Paix, sécurité et développement: soutien réaffirmé du Canada au Mali

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La ministre canadienne du Développement international et de la Francophonie, en visite officielle pour la première fois en Afrique, a séjourné hier jeudi, au Mali. L’honorable Marie-Claude BIBEAU a salué les réels progrès enregistrés par notre pays dans plusieurs domaines (paix et réconciliation, santé et développement, sécurité et lutte contre le terrorisme) avant d’annoncer le financement par son pays des projets, liés à l’éducation, la santé et la bonne gouvernance au profit du Continent africain. C’était à sa sortie d’audience avec le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye DIOP, à Koulouba

Après le Sénégal, avant-hier mercredi, la ministre canadienne du Développement international et de la Francophonie était, hier jeudi, en visite dans notre pays. Et ce, dans le cadre d’une tournée africaine dans trois pays.
Au cours de son séjour, l’honorable Marie-Claude BIBEAU, qui était accompagnée d’une forte délégation, a eu un entretien avec le Premier ministre, Modibo KEITA. Aussi, a-t-elle été reçue en audience par le ministre des Affaires étrangères de la coopération Internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye DIOP, à l’issue de laquelle les deux personnalités ont animé un point de presse.
En plantant le décor, le chef de la diplomatie malienne a indiqué que le Canada est un partenaire de longue date du Mali. Ce pays, qui place notre pays en rang de priorités pour l’aide au développement, contribue aux priorités du gouvernement dans plusieurs domaines. Voilà pourquoi le programme de coopération canadienne au Mali, soutient le ministre DIOP, est axé sur la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire incluant le développement économique rural et la gouvernance.
Se félicitant de la longue histoire de coopération de nos deux pays, le maître des lieux d’indiquer que la visite de l’hôte de marque dans notre pays prouve, si besoin en était de rappeler, de la volonté commune du Mali et du Canada de cheminer encore plus aujourd’hui et dans le futur.
Si la ministre canadienne du Développement International et de la Francophonie a confirmé cette belle collaboration entre son pays et le nôtre, elle a dit combien elle était honorée d’effectuer sa première visite en Afrique dans le cadre de ses nouvelles fonctions pour annoncer le retour du Canada sur le continent où le Mali demeure un allié fiable et privilégié avec une contribution annuelle et constante de l’ordre de 100 millions de dollars canadiens consacrés à l’aide au développement. Ce qui place le Mali dans les premiers rangs de l’action étrangère du Canada.Jugeant le relèvement spectaculaire de notre pays, l’honorable Marie-Claude BIBEAU a salué les réels efforts que déploie le gouvernement pour mettre en œuvre l’Accord de paix et de réconciliation nationale. Elle a également noté avec satisfaction, les progrès enregistrés dans les secteurs de la santé et du développement rural ainsi que la grande vigilance dont les plus hautes autorités font preuve dans le domaine de la sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme qui n’épargne malheureusement pas nos paisibles populations.
Si le Canada s’attèle actuellement à la revue des politiques d’aide internationale, Marie-Claude BIBEAU a évoqué les nouvelles priorités de son pays : une présence plus forte et plus remarquée en Afrique, et particulièrement en Afrique francophone, et surtout la promotion des intérêts des femmes et des filles qui seront au cœur de toutes ses actions.
« Oui parce qu’elles sont les plus grandes victimes de la pauvreté et de la violence, mais surtout parce qu’aucune société ne peut se priver du potentiel de développement socioéconomique que représentent les femmes. Elles sont de puissants agents de changement, de développement et de paix », a déclaré la ministre canadienne qui soutient que c’est la meilleure façon de les protéger des mariages précoces et forcés, de leur donner les connaissances nécessaires pour assurer le bien-être de leur famille et de leur offrir la possibilité de contribuer au développement économique de leur communauté.
C’est pourquoi le Canada veut augmenter ses appuis pour qu’elles puissent développer leur plein potentiel, exercer leurs droits et participer pleinement aux prises de décisions.
Par ailleurs, l’hôte de marque n’a pas caché sa satisfaction de voir qu’avec l’aide de son pays, le taux d’accouchements assistés par du personnel qualifié a enregistré une hausse importante en l’espace d’un an seulement, passant de 26% en 2013 à 30% en 2014. Sans compter la contribution du Canada à l’amélioration de l’accès des femmes aux services de planification familiale. Et le pays entend bien être un allié pour tous ceux et celles, qui travaillent dans des conditions difficiles, pour faire avancer et respecter cette cause.
Outre la santé, l’aide canadienne est également dirigée vers la sécurité alimentaire.
C’est pourquoi, autre motif de fierté, la contribution du Canada dans ce secteur a permis, en 2015-2016, d’appuyer 132 regroupements d’agriculteurs et 16 coopératives, dont la majorité des membres sont des femmes.
C’est la ministre canadienne, elle-même, qui l’annonce en plus d’une autre bonne nouvelle concernant toujours le même secteur.
« Aujourd’hui, je suis fière d’annoncer une autre contribution canadienne dans le domaine de la sécurité alimentaire. En effet, j’ai récemment approuvé le projet VITAL – 
Vivre contre travail et promotion des achats locaux et de céréales ».
D’une valeur de 10 millions de dollars, ce projet est mis en œuvre par le Programme alimentaire mondial. 50% des personnes qui vont en bénéficier sont des femmes. Il renforcera les capacités de production et la mise en marché des produits.
Ce ne pas tout : le Canada entend aussi accompagner l’Afrique et, par le fait même, le Mali, à travers des partenariats novateurs qui engagent les États à investir dans leurs systèmes sociaux.
Un État démocratique, inclusif, qui fait preuve d’une bonne gouvernance, met toutes les chances de son côté pour assurer la paix et la prospérité et le Canada, a réaffirmé son ministre, sera aux côtés du Mali dans la poursuite de cet idéal.

Par Mohamed D. DIAWARA

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