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mardi 20 avril 2021
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Pôles sécurisés de développement: les bons points engrangés et les défis

La Coordination des Pôles sécurisés de Développement et de Gouvernance (PSDG) et leur choix ont constitué le plat de résistance de la journée d’échange organisée, à cet effet, par le Secrétariat permanent du Cadre Politique de gestion de la crise du Centre, en partenariat avec la Délégation de l’Union européenne. C’était le mardi 23 mars 2021, à l’hôtel Radisson Blu de Bamako, sous la présidence du Secrétaire permanent du Cadre Politique de Gestion de la crise du Centre, l’Ambassadeur Boubacar Gaoussou DIARRA, en présence de l’Ambassadeur adjoint de la Délégation de l’Union européenne, Salvador FRANCA.

D’autres personnalités et organisations ont également pris part à la journée d’échange, à savoir les Secrétaires généraux et des représentants des départements ministériels, des Gouverneurs des régions de Ségou, de San et de Douentza (représentant) ; ainsi que les partenaires au développement, tels que l’Union européenne, à travers Eucap Sahel, le PARSEC ; la France, à travers l’AFD) ; le Danemark ; la Belgique ; les Pays-Bas ; la MINUSMA ; le G5 Sahel ; la Banque Mondiale par le biais de la Coordination CRZPC et le PNUD.
Dans son discours d’ouverture, l’Ambassadeur DIARRA s’est d’abord réjoui de la tenue de cette journée qui marque la volonté politique du Gouvernement du Mali et son intérêt pour les Pôles sécurisés de Développement et de Gouvernance. Avant de remercier la Délégation de l’Union européenne pour son appui à la présente réunion, il a présenté le tableau sombre dans les régions du centre du Mali. Un tableau sombre marqué par la situation sécuritaire et humanitaire difficile causée par des violences inter et intracommunautaires et les attaques des terroristes, avec vol de bétail, assassinat ciblé, destruction des greniers, etc. « Ces dernières années, la situation sécuritaire et humanitaire dans le centre du Mali n’a cessé de se dégrader au point de préoccuper au plus haut point l’État malien et ses partenaires », a fait savoir le Secrétaire permanent qui ajoute : « très élevé depuis 2015, le niveau de violence dans le centre a mis en lumière des facteurs de fragilité historique et profonde qui tiennent à une compétition de plus en plus acharnée autour des ressources agropastorales et à des fractures sociales entre et au sein des communautés. Ces rivalités agropastorales, intensifiées par de fortes pressions démographiques et des stress liés au climat, constituent une trame de fond ayant conduit au développement tant de l’extrémisme violent que des violences communautaires dans le centre du Mali ».
Face à cette situation préoccupante au plus haut niveau, différentes réponses ont été apportées par l’État et ses partenaires, a fait savoir l’Ambassadeur DIARRA. Au nombre de ces réponses, il y a le Plan de sécurisation intégré des régions du centre (PSIRC), fortement inspiré de la politique nationale de lutte contre l’insécurité et le terrorisme adopté en août 2017. Il relève que globalement, les efforts concertés de l’État et de ses partenaires dont l’UE (à travers EUCAP et le projet PARSEC) et la MINUSMA, ont permis de renforcer les camps des forces de sécurité et de défense malienne au Centre afin de permettre un retour de la sécurité dans certaines localités en proie à une insécurité croissante.
Au constat, indique le Secrétaire permanent, la construction de ces camps et postes de sécurité a favorisé : le retour de l’Administration et des services sociaux de base dans les PSDG dotés de postes fixes militaires ; la réouverture de certaines écoles et de certains marchés fréquentés par les populations ; le retour effectif des sous-préfets sur l’ensemble des PSDG dotés de postes fixes militaires.
Malgré tous ces efforts, l’insécurité se maintient dans le Centre, a relevé, l’Ambassadeur DIARRA. C’est pourquoi il a vivement encouragé l’accélération de la mise en place des PSDG pérennes et fonctionnels. Cela, en collaboration avec les partenaires au développement. Aujourd’hui, peut-on réjouir de la retenue de 20 sites PSDG, dont 8 en région de Ségou et 12 en région de Mopti.
Avant de clore son intervention, le Secrétaire permanent a particulièrement mis l’accent sur la cohésion sociale et la protection des populations qui demeurent, pour lui, « plus que jamais des principes d’actions du Gouvernement. »
« En mettant l’accent sur la protection des civils, on délégitime les groupes d’autodéfense. En renforçant la cohésion sociale, on fait l’économie d’opérations militaires et on peut mieux se consacrer aux tâches du développement», a déclaré l’ambassadeur DIARRA.
Par la suite, les débats qui ont été très fructueux ont été particulièrement centrés sur les questions de coordination et du choix des PSDG.

PAR BERTIN DAKOUO




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