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lundi 28 mai 2018
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PAFP: les responsables à l’heure du bilan

La salle de conférence du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a abrité, hier jeudi, les travaux de la 4e session du Comité de pilotage du Programme d’appui à la formation professionnelle (PAFP). Cette session intervient au lendemain d’une visite de terrain du ministre et sa délégation dans le District de Bamako qui visitaient les réalisations faites par le PAFP.

Cette descente de terrain a permis aux responsables du programme et leurs partenaires de constater des avancées notoires, mais aussi des possibles améliorations qui ont été discutées, hier jeudi au CNPM, à l’occasion de ce comité de pilotage de la structure afin d’y apporter des mesures correctives.
Quant à la session, elle avait comme ordre du jour, le bilan 2017 et la planification 2018 du PAFP. Elle a aussi permis aux acteurs de faire le point des résultats atteints et de formuler des recommandations pertinentes relatives aux orientations futures du programme.
L’ouverture des travaux était présidée par le représentant du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Bocary TOGO, non moins secrétaire générale dudit département par intérim ; en présence de l’ambassadeur Royale du Danemark au Mali ; du représentant la direction du développement et de la coopération (DDC) ; des membres du comité de pilotage, etc.
Dans son intervention, le secrétaire général du département par intérim, Bocary TOGO, a fait savoir que le PAFP est un programme exécuté par Swisscontact sur un co-financement de la Coopération suisse (59 %) et de l’Ambassade du Royaume de Danemark (41 %).
Le Comité de pilotage, a-t-il indiqué, est un cadre d’échanges entre les différents partenaires institutionnels du programme et qui, au-delà d’être un cadre formel d’échanges entre les partenaires, permet à tous les acteurs d’avoir aussi une appréciation des réalisations du programme sur le terrain.
Il expliqué que la visite de terrain conduite par le chef du département en charge de l’emploi, Maouloud Ben KATTRA, en début de semaine, dans le District, a porté sur deux projets de formation. Il s’agit de la formation insertion en maçonnerie/carrelage au profit de 9 jeunes talibés des écoles coraniques partenaires du projet. À la fin de cette formation, le revenu moyen journalier de chaque talibé est estimé à 5 000 francs CFA, soit un revenu mensuel de 100 000 francs CFA en tant qu’ouvrier qualifié.
Il s’agit aussi de l’accompagnement pour la mise en place du système « d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise » HACCP, au profit de Madingo Industrie Sarl.
Une entreprise de droit malien spécialisée dans la production et la commercialisation des infusettes à base de produits locaux naturels séchés : gingembre, citronnelle, thé vert à la menthe, bissap, ‘’quinquéliba’’ et ‘’moringa’’, etc. sous la marque Sahel Infusion.
Aujourd’hui, a-t-il dit, le PAFP, qui est dans sa 4e phase, connaît sa période de croisière.
Car avec un budget initial de plus de 11 milliards de francs CFA sur une durée de 4 ans (2014-2017) les partenaires ont bien voulu accorder au PAFP une prolongation d’une année supplémentaire.
Sa spécificité, a expliqué M. TOGO, est qu’il s’appuie sur les collectivités territoriales, notamment les conseils régionaux, pour mettre en place des dispositifs décentralisés et pérennes de formation professionnelle pour l’emploi et le développement économique local.
« Le chemin qui nous a amené à l’atteinte de la création des 200 000 emplois a exigé, de tous, des efforts concertés et soutenus », a-t-il soutenu.
À ce titre, il a exhorté toutes les équipes du département en charge des questions d’emplois à faire preuve de dévouement pour la bonne réussite dudit programme.
Avant de terminer, il a tenu, à exprimer la profonde gratitude du président de la République, Ibrahim Boubacar KEÏTA, à l’ensemble des Partenaires techniques et financiers de notre pays pour leur accompagnement indéfectible, et de façon particulière à la Coopération Suisse et 1’Ambassade royale du Danemark, ainsi qu’à Swisscontact, l’agence d’exécution du Programme.
Tirant le bilan de l’exercice écoulé, le représentant de la DDC, Manuel SAGER, a, de son côté, rappelé que le PAFP vise la formation et l’insertion économique de 40 000 personnes dans 4 régions du Mali (Tombouctou, Mopti, Ségou, Sikasso) et le District de Bamako. Cette cible est constituée de 30 000 personnes déjà en activité et de 10 000 jeunes sans-emplois.
De nos jours, a-t-il fait savoir, plus de 2 068 projets de formation-emplois ont été financés pour un montant de 5,2 milliards de F CFA environ. Au total, ce sont près de 46 400 personnes, dont 9 900 jeunes sans emplois, qui ont été formés dans les secteurs de l’agriculture, l’élevage et l’artisanat, les bâtiments et les services.

Par Abdoulaye OUATTARA




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