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lundi 19 février 2018
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Présidentielle 2018: « IBK le candidat naturel du RPM » Frankaly dixit

En tournée, depuis quelques jours dans toutes les sections du pays, une délégation du Bureau politique national du Parti Rassemblement pour le Mali (RPM) a rencontré, le samedi dernier, la section de la Commune I du District de Bamako. Les enjeux des élections de 2018 ; les difficultés du Parti étaient au menu des sujets abordés au cours de ladite rencontre.

La mission conduite par Mme SANGARE Oumou BA comprenait notamment la présidente des femmes du RPM, Mme DIAWARA Lady TOURE ; Bakary Konimba TRAORE dit Bakary Pionner, l’honorable Moussa DIARRA. Elle a été reçue au siège du Parti en Commune I par le Secrétaire général et non moins président de la Fédération RPM du District de Bamako Mamadou Frankaly KEITA, ainsi que des cadres et militants du Parti présidentiel.
Après les mots de bienvenue du maire de la commune I Mamadou B. KEITA ; le président, Mamadou Frankaly KEITA, a indiqué que la rencontre s’inscrit dans le cadre d’une tournée initiée par le Bureau politique national du RPM de sillonner l’ensemble de ses sections. Informer, sensibiliser les militants du Parti sur des questions d’intérêt national et s’enquérir des difficultés auxquelles les sections sont confrontées, constituent, entre autres, les missions assignées à l’initiative.
Se tenant à quelques mois de la présidentielle de 2018, des régionales et de l’élection du District de Bamako, a ajouté M. KEITA, la tournée est également une mission de redynamisation du Parti et de mobilisation des militants en prélude à ces échéances électorales. « Les structures ont besoin d’être redynamisées après tout ce qu’il y a eu comme événements et mouvements. Aujourd’hui, les militants ont besoin d’être rassurés », a justifié le responsable du RPM du District de Bamako, espérant qu’au terme de la mission, ils retrouvent des militants engagés pour la réélection du Président IBK.
« On se prépare pour 2018. C’est sûr qu’on ne peut pas atteindre tous les objectifs en un seul un mandat» admet M. KEITA qui confirme toutefois que le bilan du Président IBK est positif dans l’ensemble. Par contre l’Opposition, à travers son chef de file, présente ce premier quinquennat de IBK comme chaotique. Selon elle, c’est le pire régime que le Mali ait connu.
Le RPM se prépare à réélire IBK, mais l’intéressé ne s’est pas déclaré officiellement candidat. Il y a beaucoup de suspicions sur la candidature du Président sortant. Le responsable politique du RPM de la commune I s’y est aussi prononcé. Selon Mamadou Frankaly KEITA, il n’est pas encore tard pour que le Président IBK fasse sa déclaration officielle de candidature à sa succession.
« Il y a un délai officiel de déclaration de candidature. Il faut attendre ce délai pour avoir la réaction du Président IBK sur sa candidature. À ce jour, il n’est pas tard pour qu’il s’y prononce. Mais, il est le candidat naturel du RPM à cette élection. Puisqu’il a le droit de faire deux mandats. Il n’y a pas de problème sur cette question au sein du RPM. On le considère comme le candidat du parti et on travaille à cet effet», a expliqué Mamadou Frankaly KEITA.
De son côté, le responsable de la délégation Mme SANGARE Oumou BA s’est dit rassurée de la santé politique du Parti RPM qui accueille très fréquemment de nouveaux militants pour grossir ses rangs. Ces adhésions ne sont pas suffisantes, estime Bakary Konimba TRAORE qui pense qu’il faut un vrai travail sur le militantisme. « Au moment où le Parti enregistre des adhésions, d’autres cadres sont en train de nous quitter», a signalé ce vieux briscard de la politique. Il admet également une cabale contre le régime et pense que cela est de l’ordre normal de la vie politique. «Aucun régime ne peut jamais faire l’unanimité. Cela est la logique de la vie politique. Même le Tout-Puissant ne fait pas l’unanimité auprès de ses créatures», a-t-il enseigné, tout en conseillant à son parti une gestion intelligente du pouvoir, conformément aux valeurs du RPM.
Sur un possible report de la présidentielle défendu par certains observateurs, à cause de l’insécurité dans des localités du pays, Bakary Pionnier répond que la préoccupation est déjà prise en compte dans nos textes. Selon lui, la loi donne la possibilité de tenir les élections dans les circonscriptions où c’est faisable.

Par Sikou BAH




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