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jeudi 20 septembre 2018
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Présidentielle 2018: CMD prône une nouvelle gouvernance

Plus de sept ans après sa création, le Rassemblement pour le développement du Mali (RpDM) du Dr Cheick Modibo Diarra a tenu, les 24 et 25 février dernier son premier congrès ordinaire. À l’ordre du jour de ce rendez-vous politique, étaient inscrits: le toilettage des textes du parti, la présidentielle 2018, le choix d’un candidat pour cette échéance qui profile à l’horizon, l’alternance et la question d’alliance…

L’ouverture des travaux de ce congrès a eu lieu au Palais de la Culture, Amadou Hamapâté Ba sous la présidence du Dr Cheick Modibo Diarra, en présence des responsables du parti, dont le représentant des mouvements des jeunes, des femmes, des délégués venus de l’intérieur du pays et de la diaspora, des militants et sympathisants des communes du district de Bamako. Les partis invités étaient également au rendez-vous (ADEMA, CNID, PARENA, MC-ATT, PDS, PSP…)
Les représentants des Mouvements des jeunes et des femmes du parti qui se sont succédé au pupitre ont loué les mérites du Dr Diarra qui a fait ses preuves lors de son passage à la Primature lors de la transition en 2012. Fort de cette expérience, ils ont appelé le président à se porter candidat à l’élection présidentielle de 2018.
Comme en 2012 et 2013, ces jeunes et femmes ont promis au Dr Diarra, le payement de sa caution pour sa candidature en 2018.
Le président du RpDM, après avoir demandé aux congressistes d’observer une minute de silence à la mémoire des vaillants soldats maliens et étrangers ainsi que les civils tombés pour la paix au Mali, a soutenu que le Mali n’est pas un État qui sort d’une crise. Il vit encore la crise !
« Nous ne sommes pas un pays qui sort de la crise, nous sommes dans la crise, la crise nous cerne et nous étouffe avec son décompte macabre de victimes militaires et civiles des attaques terroristes », a-t-il martelé.
Ainsi, il a indiqué que le Mali avait besoin d’une nouvelle gouvernance politique, économique et culturelle.
« Nous voulons une nouvelle gouvernance pour construire le Mali de nos rêves, ce Mali, c’est un Mali en paix avec lui-même et avec ses voisins », a dit le président du RpDM.
Sur le sujet des élections à venir, Cheick Modibo Diarra a indiqué que la paix et la quiétude sociale sont conditionnées à la bonne organisation des élections présidentielles et législatives à venir. Pour ce faire, il estime que les scrutins prévus pour le mois d’avril doivent être mis en veilleuse pour mieux préparer la présidentielle de juillet prochain.
«Cette élection ne devrait être entachée d’aucune irrégularité, elle doit bénéficier des remarques et observations de toutes les parties prenantes au processus électoral. Elle sera inclusive, transparente et crédible. Toute sorte de partialité porterait atteinte à la légitimité du scrutin. Cette ultime occasion, nous ne devons en aucun cas la rater », a-t-il prévenu.
À ce sujet, il a appelé les militants du parti à se prononcer sur le choix du candidat du parti à l’élection présidentielle.
« Pour ce choix, sachez que toutes les options sont à observer. Notre parti doit aller seul ou en alliance. Je vous exhorte donc à analyser toutes les options », s’est-il adressé à ses militants.
Cheick Modibo Diarra a effectivement confirmé qu’il a été consulté au nom du RpDM dans le cadre d’une coalition pour l’alternance en 2018. Il a déclaré être membre de la coalition et que les tractations se poursuivaient pour le choix d’un candidat devant représenter ce regroupement politique à l’élection du président en 2018.
« Comme vous avez accepté que je sois candidat et que vous payiez ma caution, je ne doute pas qu’il en sera de même si au sein de la coalition le choix du candidat portait sur une autre personne que moi », a apaisé les congressistes. Si le choix de ce candidat se faisait dans les règles, ‘’j’accepterais toutes les décisions qui seront prises au sein de cette coalition », a martelé le Dr Diarra.
Il cependant, il a souhaité que la plateforme soit mise en place autour d’un candidat et non le contraire. Sinon, il y a une forte chance qu’il y ait un désaccord autour du choix du candidat après la mise en place du candidat.
Après ses succès dans la conquête de la planète rouge, et ses années d’efforts dans l’appui au monde scolaire et de la recherche scientifique, Cheick Modibo DIARRA, est désormais décidé à apporter son expérience exclusivement au profit du développement du Mali.
«Nous avons toujours eu une grande ambition pour le Mali et pour l’Afrique. Notre vision, nous l’avons exprimée et concrétisée à travers de nombreuses activités sur le terrain», s’est adressé l’astrophysicien malien à son assistance.
En plus d’une éducation de masse et de qualité pour les Maliens, le parti RpDM prône la promotion d’une bonne politique de santé, le développement de l’éthique du travail ; la récompense du mérite ; le développement du sens aigu de l’amour de la patrie ; de garantir le respect des institutions qui préservent la jouissance des libertés fondamentales, de développer le sens de la solidarité intergénérationnelle…
Le projet de société du RpDM repose sur : l’agriculture, l’éducation et la formation professionnelle de qualité, l’accès à la santé, la réforme de l’administration, et la réalisation des infrastructures.
Le RpDM a été créé sous le récépissé de déclaration numéro 225/MATCL-DN du 15 décembre 2010. Sa devise est : «Travail, probité, dignité» avec comme emblème : un bœuf de labour bleu sur fond blanc dans la première moitié du cadre et en face d’un grenier avec toit et contour en blanc, sur fond bleu, dans l’autre moitié. En bas du cadre, sont mentionnés le nom du parti et son sigle en blanc sur fond bleu.
Pour rappel, Cheikh Modibo DIARRA, né en 1952, est un astrophysicien très réputé dans la communauté scientifique. Il est devenu, depuis 2006, le président de Microsoft Afrique et également ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO.
Après avoir obtenu son bac au Mali, M. DIARRA étudie les mathématiques, la physique et la mécanique analytique à Paris à l’Université Pierre et Marie Curie, puis l’ingénierie aérospatiale aux États-Unis, à Howard University (Washington D.C.).
Il est recruté par la NASA, en tant que premier chercheur africain où il a participé aux programmes Magellan (vénus), Ulysses (Pôle du Soleil), Galiléo (Jupiter), Mars Observer et Mars Pathfinder.
En 1999, il crée la Fondation Pathfinder pour l’éducation et le développement en Afrique et développe, à partir de 2002, un laboratoire de recherche sur l’énergie solaire à Bamako.
Il cherche à s’impliquer davantage dans des initiatives en faveur du développement en Afrique. La fracture numérique entre le continent et le reste du monde est pour lui un réel défi pour le continent.
Cheikh Modibo DIARRA a été fondateur et Président du Sommet africain de la science et des nouvelles technologies (SASNET), Vice-président de la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) de l’ONU, membre de la commission indépendante sur l’Afrique et le millénaire…
Ce riche parcours de l’homme peut lui permettre de conduire les destinées de notre nation vers des destinations plus prometteuses.

Par Sidi Dao




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