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dimanche 22 juillet 2018
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Présidentielle de juillet: le temps des alliances alimentaires

À moins de quatre mois de la tenue de l’élection présidentielle, dans notre pays, dont le premier tour est programmé pour le 29 juillet. Au regard des enjeux qui entourent ce rendez-vous, des alliances se fond et se défont, dans le seul de dessein du repositionnement pour mieux profiter du festin Mali.

L’actualité de la semaine a été riche en événements politiques, notamment des déclarations de candidature à la présidentielle, le lancement de mouvements de soutien, mais aussi et surtout des sollicitations de candidature pour le rendez-vous de juillet prochain. Dans ce dernier cas, c’est surtout l’appel à candidature des 18 partis politiques à l’endroit du chef de file de l’opposition, à se présenter à l’élection du président de la république en juillet prochain. L’Alliance des démocrates rénovateurs (ADR), puisque c’est de cela qu’il s’agit, est composée de AMAD, PSD, PDJ, PDP, RCP, PPP, PJD, RPD, PSR, MDD, CD, PC, PAR, Mouvement Maliko, CNDP, RPJ, PJT et PPRD.
Et pourtant, l’investiture de Soumaïla CISSE était déjà programmée par son parti pour les 28 et 29 avril 2018, au Palais de la culture de Bamako, à la suite de sa conférence nationale d’investiture.
Que veulent alors les 18 ? Être plus royaliste que le roi ou politique du ventre ? En tout cas, ces partis politiques, le poids politique n’est étranger pour personne, au regard de leur parcours, pour la plupart, au sein de la majorité présidentielle, sont dans une incapacité notoire à mobiliser un électorat conséquent. En changeant de camp pour aller solliciter la candidature du chef de file de l’opposition, les responsables de ces partis croient, sans doute, à un changement de la direction du vent avec laquelle ils ont opté de changer. Au-delà du coup médiatique, dont le chef de file de l’opposition se veut être le seul bénéficiaire des dividendes, ces partis, dans une démocratie sérieuse, ne constituent que des valises à porter. Mais il n’y a rien de surprise. Puisque c’est la nature elle-même qui veut qu’il en soit ainsi : à chaque saison, les plantes se défont de leurs feuilles mortes suite à des mouvements de vents pour se rajeunir.
Comme ce phénomène naturel, il est ainsi de coutume, au Mali, qu’à la veille de chaque grande échéance électorale, que formations ou des groupements politiques se défont de leurs éléments encombrants. Nomadisme politique quand tu nous tiens !
C’est dans ce contexte que des alliances célébrées à renforts de coup médiatique pour tromper les apparences des populations. Mais comme dirait le chanteur ‘’on est, ce qu’on est’’ et ‘’on restera ce qu’on est’’.

PAR MODIBO KONE




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