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lundi 22 octobre 2018
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Organisation et assainissement de la profession: l’ordre des infirmières et infirmiers met de l’ordre

L’Association nationale des infirmiers et infirmières du Mali (ANIIM) a organisé, le samedi 3 mars, à l’Institut national de formation en sciences de la Santé (INFSS), une conférence de presse, focalisée sur la création de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Mali, ses missions et ses avantages.

La conférence était animée par DIALLO Assa DIAKITE, présidente de l’Association nationale des infirmiers et infirmières du Mali ; en présence du secrétaire général de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Mali, Sidi COULIBALY ; du président d’honneur, Lanséni BAGAYOKO ; de Ousmane Sadou MAIGA, infirmier à la retraite et personne ressource…
Le président d’honneur Lanséni BAGAYOKO et Ousmane Sadou MAIGA, tous infirmiers à la retraite, ont profité de cette conférence de presse pour faire l’historique de la profession infirmière dans notre pays et le parcours de combattant qui a abouti à la création récente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Mali.
Le doyen Lanséni BAGAYOKO a exhorté les jeunes infirmiers à bien se former et s’outiller, car ils sont les plus nombreux et passent plus de temps avec les patients.
Pour Ousmane Sadou MAIGA, la création de l’Ordre des infirmières et infirmiers vient à point nommé pour encadrer l’exercice de la profession infirmière avec la prolifération des écoles de santé et des centres de santé. Selon lui, cet Ordre œuvrera pour garantir la qualité des soins donnés aux patients.
«Il faut que la pratique infirmière soit régulée. Il est important de voir de près ce que les infirmiers font car ils sont permanemment en contact avec les patients. La création de l’Ordre permettra d’avoir un œil sur la formation donnée aux infirmiers », a affirmé Ousmane Sadou MAIGA, avant de déclarer que l’inscription au Tableau de l’ordre est obligataire pour exercer la profession.
Quant à la présidente de l’Association nationale des infirmiers et infirmières du Mali, DIALLO Assa DIAKITE, elle a fait savoir que l’Ordre a été créé pour moraliser la profession infirmière au Mali, composée de plusieurs spécialités.
Mme DIALLO est persuadée que la tâche confiée au Conseil national de l’ordre des infirmiers et infirmiers du Mali, mis en place le 23 décembre 2017, n’est pas facile avec des milliers de personnes qui exercent cette profession dans un désordre total.
La présidente de l’ANIM a déploré l’érection en règles des mauvaises pratiques par certains infirmiers. Selon elle, face à ces situations, l’Ordre aura la lourde tâche de mettre de l’ordre.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Mali, Sidi COULIBALY, a affirmé que leur organisation se lancera dans une vaste mission de moralisation du secteur. Ce, d’autant plus que notre pays compte plusieurs centres et écoles de santé qui ne respectent pas les normes.
Pour preuve, M. COULIBALY a informé qu’il existe plus de 200 écoles de santé à Bamako sur lesquelles près de 50% exercent dans l’illégalité.
Il a souligné avec amertume que ce sont les produits de ces écoles qui sont dans les centres de santé et s’occupent des patients.
«L’infirmier est au début et à la fin de la prise en charge des patients dans les hôpitaux et dans les centres de santé. Donc, il faut une régulation du secteur pour améliorer la qualité des soins donnés aux patients. L’Ordre a pour mission de relever ce lourd défi », a affirmé de secrétaire général Sidi COULIBALY.
Pour moraliser le secteur, M. COULIBALY a indiqué que l’Ordre des infirmières et infirmiers du Mali entend prendre des sanctions contre tous ceux qui exercent dans l’illégalité. Des sanctions qui vont de l’avertissement, au blâme, voire l’interdiction temporaire ou la radiation pure et simple.
L’Ordre des infirmiers et infirmières du Mali a pour mission l’organisation et la représentation des personnes physiques et morales exerçant la profession d’infirmière et d’infirmier sur tout le territoire national. Il est chargé de veiller au respect des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l’exercice de la profession d’infirmier ; de veiller au respect, par tous les membres, des devoirs professionnels et des règles édictées par le code de déontologie ; de donner son avis à la demande des pouvoirs publics ou formuler des suggestions à sa propre initiative sur toutes questions relative au secteur sanitaire ; de soumettre au ministre chargé de la Santé toute mesure qui lui parait propre à favoriser le développement sanitaire du pays.

PAR MODIBO KONE




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