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samedi 17 novembre 2018
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Plan de sécurisation intégré des régions du centre: ine réalité à Kouakourou

Dans le cadre du Plan de sécurisation intégré des régions du centre (PSIRC) annoncé par le Président IBK, l’administration signe son retour à Kouakourou (dans le cercle de Djenné), écumée par les djihadistes, il y a quelques mois. En tout cas, le gouverneur de la région de Mopti, le général Sidi Allassane Touré, rassure dans une interview parue chez nos confrères du « Le Canard»: « Aujourd’hui, nous sommes dans la phase de mise en œuvre de ce plan, car c’est dans cette dynamique que nous sommes déjà à Kouakourou».

A cœur vaillant, rien n’est impossible ! Face aux intimidations, assassinats ciblés des terroristes très actifs dans la région de Mopti, notamment dans le village de Kouakourou où ils étaient très visibles, le gouverneur a trouvé la solution, à travers le PSRIC. En effet, après plusieurs mois de tergiversations, le gouvernement a enfin pris la mesure du problème et adapté sa stratégie : « Si ces gens-là évoluent à moto, nous évoluerons à moto, s’ils évoluent à pied, nous évoluerons à pied, s’ils sont à dos d’âne, nous serons aussi à dos d’âne, tout ça parce que nous avons compris la dynamique qui existe là-bas et nous ferons face à cela. Il s’agit d’occuper ces zones, et de rester. À un moment, il y a eu des actions ponctuelles où les patrouilles viennent, sécurisent pour un temps et quand les patrouilles partent les terroristes reviennent et assènent la population. Mais cette fois-ci, dans notre plan, nous resterons. »
Un des symboles de la réussite de ce plan, c’est Kouakourou. Ce petit village encerclé par les eaux a été assiégé des semaines durant par des terroristes. Désormais, l’armée a brisé le blocus et est restée sur place. « (…) Aujourd’hui, les écoles de Kouakourou ont rouvert. C’est très important de le dire. Il y a un retour à la vie normale », depuis le début du mois de novembre 2017.
La fermeture de l’école de Kouakourou avait été ordonnée par les terroristes en janvier 2015, après la distribution de tracts dans la mosquée et dans d’autres lieux publics. Ce qui a contraint les enseignants à quitter le village.
Longtemps resté sous la menace terroriste, Kouakourou a pu retrouver la stabilité grâce à la présence des FAMAS, dans la localité, depuis septembre dernier.
Après avoir menacé d’enlèvement le chef de village de Kouakourou, des terroristes avaient continué à semer la terreur dans la localité, en août et septembre derniers.
« Hier, ils sont venus prendre nos bœufs de labour qui étaient aux abords des périmètres d’irrigation », affirme un ancien maire joint sur place.
«Vers 19h, ils se sont à nouveau rendus dans nos champs et ont brûlé nos motopompes qui nous permettent d’irriguer nos plantations », s’est lamenté un habitant de la localité.
Traditionnellement pêcheurs, les habitants de Kouakourou se tournent tous vers les champs en cette période de l’année.
«Pour nous, l’année a échoué. Ça faisait des jours qu’on n’avait pas arrosé nos champs et là même, les motopompes sont incendiées. C’est clair que nous allons souffrir », affirme un élu local.
Selon le gouverneur de la région, ces lamentations appartiennent désormais au passé. Le plus important, dit-il, «c’est qu’on a compris la dynamique dans la région. Aujourd’hui, nous avons compris qu’on a à faire à des terroristes». Ce plan est déjà en marche, car c’est dans cette dynamique que nous sommes déjà à Kouakourou. Ainsi, nous avons déployé des éléments des forces armées et de sécurité qui sécurisent actuellement cette localité. Ce qui a permis l’ouverture rapide des classes et la tenue régulière de la foire hebdomadaire, jusque-là. Cette action va se poursuivre dans les autres localités.
« Nous allons sécuriser toutes les localités de la région de Mopti et permettre le retour de l’administration, l’ouverture des écoles, etc. », a promis le chef de l’exécutif de la Venise malienne.
A la rentrée scolaire 2017-2018, à cause de l’insécurité, plus de 500 écoles étaient fermées dans le Centre et le Nord du pays. Dans la seule région de Mopti, plus de 200 établissements scolaires étaient concernés par ce drame.

Par Sidi Dao




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