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mardi 18 septembre 2018
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Présidentielle 2018: que veut Modibo Sidibé ?

La furie de l’ancien Premier ministre, Modibo SIDIBE non moins président du parti Fare Anka Wuli contre le régime l’empêche toute objectivité dans ses analyses et déclarations qui frôlent souvent le ridicule. Après toutes les précisions et les gages de bonne foi des plus hautes autorités, sur le scrutin du 29 juillet, le leader politique des Fare exige ‘’un chronogramme clair et précis de l’élection présidentielle de juillet 2018’’.

Le président du parti Fare Anka Wuli était l’invité vedette de la cérémonie de lancement du groupe d’appui et de réflexion, portant son nom, tenue, la semaine dernière. À la faveur de cette rencontre, l’ancien Premier ministre du président Amadou Toumani TOURE, Modibo SIDIBE, membre de l’opposition politique, a demandé au gouvernement de donner un chronogramme clair et précis de l’élection présidentielle de juillet 2018, à cinq mois de son 1er tour.
Déni de réalité ou volonté réelle de saper les actions en cours, depuis plusieurs semaines, par le gouvernement et la classe politiques, qui sont en train d’œuvrer pour la tenue à date de la présidentielle de 2018, afin d’éviter un vide constitutionnel.
En plus du cadre de concertation entre le gouvernement et la classe politique, il a été créé un comité d’experts à présidence tournante dans l’optique d’impliquer tous les acteurs dans l’organisation de la présidentielle.
Malgré tous ces efforts du gouvernement de se mettre à l’abri de certains préjugés, le leader politique du parti Fare Anka Wuli trouve le prétexte de charger le régime sur l’organisation du scrutin présidentiel à venir. Selon l’opposant, il n’y a pas de chronogramme clair et précis arrêté par le régime en place. Et pourtant, pour couper court à toute désinformation, depuis Mopti, lors de sa visite, le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA a confirmé le 29 juillet prochain, comme date du 1er tour de la présidentielle.
Aussi, à partir cette date, le second tour de la présidentielle, s’il y a lieu, se tiendra deux semaines après, soit au plus tard le 12 août. Ce calendrier doit permettre l’investiture du nouveau chef de l’État avant le 4 septembre, selon le journal Jeune Afrique qui a eu un entretien avec le ministre Mohamed Ag Erlaf sur la présidentielle. À ce niveau, sauf mauvaise foi, sinon ce chronogramme est on ne plus clair.
Par ailleurs, s’agissant la convention du collège électoral, ses procédures de forme et de fond sont déjà déterminées par le texte portant loi électorale au Mali. Jusqu’à ce jour, ce délai n’est pas non plus forclos.
Qu’en est-il de l’organisation matérielle du scrutin ? À ce niveau également, presque toutes les doléances de l’opposition ont été prises en compte. À sa demande, le gouvernement a, volontiers, procédé au toilettage de la loi électorale, lancé une révision exceptionnelle des listes électorales dont le processus a bouclé hier six mars. Il a également accepté l’audit du fichier électoral qui sera fait par l’OIF. En faisant ces doléances les tiennes, le régime affiche sa volonté de tenir un scrutin crédible afin d’éviter toute contestation post-électorale.
Selon des sources, toutes ces informations ont été partagées avec l’ensemble de la classe politique dont les rapports disponibles au niveau de l’administration font foi. Si avec tout cela, l’ancien Premier ministre Modibo SIDIBE demande un chronogramme clair et précis, il y a lieu de comprendre que le ridicule ne tue pas dans notre pays, mais il ne faut pas prendre ‘’les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages’’ !
Aujourd’hui, il faut manquer de toute objectivité pour minimiser la volonté du gouvernement d’organiser un scrutin transparent, crédible et apaisé avec tous les efforts qu’il est en train consentir afin répondre aux doléances de l’opposition.

Par Sikou BAH




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