Opération curage de caniveaux: le grand désordre en commune II

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Au lieu de contribuer à réduire le risque d’inondation dans le District de Bamako, l’opération de curage de caniveaux dans le District de Bamako, financée par l’AGEROUTE, semble produire, surtout en Commune II, plus de désagréments que de confort qu’elle devait apporter aux populations. Constat !

Dans le cadre de l’opération de curage de caniveaux en Commune II du District de Bamako, l’AGEROUTE a signé un contrat avec une entreprise de la place pour effectuer ce travail. Son objectif est de réduire ou du moins éviter les risques d’inondations dans les quartiers du District de Bamako, en cette période de saison des pluies.
Lancé, il y a plusieurs jours, le curage concerne toutes les communes du District de Bamako. Mais contrairement à d’autres localités, le cas de la Commune II, où nous avons fait le constat, ne se déroule pas comme convenu.
En effet, dans un rapport, en date du 3 août 2016, le directeur des Services l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances de la CII, M. DIAKITE, dénonce la manière dont l’opération de curage est menée dans sa commune et va jusqu’à interpeller les autorités communales et les responsables de l’AGEROUTE qui ont commandité cette opération. A ce rapport, il joint des images des déblais et autres déchets occasionnés par l’opération qui n’ont pas été enlevés.
S’il reconnaît que l’activité est nécessaire et salutaire parce qu’elle permet d’éviter tout risque d’inondation, cependant, il a désapprouvé la manière avec laquelle l’entreprise privée exécute ce contrat en Commune II.
A son avis, au rythme où vont les choses, l’opération risque de produire les effets contraires, prévient M. DIAKITE. En effet, au lieu de servir, elle est en train de créer d’autres désagréments.
«Ces travaux de curage de caniveaux en Commune II, si on ne prend pas garde, risquent de causer plus de mal que de bien», soutient-il dans son rapport avant de confirmer que depuis le lancement des travaux, aucun déblai n’a été enlevé ou évacué par l’entreprise en charge de l’opération.
Par conséquent, les rues sont devenues plus insalubres et les différentes pluies ont ramené les déblais à leur lieu initial ; sans compter que certaines familles en profitent pour y déverser leurs ordures ménagères. Ce qui, a-t-il ajouté, contribue à créer des dépôts anarchiques.
Au regard de toutes ces conséquences sur l’assainissement de la ville de Bamako, M. DIAKITE invite les autorités communales à prendre des dispositions afin que des solutions idoines soient mises en œuvre dans un meilleur délai pour un cadre de vie plus confortable des populations.
En tout cas, dans des quartiers de la Commune II comme Médina-coura, Bagadadji, et Niaréla, des déblais et autres déchets étaient perceptibles sur des voies publiques. Or, il est clair que dans la mise en œuvre du contrat, l’entreprise en charge de la mission doit curer les caniveaux devait enlever les déblais et mettre les dalles déplacées à leur place initiale, dans les 48 heures qui suivent l’acte. Chose qui n’a pas été faite.
Excédés, des habitants appellent les autorités à plus de responsabilité face à de tels désordres et dérives sur des voies publiques et qui dégradent le cadre de vie des populations.
Aussi, estiment-ils, que la situation ne fait pas bonne presse pour les autorités du pays qui sont engagées dans une opération d’embellissement de la ville de Bamako, à travers l’opération de libération du domaine public.
Selon Mamadou TRAORE, habitant de Médina Coura, ce qui se passe avec ces travaux de curage de caniveaux est excessif.
Pour lui, ils n’ont plus l’accès facile à leurs propres maisons à cause des déblais qui encombrent les passages.
« Nos dalles ont été déplacées. L’accès à nos familles est devenu difficile depuis le lancement de cette opération. Aussi, les fossés sont grandement ouvertes avec tout le risque que des enfants y tombent», a déploré M. TRAORE.

Par Sikou BAH

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