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mardi 13 novembre 2018
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Pisciculture et de l’élevage de la volaille: le Mali en cas d’école pour 4 étudiantes de l’université de Nice

L’entreprise LANA dont l’acronyme signifie: ‘’l’Afrique nourrit l’Afrique’’, est un projet d’étude murement réfléchi et méthodiquement monté par quatre étudiantes, dont une malienne, en première année, en licence de Lettres et Langues Etrangères Appliquées à l’Université Sophia Antipolis de Nice. Entreprise d’agro-business qui entend évoluer dans les domaines de la pisciculture et de l’élevage de la volaille, ce projet rentre dans le cadre d’un devoir en classe à elles proposé par l’université.

Classé parmi les pays en voie de développement et confronté à d’énormes difficultés qui entravent son développement économique et social, le Mali dispose pourtant d’un potentiel de croissances immense offrant, parallèlement, de formidables perspectives économiques. Dans le domaine agricole notamment, de la pisciculture et de l’élevage de la volaille, les possibilités de développement sont considérables.
En première année, en licence de Lettres et langues étrangères appliquées à l’université Sophia Antipolis de Nice, Fatoumata BABY, Sara SOW, Khaoula YOUSSEF et Cynthia BALANGER, quatre jeunes étudiantes, ont eu ainsi à travailler sur la conception et la mise en place d’une entreprise « pertinente » dénommée LANA qui est l’acronyme de « l’Afrique nourrit l’Afrique ». Entreprise d’agro-business spécialisée dans les domaines de la pisciculture et de l’élevage de la volaille, ce projet d’étude, selon ses initiatrices, se veut être un cas pratique d’entreprise qui offre des garanties d’emplois et assure à son promoteur des sources de revenus considérables.
Concrètement, le gérant, dans la mise en œuvre du projet, produit des poulets à échelle semi-industrielle qui proviennent des volailles élevées en plein air lesquelles sont issues de l’agriculture biologique.
De la description faite par les quatre étudiantes, la première étape consiste à récupérer les poussins et les revendre à différents agriculteurs qui les élèvent jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge requis pour aller à l’abattoir.
Ensuite, l’entreprise les rachète et les envoie à l’abattoir où ils vont être transformés.
Le choix et les raisons de contribuer au développement de l’entreprise LANA, ne sont pas fortuits pour les étudiantes Fatoumata Baby, Sara Sow, Khaoula Youssef et Cynthia Balanger. Car, cette entreprise d’agro-business, justifient-elles, aide au développement et à la modernisation du système agricole.
Voilà d’ailleurs pourquoi elles ont été chargées de la création de son site internet qui sera disponible d’ici peu et qui permettra à l’entreprise de partager son savoir-faire au niveau international.
Aussi, d’autres raisons ont-elles fait pencher la balance en faveur d’une telle entreprise dont le but ultime, selon Fatoumata Baby et ses trois autres camarades, est de lutter contre la pauvreté. Il s’agit aussi, à travers ce projet, de créer des emplois dans les zones rurales empêchant ainsi les villages de se vider de leurs bras valides en venant contribuer à l’expansion galopante de la capitale et d’autres grandes villes du pays.
En contribuant à l’épanouissement de la société, ce groupe d’étudiantes entend également apporter sa pierre au développement de l’Afrique rurale qui constitue, à ses yeux, une priorité pour faire émerger l’économie du Continent.
« C’est pourquoi nous nous sommes portées volontaires dans ce combat, car nous estimons qu’avec la mondialisation, le monde est devenu un village planétaire où tout ce qui touche une nation se ressent à l’international », déclarent les jeunes filles, qui rappellent volontiers ce présage alarmiste des scientifiques selon lequel le rythme de croissance démographique qui se fait sans répit va peser très prochainement aussi bien sur la demande d’aliments que sur la production des denrées alimentaires.
Il faut rappeler que ce projet création d’entreprise est une initiative proposée par les quatre étudiantes à l’administration scolaire dans le cadre d’un devoir de classe.
Il ne s’agit donc pas pour elles d’ingurgiter des connaissances qu’elles sont appelées à restituer lors des contrôles. Mais plutôt d’être constamment en situation d’apporter des solutions à des problèmes réels d’entreprise, en faisant usage des connaissances qu’elles rechercheront à cet effet. Dans ce processus, l’établissement devient un coach et non plus un mandarin officiant du haut de sa chaire, il accompagne les étudiantes dans leur apprentissage, il les guide et les conseille, mais celles-ci en demeurent les actrices centrales.

Par Mohamed D. DIAWARA




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