Premier Congrès URP: Modibo Soumaré élu Président

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Le parti, Union des patriotes pour la république (URP), a tenu, du 11 au 12 dernier, son 1er congrès ordinaire statutaire à la Maison des Ainés de Bamako. À l’issue de ce rendez-vous, il a été mis en place un bureau de 45 membres dirigé par le président, Modibo SOUMARE.

Ce 1er congrès du parti URP a enregistré la présence des délégués venus de plusieurs localités du pays qui ont passé en revue les activités et les actions posées par le parti. Intervenant à la ferveur des élections communales du 20 novembre, cette assise a été l’occasion pour l’URP de faire sa revue de troupes.
Le président Modibo SOUMARE, dans ses mots de bienvenue, a rappelé que le parti URP a été créé avec comme mission de contribuer et de renforcer le vivre ensemble face aux menaces multidimensionnelles, tout en insistant sur la coordination des actions contre ces menaces.
Il a aussi soutenu qu’il a choisi de faire la politique, à travers le parti URP, pour être une force de proposition pour le développement du pays et défenseur de la justice, de l’égalité entre tous les fils du pays. Ainsi, il fera savoir que l’URP sera le cadre au sein duquel les militants entendent faire triompher les idéaux de justice sociale, de paix et d’épanouissement spirituel et matériel.
Aussi, tout en évoquant la nécessité de constituer une grande formation politique des forces progressistes, citoyennes et patriotiques, il a invité l’ensemble des structures de base à refuser l’attentisme et à s’engager résolument dans la voie du changement.
M. SOUMARE a estimé que ce changement partira de la reconversion des mentalités pour la revalorisation de la chose politique, un pas important, pour l’émergence d’un citoyen nouveau rompu à la tâche, respectueux des valeurs républicaines, de travail et de probité morale.
Selon lui, c’est en mettant fin à cette situation contre laquelle le président de l’URP s’engage à jouer sa partition qu’on contribuera à enrayer les stigmates de la corruption, de la démagogie et de l’opportunisme dans notre pays.
Sur le processus de paix, il a assuré qu’il suivait avec beaucoup d’intérêts, l’évolution des événements au nord du pays avant de féliciter le président Ibrahim Boubacar KEITA pour la signature de l’accord qu’il qualifie de document « imparfait d’Alger ».
Quant à la mise en œuvre de ce document de paix, il a exhorté le président de la république et le gouvernement à poursuivre les efforts déployés pour préserver la vie de nos compatriotes où qu’ils se trouvent sur le territoire.
Aux termes de ces deux jours de travail, les délégués ont formulé de nombreuses recommandations.
Ainsi, le congrès a recommandé l’instauration de la semaine nationale de la citoyenneté pour mieux cultiver l’esprit patriotique et civique chez les jeunes.
Aussi, sur les grognes sociales, de plus en plus fréquentes, les congressistes exhortent le gouvernant à veiller à réduire ces situations, tout en les invitant à faire preuve d’exemplarité et surtout d’aller à une réduction du train de vie de l’état avec une réduction à hauteur de 40 % des dépenses de fonctionnement.
En outre, le congrès a demandé au gouvernement de lutter davantage contre le chômage des jeunes par la mise en place d’une stratégie pouvant contribuer à combattre la corruption et la gabegie.
Quant à la tenue des élections communales du 20, l’URP, dans ses recommandations, dit avoir pris acte de cette décision, tout en relevant sa gêne que ces élections se tiennent par endroit dans le pays malgré l’insécurité. En effet, le parti aurait souhaité que ces consultations déroulent sur toute l’étendue du territoire.
Enfin, le congrès a été sanctionné par la mise en place d’un nouveau bureau de 45 membres qui est dirigé par le président Modibo SOUMARE.

Par Sikou BAH

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