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dimanche 27 mai 2018
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Paix et réconciliation nationale: la main tendue des Kel Tamasheq

« C’est l’ignorance qui dresse les Hommes, les uns contre les autres, non à la guerre. Ne soyez pas surpris que les autres n’agissent pas comme vous le voulez, vive la tolérance, le pardon, la paix et la réconciliation nationale ». C’est sur ces mots que la communauté noire « Kel Tamasheq » a ouvert, pour la première fois, les travaux de son premier congrès ordinaire vendredi 09 mars 2018, au Centre Islamique d’Hamdallye, en présence de plusieurs personnalités venues de l’intérieur ainsi que de l’extérieur.

La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence d’Aboubacrine Ag Hamed Cissé, président de Kel Tamasheq ; du représentant du maire de la commune IV, avec comme invité de marque Me. Arouna Toureh, président de la plateforme.

Il s’agissait à travers ce rendez-vous de toiletter les textes après la conférence de 2016 et de mettre en place les instances dirigeantes de l’organisation devant régir la vie de cette communauté. Dans un second temps, il était également question de la doter d’une feuille de route en adéquation avec les exigences de l’émancipation et du développement.
Selon M. Almaimoune Ag Moustapha, 2e vice-président de KEL AHISHAQ, il a soutenu que les communautés à la base continuent de souffrir le martyre, à cause de la crise qui peine à connaitre son épilogue. Il a invité chacun des Maliens à apporter sa contribution, à la construction de la paix.
« Il faudrait qu’il ait la réconciliation des cœurs et des esprits pour parler véritablement de paix », a-t-il appelé.
M. Almaimoune Ag Moustapha a fait savoir qu’il n’y a pas de réconciliation ou de paix sans des victimes. Pour cela, il pense que les victimes doivent être associées à la construction de la paix. Dans ce cadre, M. M. Almaimoune Ag Moustapha est convaincu que la communauté noire « Kel Tamasheq » a un apport important dans la paix au Mali, compte tenu de son poids démographique au nord de notre pays.
« Si nous ne participons pas à la restauration de paix, il serait difficile d’avoir une paix véritable dans le pays. Il faut que toutes les couches sociales participent pour apporter leur savoir –faire dans le cadre de la paix et la réconciliation nationale », a-t-il martelé. Le 2e vice-président de KEL AHISHAQ ajoutera qu’il n’est pas bon de construire la paix en laissant au bord de la route, une partie de la société.
En somme, le 2e vice-président a rappelé qu’après l’organisation de sa conférence internationale à la Maison de la presse de Bamako les 22, 23 et 24 décembre 2016 et l’obtention de son récépissé, l’organisation de ce congrès n’a d’autre sens que l’harmonisation des textes de l’organisation, la mise en place d’instances dirigeantes afin de doter l’association d’une feuille de route en adéquation avec les exigences d’émancipation et de développement des « Kel Tamasheq ».
Par ailleurs, il a appelé les congressistes à l’assiduité aux travaux afin de pouvoir arriver à des recommandations conséquentes allant dans le sens de la réconciliation, de la cohésion sociale et du vivre ensemble prôné par le président de la république et l’ensemble de son gouvernement.
Pour sa part, Me Arouna Toureh, invité d’honneur et non moins président de la Plateforme, a expliqué à ceux qui l’ignorent encore que la communauté noire « Kel Tamasheq », est une très grande communauté implantée sur plusieurs pays de l’Afrique, dont le Mali. Il s’agit, selon Me Toureh, par cette rencontre, de la chercher les voies par lesquelles, cette communauté peut apporter sa contribution à l’édification d’un Mali ‘’Nouveau’’, en paix, en tranquillité avec lui-même, et ses voisins.
L’invité d’honneur a affirmé que ces assises sont des occasions unifications et d’unité pour le Mali. Ce congrès est plutôt considéré une forme de contribution à la diversité, à la recherche d’une culture plus riche et humaine. C’est ce qui fait la force de notre pays, a précisé Me Arouna Toureh. La valeur première de la communauté Kel Tamasheq, a dit l’invité d’honneur, c’est le sens du travail, de l’honneur, l’intégrité et le respect des valeurs religieuses.
Ces valeurs, a-t-il regretté, font défaut au Mali, sinon en Afrique de façon générale.
« Cherchons les valeurs, les plus acceptables pour qu’elles puissent permettre de vivre ensemble une synergie de développement harmonieux au peuple malien », a-t-il plaidé.
Me Toureh a enfin lancé à l’endroit du gouvernement s’inspirer aussi des valeurs communauté pour la marche du pays vers la paix. Selon lui, il n’y a pas une meilleure valeur que le travail, qu’à se respecter les uns, les autres. Toute chose que fait la force de cette communauté.

SABA BALLO




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