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samedi 8 mai 2021
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Opération mains propres: pourquoi faut-il s’enrôler

‘’L’hygiène des mains pour tous’’ qui s’inscrit dans le cadre de ‘’l’initiative Hygiène des mains pour tous’’ lancée par l’OMS et l’UNICEF, en août 2020, c’est le thème de l’édition 2020 de la Journée mondiale du lavage des mains au savon célébrée aujourd’hui dans plus de 80 pays à travers le monde, dont le nôtre.

Acteur de premier ordre, au plan national, dans le secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement, WaterAid s’est associée à cette célébration par l’organisation d’une conférence de presse, hier, dans un hôtel de la place, en marge d’une série d’activités qu’elle entend mener avec ses partenaires, dans les jours à venir. Le Directeur des programmes de plaidoyer de WaterAid, Alassane MAIGA ; le Président de la Coalition nationale de la campagne internationale pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement (CN-CIEPHA), Dounantié DAO ; le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Sory BOUARE ; et, le représentant de l’UNICEF, Ismaël MAIGA, en étaient les animateurs.
M. BOUARE a révélé que la prévention est un élément essentiel dans les programmes de son organisation. Les mains étant un élément essentiel dans la transmission de diverses formes de maladie, l’hygiène des mains rentre donc dans l’ordre normal de choses, a-t-il fait la déduction. Puis, après le rappel que notre pays est passé de 16 à 52% de taux d’observance de la pratique du lavage des mains au savon et de souligner son caractère efficace, capital, et moins cher, il n’en demeure pas moins qu’il relève le gap existant entre les milieux urbain et rural en la matière.
Le représentant de l’UNICEF fait appel à une anecdote qui renvoie au Pr Mamadou DEMBELE, il y a 30 ans : pour une santé satisfaisante dans une communauté, il faut trois éléments : l’eau potable, le savon, le balaie. Le triptyque, eau potable, hygiène, assainissement, pour la santé, n’est pas au-dessus des moyens des communautés encourage-t-il. Avant de faire état du concept assainissement total piloté par la communauté que son organisation promeut.
Pour M. MAIGA, l’importance du thème de cette édition repose sur le fait qu’il renvoie à une actualité sanitaire qu’est la maladie à Coronavirus contre laquelle il n’y a ni médicament ni vaccin.
Le Directeur des programmes de plaidoyer de WaterAid, Alassane MAIGA a rappelé que la célébration d’une journée n’a de sens que si elle sert de moment privilégié à la réflexion pour aller de l’avant et dans le cas d’espèce, amener tout le monde à se laver les mains au savon. Aussi, sensibilise-t-il, la pratique du lavage des mains au savon ne devrait pas être liée à la maladie à virus Ebola ou à la maladie à Coronavirus, mais elle doit s’inscrire dans nos habitudes.
Mais, Alassane MAIGA établit le lien étroit entre lavage des mains et bonne qualité de l’eau et disponibilité d’eau potable. À cet égard, il rappelle le taux d’accès à l’eau potable dans notre pays qui est d’environ 68%. Ce qui représente un handicap. Dans la même veine, le Directeur des programmes de plaidoyer relève un double défi : le manque d’équipements et d’installations ; les comportements des individus qui jugent superfétatoire la pratique du lavage des mains. Aussi, plaide-t-il pour l’inscription dans les politiques publiques de la dimension eau potable pour un accès universel.
Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Dounantié DAO a détaillé que 68% de taux d’accès à l’eau potable, c’est 1/3, soit 6 millions de Maliens. Ce qui représente un handicap dès le départ. Comment faire pour que ces 6 millions de Maliens pour avoir accès à l’eau potable, telle est le défi à relever, interpelle M. DAO les pouvoirs publics.
Il faut souligner que cette année, la célébration de la Journée mondiale de lavage des mains au savon intervient dans un contexte particulier marqué par la pandémie du Coronavirus. Ainsi, la célébration de cette journée vise à mettre l’accent sur l’importance de la pratique du lavage des mains avec de l’eau et du savon pour la prévention des infections. Le jeu en vaut la chandelle puisque des études ont mis en évidence qu’au cours des 20 dernières années, le lavage des mains au savon contribue à la réduction de l’incidence des maladies diarrhéiques de plus de 45% ; de 25 à 50% le risque de contracter une maladie respiratoire ou intestinale. Aussi, le lavage des mains au savon réduit-il la charge microbienne de plus de 90% ; d’où toute son importance dans la prévention des maladies infectieuses telles que le COVID-19, les infections de la peau, certaines infections bactériennes, virales et parasitaires, la maladie à virus Ebola.
En somme, renforcer la sensibilisation auprès des populations pour l’adoption durable de la pratique du lavage des mains au savon, parce que c’est un geste simple, efficace et économique pour prévenir les maladies et sauver des vies, telle est l’enjeu pour la journée d’aujourd’hui et pour chaque jour.

PAR BERTIN DAKOUO




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