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jeudi 22 juin 2017
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Ouéléssébougou: accueil triomphal pour l’honorable Bourama TRAORE

Les populations des 14 communes de Kati 3 ont accueilli avec faste, le dimanche dernier, à Ouéléssébougou, leur élu, le député RPM, Bourama Tidiane TRAORE. Elles lui ont renouvelé leur soutien, tout en exigeant le départ du juge Amadou Bocar TOURE et du CB Dah DIARRA de Ouéléssébougou.

Les 14 communes de Kati 3, relevant du ressort de la justice de paix à compétence étendue de Ouéléssébougou, ont réservé un accueil populaire et triomphal à leur député, l’honorable Bourama Tidiane TRAORE,ce dimanche 14 décembre, dans la capitale du Djitumu,Ouéléssébougou. Elles ont profité de l’occasion pour réitérer leur soutien indéfectible à l’enfant prodige du terroir victime, selon elles, d’une injustice qui l’a conduit en prison pour flagrant délit. A travers les différents intervenants à la tribune de la cérémonie populaire au stade municipal de Ouéléssébougou, les populations ont appelé au départ sans délai du juge Amadou Bocar TOURE et du commandant de brigade Dah DIARRA. Car, selon eux, on peut pas battre et enfermer leur représentant à l’Assemblée nationale impunément.

Après avoir passé plus d’une semaine en prison (entre le camp1 de la gendarmerie et de la Maison d’arrêt centrale de Bamako), le député de Ouéléssébougou (Kati), l’honorable Bourama Tidiane TRAORE, a été accueilli le dimanche dernier à Ouéléssébougou par ses électeurs. Il était accompagné pour la circonstance de 14 de ses collègues députés de la majorité présidentielle et de l’opposition. Il s’agit des honorables: Bocari  KONE (Adema), Issa ZERBO (Adema), Yaya SANGARE (Adema), Issa TOGO (Adema), Amadou DIEPKILE (Adema), Youssouf AYA (Adema), Idrissa SANGARE (APM), Boureima TRAORE (RPM), Mamadou Hawa GASSAMA (URD), Mahamedi  SIDIBE (RPM), Michel KONE (RPM), Moussa  BADIAGA (RPM), Souleymane SOUMANO (RPM), Mamadou DOUMBIA(RPM) et Mohamed TOUNKARA (RPM). La délégation des honorables, avant de se rendre au terrain municipal où plusieurs milliers de personnes l’attendait, est allée rendre une visite de courtoisie au chef du village.

Une mobilisation exceptionnelle

Pour ce premier déplacement public de leur représentant à l’Assemblée nationale, l’honorable Bourama Tidiane TRAORE, après son incarcération, les populations des 14 communes de Kati 3 (Dialakoroba, Sanankoroba, Safébougoula, N’Gouraba, Tièlè, Sanankoro Djitumu, Faraba, Niaganina, Kourouba, Moutougoula, Banguinéda, Ouéléssébougou…) n’ont hésité à faire massivement le déplacement pour lui réserver un accueil populaire et exprimer leur soutien. Elles sont venues massivement des terroirs Djitoumou, Dionkaladougou, Markadougou, Tiakadougou, Diamadougou et de la commune Baguinéda (tous du ressort de la Justice de paix à compétence étendue de Ouéléssébougou). Même les associations des ressortissants de la zone résidents à Bamako n’ont pas resté en marge de l’événement. On pouvait estimé la foule entre 5 à 6000  personnes. Hommes, femmes, jeunes, moins jeunes, leaders d’opinion, leaders de jeunesse, politiques ou non étaient tous mobilisés pour la cause de Banazolé Bourama. Le folklore du terroir était également au rendez-vous. Tout simplement, la fête était belle au village.

La population doute de son juge et réclame son départ

Les différents intervenants ont, au nom de l’ensemble de la population concernée, réclamé le départ dans un bref délai du juge Amadou Bocar TOURE et du commandant de brigade Dah DIARRA de Ouéléssébougou. Ils ont chargé les députés présents à transmettre leur exigence aux plus hautes autorités du pays. Pour eux, il ne s’agit pas de parti politique mais une exigence de la contrée. Une exigence qui ne saurait durer longtemps, sans effet, selon eux. Selon Moussa SAMAKE de M’Pièbougou, la population ne fait plus confiance à ce juge après ce qui s’est passé et l’écart entre sa version des faits et celle de Banazolé Bourama. ‘’Nous ne croyerons plus  au verdict rendu par ce juge…Nous ne voulons pas aussi du CB Dah DIARRA. Nous populations du ressort de la justice de paix à compétence étendue de Ouéléssébougou, dans la majorité, exigeons leur départ de chez nous…’’, a-t-il déclaré sous les ovations du public entièrement acquise à la cause. C’était le même son de cloche chez les autres intervenants notamment Sinaly SAMAKE de N’Korobougou, Djiguibani KONE de Kourouba, Madou DOUMBIA de Tiakadougou Dialakoro, Wodiouma SIDIBE de Dialakoroba, Fousséiny DOUMBIA de Baguinéda, Moussa DOUMBIA de Faraba, Oumar TRAORE de Tièlè, Alou SAMAKE de l’association Djitumu, Minata SAMAKE porte-parole des femmes, entre autres. Ils ont réaffirmé leur soutien sans faille et indéfectible à l’honorable Bourama Tidiane TRAORE. Pour eux, Banazolé Bourama est allé en prison en défendant la cause des sans voix, des pauvres, des opprimés du monde rural… Contrairement à leur meeting du 30 novembre dernier, cette fois-ci, la joie, la délivrance…étaient lisait sur tous les visages. Chacun des intervenants a fait cas des réalisations d’infrastructures (écoles, centre de santé, addition d’eau…) de Banazolé Bourama dans leurs communes respectives. Depuis qu’il a été élu député, Bourama Tidiane TRAORE n’a cessé de se rapprocher davantage des populations en se mettant à leur disposition de jour comme de nuit, selon les intervenants.

Ouéléssébougou n’est pas Yélimané

Le porte-parole des députés accompagnateurs de Bourama Tidiane TRAORE, Souleymane SOUMANO (élu sur la même liste que Banazolé Bourama à Kati) a remercié la population, au nom de l’Assemblée nationale, pour sa mobilisation derrière son élu pendant ces épreuves. Selon lui, l’Assemblée nationale a été plus touchée, plus meurtrie, plus vexée, plus fructueux, plus indignée…par les coups physiques portés sur l’honorable TRAORE, son arrestation et son incarcération, que les populations du ressort de JPCE de Ouéléssébougou. ‘’Plus jamais ça au Mali’’, a déclaré l’honorable SOUMANO.

Pour l’honorable Mamadou Hawa GASSAMA de l’URD, élu à Yélimané, si le juge et le CB ont du respect pour les populations de Ouéléssébougou, ils doivent partir d’eux même sans attendre. Il a raconté une vieille histoire qui l’a opposé à un agent des eaux et forêts qui racketait la population à Yélimané. ‘’C’est moi, Hawa GASSAMA, qui a sauvé l’agent de la vindicte populaire à Yélimané. Je l’est mis dans le coffre de mon véhicule pour l’amener à Kayes et ses bagages lui ont trouvé là-bas’’, a raconté l’honorable GASSAMA, très ovationné. Chez lui à Yélimané on ne touche pas un élu impunément, a-t-il fait savoir, tout en saluant la sagesse des populations du Djitumu.

Le témoignage de l’honorable Bourama Tidaine TRAORE

Auparavant, le député Bourama Tidiane TRAORE, l’enfant  du terroir, a retracé,le film des faits, de A à Z, devant le public pendant plus ¾ d’heure. Bourama Tidiane TRAORE a souligné que ses rapports se sont dégradés avec le juge et le CB suite aux dossiers d’assassinat d’un marchant de bétails et de tentative d’assassinat d’un chef de famille dans la commune de Ouéléssébougu. Il a remercié à l’ensemble des populations de la circonscription électorale de Kati pour leur mobilisation, ses parents et amis, et tous ceux de près ou de loin ont compati à ces moments difficiles à ses collègues députés à l’Assemblée Nationale du Mali qui n’ont ménagé aucun effort pour que la justice triomphe dans cette affaire et à l’endroit du pole d’avocats qui l’ont défendu.

Rappelons que le député RPM, Bourama Tidaine TRAORE élu à Ouéléssébougou (Kati) a été arrêté et placé sous mandat de dépôt pour flagrant délit. Il doit sa libération à la résolution de l’Assemblée Nationale, défendue par ses avocats (Baber GANO, Assana BARRY, Seydou COULIBALY, Mariam DIAWARA, Tiékoura SAMAKE, Tiésolo KONARE), devant la Cour d’appel de Bamako, le 3 décembre dernier.

Notons au cours de ce grand rassemblement aucun élément de la gendarmerie n’a été dépêché pour assurer la sécurité. Pourtant, selon les organisateurs, la gendarmerie locale a été officiellement saisie pour les besoins de sécurité et d’ordre. Le CB Dah DIARRA a-t-il reçu l’injonction de sa hiérarchie pour ne pas assurer la sécurité? A-t-il agit sous l’injonction du juge TOURE? Ou encore de son plein gré?

Par Hamidou TOGO

 




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