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mardi 20 avril 2021
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Plan de Campagne Agricole et engagements présidentiels: le point de l’Etat de mise en oeuvre

Un mois après l’adoption du Plan de Campagne Agricole par le Conseil Supérieur de l’Agriculture et les engagements pris par le chef de l’État en faveur du monde rural, l’heure est à une première évaluation entre le ministre DENON et les cadres de son département. C’est à la faveur d’un conseil de Cabinet élargi qui se tient hier et aujourd’hui dans la salle de conférence de la Direction financière et du matériel du ministère de l’Agriculture.

Ils étaient tous présents : le Secrétaire général, les membres du Cabinet, les directeurs généraux des Offices et de la CMDT, les Directeurs des services centraux, les chefs des projets et programmes, les représentants des organisations paysannes. Réunis autour de leur chef, le ministre Kassoum DENON, tous étaient animés d’un seul objectif : comment mettre en œuvre, de façon correcte et diligente, les recommandations du Président de la République et atteindre les résultats que le département s’est fixés pour la compagne agricole 2016-2017 qui commence. Ce, d’autant plus que l’ambition, pour cette année, est de faire en sorte que le secteur agricole soit moins exposé aux aléas climatiques, avec l’objectif nourrit de hisser notre pays au premier rang de producteurs africains de coton par une meilleure gestion de l’eau, à travers une accélération du rythme d’aménagement des terres et une gestion rationnelle de l’eau d’irrigation ; une gestion rationnelle du calendrier agricole et des intrants garantissant la qualité, la transparence et l’accroissement durable de la production et de la productivité agricoles ; la pratique d’une agriculture respectueuse de l’environnement, voilà l’ambition du chef de l’État déclinée en des recommandations et des résultats à atteindre par le ministère de l’Agriculture. Un engagement qui a été renouvelé par les acteurs grâce à la poursuite de la subvention des intrants et équipements Agricoles au titre de la campagne Agricole 2016-2017, ainsi que l’allocation de 15 % du budget national au secteur Agricole et surtout l’approbation du montage technique et financier du Programme d’équipements (agriculture, Élevage/Pêche) conçu au titre de la campagne agricole 2016-2017 et dont le financement est assuré à 50 % par le Budget national 2016, afin d’améliorer le taux d’équipement en République du Mali.
Autre ambition qui tient à cœur le Président IBK et partant le ministère de l’Agriculture : la mise en œuvre du Programme de nouveaux villages agricoles afin d’améliorer les conditions d’habitat, de travail avec pour finalité de faire reculer la précarité en milieu rural en y installant les jeunes sur les terres aménagées afin de rendre la profession agricole plus attractive pour les jeunes générations ; l’encadrement rapproché des producteurs et productrices Agricoles afin d’améliorer le service rendu en renforçant les dispositifs d’appui-conseil et de recherche agricoles par le recrutement de 500 nouveaux agents ; l’accélération du rythme d’utilisation des semences animales pour promouvoir les filières viande et lait, au regard des résultats encourageants issus de l’insémination artificielle au Mali ; l’utilisation accrue des cages flottantes sur les plans d’eau partout où cela s’avère possible pour la création d’emplois et de richesse dans le secteur de la pêche.
C’est avec cette vision de faire du secteur Agricole, le moteur de la croissance économique du pays, que le Plan de campagne agricole 2016-2017 élaboré par le département de l’Agriculture a été validé le 31 mars par le Conseil Supérieur de l’Agriculture sous la présidence du Président de la République.
Ce Plan ainsi adopté couvre toutes les activités de développement Agricole (agriculture, élevage, pêche, foresterie et Sécurité alimentaire) et prend en compte les interventions de l’ensemble des structures publiques, des collectivités, de la profession Agricole, des Partenaires Techniques et Financiers (PTF), les Privés et des Organisations Non Gouvernementales (ONG) au niveau des différents échelons administratifs.
Le Plan de Campagne Agricole, document de programmation annuelle est l’un des instruments de mise en œuvre des politiques, stratégies et des projets et programmes Agricoles.
Les objectifs de production que le département s’est assignés au titre de ce plan de campagne sont entre autres : 8 798 408 tonnes de céréales ; 650 000 tonnes de coton graine ; 202 000 tonnes de Niébé ; 466 146 tonnes d’arachide ; 715 632 tonnes de mangues ; 97 818 tonnes d’anacarde.
Par ailleurs, le département entend également entreprendre certaines activités relatives à la protection des cultures, l’appui-conseil et la mise en œuvre des projets de recherche agricole pour la génération de nouvelles technologies.
Par ailleurs, la décision prise par le Président de la République lors du Conseil Supérieur de l’Agriculture de doter les producteurs de 1000 tracteurs et accessoires subventionnés à hauteur de 50 % du coût réel, traduit à suffisance son ambition de rehausser le taux d’équipement des producteurs de 40 à 60 %.
À ces engagements s’ajoutent : l’approbation des montants de 38 milliards de FCFA et de 12 milliards pour respectivement la subvention des intrants agricoles, d’élevage et de pêche, et le programme d’équipement agricoles au titre de la campagne qui démarre.
Un mois après l’adoption de ce Plan et les engagements pris par chef de l’État, il a été jugé nécessaire par le département de procéder à une première évaluation de la mise en œuvre dudit Plan. Ce, à travers un Conseil de Cabinet élargi du 28 au 29 avril 2016.
L’objet de la rencontre consistait à faire le point sur l’état d’exécution des activités relatives à la campagne Agricole 2016-2017 et l’état de mise en œuvre du Programme pilote de subvention des équipements agricoles de 1000 tracteurs ; d’examiner la problématique de la gestion des engrais subventionnés et valider les termes de référence et de la note conceptuelle du programme « Nouveaux villages agricoles ».
En sommes, il s’agissait pour les cadres et responsables du département, de faire une analyse critique de l’évolution de ces différents points cités de façon participative et responsable afin d’envisager les corrections qui s’imposent pour la bonne conduite des activités y afférentes.
Après deux jours d’échanges fructueux, la réunion devra permettre aux participants de se situer sur le niveau des réalisations ; d’appréhender les difficultés qui entravent l’atteinte des objectifs assignés et enfin, d’identifier et analyser les solutions appropriées.
Le ministre de l’Agriculture, a rappelé dans son intervention, que son département en charge du secteur agricole constitue une grande priorité pour les plus hautes autorités, du pays et qui le considèrent comme le moteur de la croissance pour l’économie du pays.
Voilà pourquoi Kassoum DENON a demandé un engagement de tous les acteurs de la profession agricole, à travers une synergie d’actions et un suivi constant des activités auprès des productrices et des producteurs.

Par Mohamed D. DIAWARA




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