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mercredi 25 mai 2022
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Partition du pays : la Minusma s’entête

Malgré le cinglant désaveu et le retentissant camouflet qu’elle a essuyés, suite à son désormais très controversé et très partial accord et les condamnations fermes qui ont fusé de toutes parts après ses tiers sur la population civile de Gao, la Minusma reste toujours déterminée à tripoter notre intégrité territoriale et agresser notre souveraineté. Plus que jamais complaisant à l’égard des groupes armés, la Mission onusienne, va d’unilatéralisme en pirouette pour faire aboutir son projet.
Après le retrait, non de bonne grâce, de son fameux accord portant sur ZTS, qui n’était ni plus ni moins qu’un Accord territorial en faveur de ses protégés, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), dans le dessein de préserver les voyous séparatistes et leur territoire, a « convoqué » pour les mercredi et jeudi, 5 et 6 février, à Alger, les représentants du Gouvernement du Mali et des mouvements armés à une Réunion extraordinaire du Comité de Suivi et d’Évaluation (CSE). Un Comité institué par l’Accord Préliminaire de Ouagadougou, du 18 juin 2013, présidé par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU au Mali et chargé de l’évaluation de l’application de l’Accord, notamment de la mise en œuvre des arrangements sécuritaires.
Selon le communiqué qui l’annonce, «l’objectif de cette réunion extraordinaire du CSE sera de geler les positions des mouvements armés dans les régions du Nord, de consolider les accords de cessez-le-feu du 23 mai 2014, et surtout de créer les conditions favorables à la reprise des pourparlers inter-Maliens d’Alger.» Ambitions nobles si les motivations à la hussarde qui tentent de la sous-tendre tenaient la route. En effet, aux dires de la Minusma, l’initiative forte suspecte serait consécutive « aux violations répétées des accords de cessez-le-feu » et à la «situation sécuritaire préoccupante dans la région de Tabankort » et motivée par la détermination de la force onusienne de rester neutre entre les « parties engagées » pour «aboutir à une paix durable et définitive pour le règlement durable de la crise qui secoue le nord du Mali.»
Sacré examen de conscience de la part d’une mission internationale qui, depuis son déploiement en juillet 2013, a assisté complaisamment, et avec une insoupçonnable complicité, à la violation systématique de tous les accords y compris de cessez-le-feu signés par les voyous séparatistes du MNLA et ses subdivisions. Et ce n’est pas d’informations, de protestations et de dénonciations de la part de l’État malien qui par respect de la parole donnée s’est fait le devoir et le respect envers la Communauté internationale de respect à la lettre tous ses engagements. Qu’est-ce que la Minusma a fait, lorsqu’en violation de l’accord de cessez-le-feu du 23 mai, le MNLA et ses complices se sont épandus, à travers tout le Nord du pays pour occuper des positions et se donner une posture qu’ils n’avaient avant le 17 mai. Qui viole le cessez-le-feu ?
Quid de la «situation sécuritaire préoccupante dans la région de Tabankort» ? Parce qu’elle ne date pas du 20 janvier 2014 ni du 24 janvier 2014, en quoi elle est une préoccupation pour la Minusma ? Est-ce parce qu’après des mois d’affrontement, non seulement ses protégés n’ont pas réussi à prendre le dessus sur les Mouvements armés de résistance patriotique, mais aussi qu’ils sont en train d’être délogés à longueur de combats que la Minusma se préoccupe ? L’était-elle, l’a-t-elle été lorsque les voyous séparatistes qui ont occupé le Gouvernorat de Kidal, massacrant préfets et sous-préfets, occupants par la suite villes et villages ?
Oui, faute d’imposer une zone d’exclusion armée au profit de ses protégés, la Minusma tente par le biais d’une pirouette de bloquer les forces patriotiques dans leur élan de reconquête et de victoires, de plus en plus nettes, sur les forces séparatistes. L’objectif, à la longue, est d’empêcher la libération de Kidal par les combattants de Plateforme taxés injurieusement d’appartenir au Général patriote Ag Gamou et simplement de «milices pro-gouvernementales». Comme si le Mali avait les moyens d’entretenir, une milice armée, sans avoir reconstitué ses propres forces militaires. Accepter le gel des positions reviendrait en quelque sorte à cantonner les combattants. Toutes choses que la Minusma s’est refusé de faire, depuis qu’elle est déployée. Pourtant, le cantonnement et le désarmement font partis de son Mandat. Mais, où en est-elle ? La Minusma a-t-elle jamais exigé, conformément à la résolution 2100, de ses amis séparatistes, qu’ils déposent les armes et respectent leurs engagements ?
De juillet 2013, à aujourd’hui, elle a procédé par l’exclusive et fait une option des plus sélectives quant au respect de son mandat et des différents accords y compris de cessez-le-feu.
Depuis, elle a toujours copiné scandaleusement avant de pactiser complaisamment dans le dos de l’État et du peuple malien avec les bandes séparatistes et de tirer honteusement sur la population à Gao. Alors, qu’elle arrête de faire croire au Père Noel les Maliens qui se sont déjà fait une religion.
Nous sommes d’avis avec ce peuple reconnaissant, digne et fier que les efforts de la Communauté internationale nous ont évité le pire. Nous partageons aussi avec cette grande masse de Maliens qui pensent qu’un ami ne tire pas et ne tue pas un ami. Notre conviction se fonde, à l’instar de celle de beaucoup de Maliens, à mesure de preuves quotidiennes, que cette Minusma n’est pas là pour une chimérique paix durable et définitive ni même pour un règlement politique pacifique de la crise dans leur pays. Au-delà de son mandat mis aux oubliettes, depuis longtemps, elle s’est assigné une mission parallèle : protéger, aider et accompagner les ennemis du Mali, à travers leurs pions séparatistes du Mali et subdivisions pour aboutir à la partition du pays.
Par Sambi TOURE




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