un an jour pour jour après la signature de l’accord préliminaire de Ouagadougou sur le Mali, le Conseil de sécurité a entendu le dernier rapport du Secrétaire-général le 18 juin 2014 sur la situation politique et sécuritaire au Mali et sur le mandat de la MINUSMA (Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali).

  1. Hervé Ladsous, Sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, a rappelé les violences qui se sont déroulées dans le nord du pays, notamment les attaques du 17 mai et l’attentat suicide du 11 juin. M. Ladsous a détaillé les recommandations du Secrétaire-général concernant le mandat de la MINUSMA : le renforcement du rôle de soutien aux négociations politiques, un déploiement accru de la MINUSMA au nord du Mali –notamment hors des principales villes- et un soutien au cantonnement militaire et au processus électoral.

Le ministre des Affaires étrangères malien s’est montré favorable aux recommandations du rapport du Secrétaire-général. Il a rappelé l’engagement du gouvernement pour l’avancement du processus politique.

Lors des consultations privées qui ont suivi, le représentant permanent de la France a indiqué que, face aux récents événements, il était urgent que la MINUSMA soit pleinement déployée, en particulier dans le nord. Il a encouragé le lancement rapide d’un processus politique sur la base de l’accord de Ouagadougou.

Rassemblés par la Rédaction

 




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