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lundi 19 octobre 2020
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Prétendu achat de conscience a Dioïla: la calomnie des défaitistes

Que n’a-t-on pas tenté, depuis l’ouverture de la campagne de ces législatives, pour discréditer les champions du RPM, en compétition dans la circonscription électorale de Dioïla ? Tout y est passé : dénigrement, basses manœuvres intoxication ou invectives abjectes. Pour ternir le prestige politique de la liste RPM, dans le Baniko, l’on ne recule devant aucune indignité politique, voire à tenter la totale bouffonnerie. La dernière en date, qui frise la malhonnêteté, est en réalité une tentative de diffamation, savamment planifiée, visant à nuire aux candidats RPM.

Mais hélas ! Qui peut arrêter le soleil par la main ?

Les faits ? On est en pleine campagne électorale, pour ces législatives, dans le Baniko. Auprès des populations, les candidats RPM, avec à leur tête le député Mamadou Diarrassouba, montent en puissance. Toute la localité vibre au rythme cadencé de ces champions des Tisserands qui caracolent en tête des pronostics électoraux.

Chez les adversaires, surtout parmi les plus malséants ; ceux qui assimilent l’adversaire politique à un ennemi, il faut à tout prix tenter de freiner cette machine politique infernale, y compris à planifier des basses manœuvres pour jeter le discrédit sur les candidats RPM. Seul moyen, pour eux, de faire parler d’eux.

Pour cela, on s’installe dans le mensonge grossier, visant à porter un coup au RPM. Il s’agit de quoi ? En fait, le lundi 16 mars dernier, à travers une campagne de diffamation, orchestrée par certains candidats en manque de popularité, les réseaux sociaux sont inondés des images d’un camion contenant du ciment. Apparemment, c’est fait banal à Dioîla et environs où l’on constate, par-là, par-ci, des chantiers d’infrastructures sociales. Mais très vite, les images de ce camion sont savamment distillées, avec en toile de fond, des commentaires inappropriés et osés, faisant croire qu’il s’agit d’un engin, bourré de matériaux divers, appartenant aux candidats RPM, qui se livreraient à des achats de conscience. Des pratiques interdites par la loi électorale.

Face à la gravité de cette accusation, et pour apporter la juste et saine information, dans un tel contexte de débat politique animé, nous avons décidé d’en avoir le cœur net.

Comme tout bon travail journalistique nécessite, nous avons procédé à des recoupements nécessaires, nous nous sommes rendus à Dioïla, auprès des populations concernées, pour voir clair dans cette affaire qui prenait déjà l’allure d’une véritable polémique.

Après tout, si ce n’est pas une intoxication, bassement ourdie, ça n’en est pas loin. Et pour cause ? Ce qui est donné pour être un cas d’achat de conscience est en fait une réalité commerciale entre des partenaires attitrés qui ont l’habitude de travailler ensemble sur le terrain. Cette relation commerciale, c’est Soumaïla Traoré, technicien de l’entreprise BSD (Baba Sidi Dramane), qui en retrace les contours : « Notre entreprise est constamment sur des chantiers à travers le cercle. On est régulièrement ravitaillé en matériels par des camions. Si on assimile cela à des donations politiques, cela relève de la diffamation », a-t-il déclaré.

D’après ce dernier, c’est dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars, que le camion-remorque, affrété par les soins de l’entreprise pour laquelle il travaille, est arrivé avec les matériels, composés de 7 tonnes de ciments, des portes, des fenêtres, grilles, des carreaux, des tôles et du matériel sanitaire qui ont été directement déchargées chez lui.

Voilà, c’est pendant que le camion faisait sa rotation normale que les politiciens, véreux en manque de popularité, ont cru pouvoir créer le sensationnel, en inondant les réseaux sociaux de ces fausses images qui ont fait le tour de la localité.

La réalité est que cette entreprise affrète des camions et travaille actuellement sur les chantiers de la Direction régionale des marchés publics, du service social et de l’économie solidaire à Dioïla ainsi que la sous-préfecture de Massigui.

Tout en regrettant cette fausse alerte sur des personnes innocentes, Soumaïla Traoré, technicien de son état, met en garde contre l’intoxication en politique qui ne rime pas d’ailleurs avec nos valeurs culturelles et civilisationnelles.

De son côté, Sidi Diarra, maître maçon, pointe un doigt accusateur sur les manigances politiciennes et leurs commanditaires qui ne pourront jamais, en dépit de leur mauvaise foi, les empêcher de faire leur travail au profit de la population.

Une autre habitante de Dioïla, Ramata Diakité, alias librairie Ramata, s’étonne de ce soudain regain de polémique autour des activités de la présente entreprise qui n’a été autre chose, durant tout ce temps, qu’au service de la population de Dioïla. Comment peut-on vouloir demander à des gens d’arrêter leurs activités traditionnelles parce qu’il y a les élections législatives, s’interroge-t-elle non sans une dose d’ironie ?

Comme elle, et bien d’autres citoyens, ici à Dioïla, la moralité de cette vraie fausse alerte sur le camion, transportant des matériaux de construction, à Dioïla, est que la machination politique, aussi outrancière que grossière, ne rime à rien, sauf qu’à ternir l’image de personnes respectables, connues de tous, pour leur professionnalisme et leur sociabilité.

Oumar KONATE




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