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dimanche 22 avril 2018
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Paix-sécurité et développement à Bourem: les ressortissants de Bamako se mobilisent

Pour plus de paix en vue de booster le développement de leur Commune forte de 12 villages et de 9 fractions nomades peuplée de plus 35 000 âmes, les ressortissants de Bourem à Bamako ont procédé à la reconfiguration de leur association créée, depuis 2001, avant de lancer ses activités 2018. Ses responsables ont présenté aux médias, à la faveur d’un point de presse au siège de l’Association lR Ganda à Baco-Djicoroni, hier dimanche, son plan d’activités 2018.

La conférence animée par le président de l’association, Djibrila Maïga, était placée sous le parrainage de l’honorable Haïdara Aïchata Cissé dite Chato. On y notait également la présence de plusieurs autres responsables et ressortissants de Bourem sur place.
Selon le président Djibrila Maiga, bien qu’il y ait de l’insécurité, ‘’il n’est pas défendu de mener des activités de développement de notre commune’’. Et de marteler : « Il nous appartient à nous seuls de développer notre commune ».
« Sans paix, il n’y a pas de développement », a-t-il souligné. C’est pour cela que la Coalition pour la commune de Bourem (CCB) s’est engagée à ‘’organiser la base, informer et sensibiliser sur les enjeux de paix et de développement’’. Il pense qu’il faut se parler, s’accepter, se réconcilier afin de faire face aux défis de développement de leur commune.
La marraine de l’événement, Haïdara Assaïta Cissé dite Chato, s’est réjouie de ce réveil de leur coalition qui a tout son rôle et toute sa place dans le retour de la paix et le développement de leur localité. En tant qu’organisation apolitique, la Coalition pour la commune de Bourem joue un rôle que les politiques ne peuvent pas assurer, sa voix peut aller au-delà de ce que le gouvernement fait.
« L’espoir est permis, quand on arrive à identifier les problèmes, les solutions peuvent être trouvées», est-elle convaincue. L’association en tant qu’organisation de la société civile doit faire remonter les informations de la base vers le sommet.
« Aujourd’hui, il y a l’insécurité, est-ce pourtant, une raison pour croiser les bras et attendre la paix ? Pour dire qu’on ne peut rien faire sans la paix ? On ne peut plus faire de route, on ne peut plus réaliser le barrage de Taoussa… ». Le député répond par la négative. Car, s’il n’y a pas développement sans paix, il est aussi difficile d’imaginer une communauté en paix sans développement.
«Quand les enfants ne travaillent pas, quand les femmes et les hommes n’ont de quoi s’occuper et de quoi subvenir à leurs besoins, l’on ne saurait s’attendre à une paix dans cette communauté », soutient-elle.
En tant que politique, elle a estimé que la Coalition peut être également, pour elle et les autorités politiques, un outil de travail pour mieux faire comprendre les réalités au niveau local.
La Coalition pour la Commune de Bourem (CCB) est une association apolitique à but non lucratif créée à Bamako le 15 septembre 2001 par les filles et fils de la commune pour contribuer au développement économique et social de la localité. Elle détient le récépissé 561/MATCL/DMI du 16 août 2002. Elle est dirigée par un bureau de coordination de 19 membres dans lequel tous les villages sont représentés avec 45% de jeunes et 30% de femmes.
Son logo est la girafe (Boura en Sonrhaï), les dattiers et le Ford, un monument historique. Son slogan et sa vision : ‘’Demain commence aujourd’hui’’.
Pour atteindre ses objectifs, la CCB a élaboré et adopté un plan d’actions 2018-2020 assorti d’un plan d’activités 2018 dont le lancement a été fait, à la faveur du présent point de presse.
Selon les conférenciers, une mission se rendra à Bourem pour sceller un partenariat avec le conseil communal et la société civile locale. Dans le plan d’activités 2018, il est annoncé : l’élaboration d’une monographie de Bourem ; une nuit de Bourem à Ségou afin de magnifier ce que les deux villes ont en commun et dans le but de rechercher un jumelage entre les deux communes ; une mission au Ghana pour mettre à contribution la diaspora dans l’exécution dudit plan; des visites de courtoisie à des personnalités de Bourem pour solliciter leur adhésion et participation à la mise en œuvre de son plan d’activités, etc.
Ce plan d’activités, selon les conférenciers, est chiffré à près de 30 millions de FCFA. Pour son financement, leur stratégie de mobilisation de ressources sera axée sur la vente des cartes de membres (2 500 FCFA), le paiement des cotisations annuelles (6 000 FCFA), les contributions volontaires des membres d’honneur et personnes ressources, des points focaux, des associations des villages de la commune, de la diaspora de Bourem, des sponsors et autres partenaires.
Les ethnies dominantes de la commune de Bourrem sont : Songhoï, Peul, Tamasheq, Arabe, Sorko et Bella.

Par Sidi DAO




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