Perspectives secteur d’énergie 2015- 2035 : 2755 milliards d’investissements prévus

7

Les administrateurs de la société Énergie du Mali (EDM-SA) ont tenu, le mercredi dernier, dans la salle de conférence de la Direction générale de la société, au Quartier du fleuve, en face du Monument des Martyrs, la dernière session de 2016 de la société. À l’ordre du jour, l’analyse et l’évaluation des acquis et les perspectives du secteur de l’électricité au Mali, à la date du 31 décembre 2015. L’objectif est de satisfaire la demande toujours croissante de la clientèle.

Placée sous le haut patronage du président du Conseil d’administration de la société Énergie du Mali, Ibrim Bocar DAGA, la session s’est déroulée en présence du directeur général de la société, Mahamadou GUINDO ; ainsi que plusieurs administrateurs.
D’entrée de jeu, le PCA dira que la présente session a pour but de faire l’état des acquis de sa société à partir de la fin décembre 2015.
Aussi, a-t-il révélé, le contrat de concession de la société EDM-SA couvre, 98 localités urbaines et périurbaines dont 32 localités sont électrifiées et alimentées par le réseau interconnecté (possibilité d’alimentation à partir d’Abidjan ou Dakar) ; 19 en centres isolés (qui ne sont pas branchés au réseau interconnecté) et 2 localités en moyenne tension (pour l’alimentation des usines) par le réseau de Côte d’Ivoire
Par ailleurs, soutient M DAGA, la Société EDM-SA dispose d’une puissance totale installée de l’ordre de 527 MW, dont 131 MW de quota des centrales de l’OMVS (Manantali et Félou).
En effet, précise le PCA, les 396 MW restants qui sont propres à la société, 327 MW sont sur le réseau interconnecté et reparti entre l’hydraulique (43 %) et le thermique (57 %).
« La société énergie du Mali compte 400 680 abonnés, dont 1 930 en moyenne tension et le reste en basse tension », a indiqué M DAGA qui a fait savoir que les abonnés d’EDM-SA n’étaient que 88 756 en 2000. Ainsi, le taux de croissance du nombre d’abonnés est estimé à 10 % par an de 2000 à nos jours.
À son avis, ces résultats probants sont le fruit des réalisations effectuées durant les 5 dernières années, à savoir, entre autres, la mise en œuvre de 2 centrales thermiques au fuel lourd : SOPAM (56 MW) ; BID (68 MW) ; l’interconnexion avec la Côte d’Ivoire (potentiellement 70 à 80 MW, mais ne délivrant à ce jour que 30 à 45 MW) ; la centrale hydroélectrique de Félou (60 MW) dans le cadre de l’OMVS ; la réalisation de nouvelles centrales thermiques dans les centres isolés de Gao, San, Tombouctou et Nioro.
Cependant, reconnaît le PCA, l’exécution de ces projets n’a pas réduit la demande toujours croissante de la clientèle. C’est pourquoi, souligne-t-il, EDM SA est en train de réaliser des projets devant être mis en œuvre sur la période 2016-2020. Ces projets, est-il convaincu, permettront non seulement d’offrir plus d’énergie et un supplément de puissance, mais aussi amélioreront le coût du mix énergétique. À titre d’exemples, il a cité, notamment, les centrales hydroélectriques de Gouina (dans le cadre de l’OMVS) ; de Kénié (dans le cadre d’un BOT).
Dans la même dynamique, révèle le PCA, il est également prévu la réhabilitation des centrales hydroélectriques de Sélingué et Sotuba ; ainsi que l’extension de la centrale de Sotuba II et des centrales thermiques en BOT Albatros de Kayes.
De même, il a signalé la réalisation de centrales solaires photovoltaïques à Ségou (30 MWC), Kita 50 MWC et en projet à Sikasso, Koutiala et Kati. Sans oublier que certains projets d’interconnexion avec des pays limitrophes comme la Guinée et le Ghana, via Burkina Faso, sont en cours de développement.
Concernant les perspectives, le président du Conseil d’administration a révélé que la société EDM-SA ambitionne d’injecter 2 755 milliards de FCFA sur la période 2015-2035 pour l’opérationnalisation de son Plan directeur d’investissement optimal. Au fait, précise-t-il, les projets à court terme couvrant surtout la période 2016-2020 sont prioritaires. Il s’agit, note M DAGA, de la poursuite des renforcements des capacités du réseau interconnecté.
D’ailleurs, a-t-il rappelé, ces projets prioritaires sont proposés au financement de la Banque mondiale (qui avait financé la 1re phase) pour cette phase II du Plan d’appui au secteur de l’énergie (PASE), dont le coût global est estimé à 85 milliards de FCFA.
Le Conseil d’administration de la Société EDM SA compte 9 administrateurs, dont 6 nationaux et 3 désignés par le concessionnaire. Ils sont choisis pour un mandant de 3 ans, avec possibilité de renouvellement. En tout, le présent Conseil marque la fin de mandat pour certains administrateurs.

Par Sékou CAMARA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *