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vendredi 24 septembre 2021
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PAG: le PDSA relève des incohérences

DÉCLARATION DU PARTI PSDA RELATIVE AU PROGRAMME DE L’ACTION GOUVERNEMENTAL
Le parti PSDA salue la volonté du Président et du Premier Ministre de Transition de respecter le délai consensuel de 18 mois, dont il ne reste que 7 mois restants et de transmettre le pouvoir à un régime démocratiquement élu à compter de mars 2022.
Toutefois, le PSDA constate que le PAG présenté par le Premier Ministre devant le CNT est très ambitieux et que le Gouvernement ne dispose du temps matériel ni de moyens financiers conséquents pour sa mise en œuvre.
Le PSDA note avec inquiétude des incohérences relevées dans le PAG, notamment au niveau de la mise en œuvre de l’accord d’Alger : tantôt, le PM parle de révision de certains articles conformément à l’article 65 dédié à cet effet, tantôt, il parle de sa mise en œuvre intelligente.
De même, l’axe relatif à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption est flou, en effet aucune action allant dans ce sens n’a été citée.
L’inclusivité et le consensus sont indispensables pour une transition réussie. Ces deux leviers manquants seront un handicap à la réussite des réformes politiques et institutionnelles en cours y compris dans le processus de création de l’organe unique aux élections.
Le PSDA estime que le budget pour financer le PAG de 7 mois, est exorbitant et est contraire à l’annonce des plus hautes autorités de la transition de réduire le train de vie de l’Etat.
Le PSDA propose comme mesures urgentes :
Les réformes politiques et institutionnelles à minima sur la base d’un consensus national et de l’inclusivité,
proposer un calendrier clair, précis et consensuel pour réussir les élections de février 2022.
D’auditer les fonds alloués à la Loi de Programmation Militaire et de présenter devant la justice ceux qui auront été responsables et complices détournement de l’argent public.
Diligenter l’ensemble des dossiers au niveau de la justice dans le cadre de la lutte contre la corruption et tous les crimes perpétrés contre les citoyens maliens.
Abandonner tout projet de prorogation de la transition au-delà des 18 mois afin d’éviter à notre pays déjà à terre, de sombrer davantage.
Bamako le 3 août 2021
Ismaël SACKO PRESIDENT




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