Présence massive d’individus de type asiatique à Bamako: les inquiétudes du gouvernement vert-jaune-rouge

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Après sa riche contribution sur ‘’une autre manière de faire participer les Maliens à leur propre développement et particulièrement à l’équipement de son armée’’, le Mouvement Vert-Jaune-Rouge connu pour ses positions tranchées revient au-devant de l’actualité avec une interrogation en même tant alerte à l’endroit des autorités. Dans une lettre ouverte au président de la République dont nous avons eu une copie, le regroupement, par la voie de son président Yagaré Baba Diakité, alerte sur l’arrivée massive d’individus de type asiatique dans notre capitale. À la remarque du commun des Maliens, ces individus rentrent et sortent de notre pays comme ils le veulent et circulent sans véritable contrôle, à travers tout le pays. Cependant, au regard de la menace sécuritaire qui plane sur le pays, ces personnes qui se présentent comme de simples vendeurs de téléphones doivent faire l’objet de vigilance accrue de la part de nos pouvoirs publics.
Qui sont ces messieurs qui arpentent à longueur de journée nos rues pour ne nous proposer à la vente que quelques téléphones ? D’où viennent-ils ? Est-ce de vrais marchands à la sauvette ? Lisez plutôt cette lettre d’alerte du Mouvement Vert-Jaune-Rouge !

Monsieur le Président de la République, qui sont ces messieurs, qui arpentent, à longueur de journée, nos rues pour ne nous proposer à la vente que quelques téléphones ? D’où viennent-ils ? Est-ce de vrais marchands à la sauvette ? Ne sont-ils pas des individus malintentionnés déguisés en marchands de téléphones ?
Dans l’impossibilité d’avoir des réponses exactes à toutes ces questions que nos compatriotes se posent, nous voulons attirer votre attention sur le fait que l’État du Mali doit en toute responsabilité informer la population.

Monsieur le Président,
En cette période de grande insécurité à l’échelle mondiale, nous craignons que si rien n’est urgemment fait pour endiguer ce phénomène ou du moins pour le contrôler, que notre pays soit un de ces quatre matins à la merci d’ennemis jusque-là insoupçonnés.
D’autant plus que nous avons l’impression que ces individus rentrent et sortent du Mali comme ils le veulent et circulent sans véritable contrôle à travers tout le pays, nous estimons qu’un minimum de surveillance s’impose.
Les menaces sécuritaires qui planent sur notre pays, nous amènent à vous proposer d’instruire aux structures étatiques habilitées à le faire d’initier une enquête urgente dont les résultats seront publiés, afin de rassurer les Maliens qui se posent mille et une questions.

Monsieur le Président,
Loin de nous toute idée de promotion d’une certaine xénophobie, mais nous pensons sincèrement que le moment est venu pour notre pays d’appliquer le principe de la réciprocité. Le Mali doit désormais reverser aux ressortissants étrangers (africains, américains, occidentaux ou asiatiques), le même traitement que leur état réserve à nos ressortissants chez eux.
Comment comprendre qu’au moment où, au nom d’un protectionnisme décadent, les ressortissants maliens et africains sont l’objet de traitements inhumains dégradants, dans certains pays, à travers le monde, que les pays africains et le pays en particulier, déroulent le tapis rouge pour recevoir leurs ressortissants ?
Sans oublier le cas de l’Europe qui a décidé de faire mourir par milliers les migrants africains dans la méditerranée et accueillir à bras ouverts les migrants syriens, c’est le lieu de rappeler que l’Africain, pour ne pas dire le noir, n’est plus le bienvenu en Inde, au Pakistan, au Liban, en Chine et dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Et, au même moment, nos villes et nos campagnes sont prises d’assaut par les ressortissants de ces pays.

Monsieur le Président,
Vous vous souvenez sûrement de ce conflit qui a longtemps opposé des populations du cercle de Kita à des Chinois qui exploitaient de manière sauvage et en contradiction totale de toute la réglementation en la matière, le bois d’ébène
Tout récemment, nous avons été tous témoins de la course effrénée pour la disparition des arsins que des opérateurs économiques chinois ont bien voulu imposer à tous les pays du Sahel. N’eût été les dispositions urgentes prises par nos différents États, l’âne allait en espace de deux ans disparaître de notre environnement de sahélien.
Dans le secteur de l’orpaillage traditionnel pratiqué un peu partout dans le sud du Mali, des ressortissants chinois sont en passe de décrocher la palme d’or dans le domaine de l’irrespect des règles élémentaires de la préservation et de la protection de l’environnement.

Monsieur le Président,
Nous insistons sur le cas chinois, parce la décision de leur pays de refuser le visa à des commerçants maliens est révoltante. Au moment où des pans entiers de notre économie sont envahis par les Chinois, c’est le moment que ce pays qui se positionnait comme un espoir pour le tiers monde a décidé de nous montrer sa vraie face.
Le refus des autorités chinoises de donner des visas de séjour aux commerçants détaillants maliens est une décision incompréhensible et inadmissible. Surtout quand on sait que cette décision est motivée par le fait que la Chine veut simplement imposer aux commerçants maliens de se ravitailler chez des opérateurs économiques chinois qui sont en voie de s’installer dans notre pays.
Face à de telles décisions, nous exigeons la réciprocité dans les conditions d’octroi de visas et d’installation d’opérateurs économiques.

Monsieur le Président,
Vous convenez avec nous que selon l’adage « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ». Mais aujourd’hui, au Mali, des propriétaires de petites et moyennes et entreprises (PME) et de petites et moyennes industries (PMI) ont décidé de ne donner aucune chance à la jeunesse malienne en quête d’emplois.
Au nom du manque de qualification des jeunes maliens, qui n’est souvent pas vérifié, les propriétaires de ces PME/PMI se donnent le loisir d’importer la main d’œuvres de leur pays, au mépris du chômage de la jeunesse malienne.

Monsieur le Président,
Une intervention urgente des États est plus que nécessaire, d’autant plus que certains de ces Asiatiques commencent à s’intéresser au foncier rural.
À l’instar de la plupart des États du monde, l’État du Mali doit s’inscrire dans la logique de protéger ses citoyens et son économie.
Et, nous vous encourageons à prendre des textes dans ce sens, avant qu’il ne soit trop tard.

Bamako, le 29 août 2016
Yagaré Baba Diakité
Président du Mouvement Vert-Jaune-Rouge

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