Prétendue agression du journaliste Anthony FOUCHARD: le démenti du gouvernement

En réponse à cette accusation qu’il dit avoir pris connaissance avec stupéfaction, le gouvernement de notre pays dément catégoriquement ces allégations, s’interroge sur les motivations de leurs auteurs.
Rétablissant les faits, le gouvernement a apporté, avant-hier samedi les précisions suivantes :

1- Un des journalistes prétendument agressés en l’occurrence Monsieur Anthony FOUCHARD a été reçu par le ministre de la Communication en présence de hauts responsables de la police nationale.
Le journaliste français a affirmé avoir fait l’objet de tir tendu de grenades lacrymogènes suivi de tirs à la Kalachnikov par deux hommes en uniforme qui étaient à environ 50 mètres de lui. Il n’aurait a-t-il dit échappé au pire qu’en se jetant dans un fossé avant de prendre la fuite.
2- Cette narration, pour le moins rocambolesque, a été suivie des questions et remarques suivantes :
a) La Kalachnikov n’est une arme utilisée pour le maintien d’ordre nulle part au monde et surtout pas au Mali ;
b) Qui croirait que de tels tirs manqueraient leurs cibles à 50 mètres ?
c) Comment croire au reportage de Monsieur FOUCHARD faisant état de tirs sans discernement sur une foule avec le bilan que lui même dresse?
3- Ces questions et observations ont tout de suite amené le journaliste à revenir sur les points cruciaux de sa première version à savoir :
a) Il ne savait plus s’il s’agissait d’une Kalachnikov qu’il ne distinguerait pas d’une autre arme ;
b) Les 50 mètres étaient peut-être approximatifs ;
c) Les tirs sans discernement ont eu lieu après la dispersion de la foule.

Mais alors ces tirs visaient quelles cibles et quelles fins ?

4- Malgré toutes ses incohérences, il a été demandé à Monsieur Anthony FOUCHARD d’aider à faire toute la lumière sur les faits évoqués en communiquant à la police des extraits de la vidéo en sa possession. Il s’y est engagé, mais n’a rien remis à ce jour.

5- Au terme de l’entretien, il a été clairement indiqué à Monsieur FOUCHARD que :
a) Le Mali est un État de droit qui protège les journalistes nationaux comme étrangers et garantit la liberté de presse et d’expression ;
b) Mais le Mali, à l’instar de toutes les autres démocraties ne saurait accepter la violence gratuite contre un symbole de l’Etat comme l’Institution judiciaire. Au-delà du saccage du Tribunal de la Commune 4, il fallait sauver la vie des magistrats, avocats, personnel judiciaire et des usagers de la justice contre certains manifestants surexcités.

PAR BÉNÉDICTE SOMBORO

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