Opérationnalisation et suivi du CREDD 2016-2018: le plan d’action et le cadre de performance finalisés

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Le ministère de l’Économie et des finances, à travers la CSLP (Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, organise, depuis hier lundi, à l’hôtel Al Farouk de Bamako, l’atelier national sur l’opérationnalisation et le suivi du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2016-2018) : plan d’actions, cadre de mesures de la performance, dispositifs de suivi-évaluation.

Placée sous le haut patronage du secrétaire général du ministère de l’Économie et des finances, Mme SIDIBE Zamilatou CISSE, la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de 3 jours s’est déroulée en présence du chef de file des PTF, Cécile Tassin PRLZER, chef de coopération, 1re conseillère à la Délégation de l’Union européenne. On y notait également la présence des représentants des départements ministériels, des organisations de la société civile, du secteur privé et des collectivités territoriales.
Pour la présidente de séance, le présent atelier vise un triple objectif, à savoir : finaliser le plan d’action prioritaire du CREDD, en sélectionnant les mesures de modernisations institutionnelles et les activités à impact rapide les plus significatives ; finaliser le cadre de mesure de performance qui doit être un tableau de bord permettant d’évaluer les progrès et rectifier le tir si le chemin qu’ils empruntent dévie trop de l’itinéraire qu’ils viennent de tracer ; et réfléchir à la définition d’un système de suivi et de concertation État/PTF le plus efficace possible qui assure la qualité des résultats et la nécessaire recevabilité de toutes les parties.
Aussi, a-t-elle souligné, le gouvernement exprime de fortes attentes sur le nouveau dispositif de suivi du CREDD qui sont à la mesure des légitimes préoccupations des populations bénéficiaires.
Mme SIDIBE a profité de l’occasion pour énoncer quelques orientations et principes directeurs que les participants doivent garder à l’esprit pour « penser » un nouveau dispositif de suivi du CREDD, prenant en compte le processus participatif et inclusif, son orientation axée sur les résultats, la nécessaire articulation avec le processus et le calendrier budgétaire, la cohérence avec les revues sectorielles ainsi que thématiques dans le cadre du Calendrier harmonisé des revues, la synergie avec le cadre de la décentralisation.
De même, soutient-elle, ce dispositif doit être flexible et permettre la production de livrables de qualité qui soient des outils d’aide à la décision.
Par ailleurs, a-t-elle rappelé, le CREDD, issu de la relecture du Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) constitue désormais le document unique de référence servant de stratégie nationale de développement du pays.
Il a été adopté par le Conseil des ministres en session ordinaire du 27 avril 2016.
Ce nouveau document, a souligné Mme SIDIBE, intègre les priorités des programmes antérieurs, notamment le Plan pour la relance durable (PRED 2013-2014), le Programme d’action gouvernemental (PAG 2013-2018), le Programme pour le développement accéléré des régions du Nord (PDARN), les nouveaux défis découlant de l’Accord pour la paix et réconciliation au Mali, aux points de vue développement institutionnel, économique, social et culturel des régions du Nord, etc.
En effet, précise-t-elle, le CREDD est désormais la boussole qui guide la mise en œuvre des politiques publiques.
A son avis, au regard des enjeux et défis qui se profilent à l’horizon, ils partagent tous cette responsabilité de faire vivre le CREDD pour aller dans la bonne direction.
« Faire vivre le CREDD signifie d’abord mettre en œuvre rapidement des mesures de modernisation institutionnelle et des activités à impact rapide pour obtenir des résultats tangibles sur le plan de la sécurité, de la gouvernance, de l’économie, du social et de l’amélioration du bien-être des Maliens. Faire vivre le CREDD signifie ensuite opérer un suivi attentif et minutieux sur la manière dont il est mis en œuvre. Faire vivre le CREDD, signifie enfin qu’il soit au cœur des concertations au niveau technique et politique entre le gouvernement, les PTF et toutes les autres parties prenantes, à savoir la société civile, le secteur privé, les collectivités territoriales », a fait savoir Mme SIDIBE.
Auparavant, la chef de file des PTF s’était réjouie de l’adoption du CREDD, document de référence à moyen terme pour la conception, la mise en œuvre et le suivi des différentes politiques et stratégies de développement tant au niveau national que sectoriel. En effet, dira Cécile Tassin PRLZER, la multiplicité des documents malgré leur pertinence intrinsèque créait une certaine confusion.
Enfin, elle a réitéré l’accompagnement des partenaires techniques et financiers.

Par Sékou CAMARA

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