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mercredi 28 juin 2017
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Prévention des catastrophes naturelles : le cercle de Yorosso a un comité d’alerte

Les communes du cercle de Yorosso, avec l’appui de l’ONG Save the Children, ont mis en place un Comité d’alerte précoce (CAP) pour la préservation de catastrophes naturelles. C’est le retour à une vieille tradition dans ce cercle pour la préservation de certains risques naturels pourtant prévisibles.
Le cercle de Yorosso a été durement frappé par une sècheresse en 2012. Il est en train de sortir la tête de l’eau grâce à l’appui financier et l’expertise de certains partenaires, dont l’ONG Save the Children.
Ainsi, pour la réalisation du projet de nutrition par la valorisation de l’arbre de moringa dans cette localité, l’ONG Save the Children a facilité la mise en place d’un Comité d’alerte précoce (CAP) en vue permettre au cercle de répondre aux risques naturels auxquels il est de plus en plus confronté.
Reconnu par les autorités, le CAP est aujourd’hui implanté dans au moins dans 15 villages du cercle de Yorosso, à travers des comités de suivi. Il est dirigé au niveau du cercle par le 1er Adjoint au préfet, Bernard COULIBALY et bénéficie de l’expertise et des conseils de chefs religieux, coutumiers et traditionnels de la localité.
La mission de ce comité, selon son président, consiste à recenser et à analyser les informations collectées par les comités de suivi notamment sur l’état d’évolution de la culture, la précipitation, les prix des denrées alimentaires, les signaux des événements de catastrophes naturelles, la santé animale.
«Le mécanisme a indéniablement contribué à fournir des informations pertinentes qui nous ont donné une idée des vulnérabilités dans le cercle de Yorosso. Au-delà du cercle, ces informations sont utilisées par la Commission à la sécurité alimentaire pour permettre à celle-là de cibler et d’adapter sa réponse», a confirmé le président du comité.
Ainsi, a-t-il poursuivi, grâce à cette initiative, le cercle de Yorosso cité parmi les localités les plus vulnérables commence à sortir de la ligne rouge. C’est donc un résultat encourageant, pour M. COULIBALY, qui a tout de même indiqué qu’il faudra faire plus pour éviter que la population ne retombe plus dans les situations malheureuses auxquelles elle était confrontée.
A cet égard, il a exhorté les populations à s’approprier de l’initiative qui rentre dans le cadre du développement de leur localité.
Se réjouissant des efforts du projet, M. COULIBALY a toutefois formulé ses vœux de voir les comités de suivi élargir à tous les villages du cercle de Yorosso afin que l’initiative soit une réponse globale pour toutes les communes. Aussi, il a sollicité l’appui financier et technique de l’ONG Save the Children pour doter le comité de moyens de déplacement.
En plus de cette demande, les bénéficiaires du projet de nutrition dans le cercle qui a nécessité la création du CAP ont également recommandé sa prolongation pour sa pérennisation.
Le directeur de Save the Children international pour le Mali et la Guinée, quant à lui, a souligné que le comité d’alerte précoce permet de donner une reconnaissance scientifique à des connaissances locales, mais aussi de diversifier les données et les renseignements dans la préservation de certaines catastrophes naturelles.
En dépit de cette mission qui a été assignée au comité; il vise également, selon M. SINDAYE, d’asseoir la gouvernance locale en facilitant la contribution des communes à l’identification des problèmes et à la recherche de leurs solutions.
«Il faudrait que dans la gouvernance locale que les communes elles-mêmes identifient ses besoins et prennent en compte ceux qu’elles estiment pertinents. C’est la meilleure manière d’impliquer les communes à leur propre développement. Et, l’une des finalités de cette initiative, en plus de la préservation des risques naturels, est l’organisation de l’Etat à la base», a expliqué M. Rapahel SINDAYE qui a souhaité que ce mécanisme soit intégré dans le système de gouvernance du cercle de Yorosso.
En réponse aux vœux des bénéficiaires de prolonger l’initiative, le Directeur de l’ONG Save the Children a répondu que les efforts sont en cours pour prolonger le projet d’une année en insistant sur l’appropriation de l’initiative par les populations.
« Le projet vient et part. Profitez-en pour bâtir le fondement de votre société, à travers la promotion de la sécurité alimentaire et de la nutrition », a tenu à rappeler M. SINDAYE.
Par Sikou BAH




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