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vendredi 20 mai 2022
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Le président Bazoum: le départ des Français de Gao, ce sera le chaos

Le Président Nigérien, Mohamed BAZOUM, lors d’un point de presse, a exprimé son soutien à l’armée française déployée au Sahel dans la lutte contre le terrorisme alors que ces soldats sont victimes de plusieurs d’attaques au Burkina-Faso et sur son territoire, au Niger.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, une colonne de véhicules français transportant des équipements militaires quittant la Côte d’ivoire devrait se rendre à Gao où se trouve une base militaire française.
Le déplacement de ce convoi anime la polémique et la contestation d’une partie de la population (Burkina-Faso, Niger et même au Mali) comprenant mal que malgré la forte présence militaire française, le taux d’attaques ne diminue pas. Elle déplore que des villages continuent d’être ravagés par des groupes terroristes et djihadistes.
Face à la situation, le président nigérien, Mohamed BAZOUM, lors d’un point de presse, a tenu à clarifier sa position et a réaffirmé son soutien aux forces françaises. Selon lui, l’engagement des soldats français est déterminant au Sahel dans la lutte contre le terrorisme.

« De tous les pays qui sont engagés à nos côtés dans la lutte contre le terrorisme, la France est le pays qui consent le plus de sacrifices. Ce sont 53 jeunes Français qui sont morts au Mali », a indiqué M. BAZOUM.
« J’ai entendu des gens dire que si les Français sont là et que les problèmes ne sont pas réglés, c’est que ce sont eux qui sont à la base. Et si les Français s’en vont, vous êtes sûrs que ces armées-là, qui ont leur devoir aujourd’hui, elles seront en mesure de faire face à cette situation ? Non ! Moi, je suis sûr que le jour où les Français plieront bagage à Gao, ce sera le chaos ! Les gens de Gao le savent de toute façon », a déclaré le président nigérien.
Dans son pays, des gens qui ont tenté de bloquer ledit convoi ont été dispersés par les forces de l’ordre. Cette opération a coûté la vie à au moins deux personnes.
« Dans la matinée de ce samedi, le convoi de la force française Barkhane sous escorte de la gendarmerie nationale en route pour le Mali, a été bloqué par des manifestants très violents à Téra, région de Tillabéri, où elle a passé la nuit », selon un communiqué du ministère de l’intérieur nigérien. Le texte ajoute, sans préciser s’il fait référence à la gendarmerie ou à la force Barkhane, que « dans sa tentative de se dégager elle a fait usage de la force ». « On déplore la mort de deux personnes et 18 blessés, dont onze graves. Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cette tragédie », a-t-il ajouté.
Auparavant, des jeunes burkinabés ont bloqué le convoi militaire pendant au moins une semaine et a reparti après grâce à une intervention musclée de la police du Pays des hommes intègres. Des heurts qui ont fait des blessés, mais pas de mort.

PAR SIKOU BAH




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