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samedi 18 novembre 2017
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Prix Mo Ibrahim pour la bonne gouvernance: pas de « lauréat » pour l’année 2016

Les années se suivent et se ressemblent pour les dirigeants africains qui depuis quelques années se montrent incapables d’être dignes du Prix Mo Ibrahim pour la bonne gouvernance en Afrique. C’est du moins ce que révèle le jury qui a annoncé, mardi, ne pas trouver de candidat ayant réuni l’ensemble des qualités requises en 2016.

Le Prix Ibrahim pour un leadership d’excellence en Afrique n’a pas de «lauréat» pour l’année 2016, a annoncé mardi la Fondation Mo Ibrahim, par le biais du président du Comité indépendant d’attribution du Prix, le Dr Salim Ahmed Salim qui l’a révélé. .
«Le Conseil d’administration respecte la décision du Comité indépendant d’attribution du Prix. Lorsque nous avons mis en place ce Prix, il y a dix ans, nous avons délibérément placé la barre très haut», a réagi le Dr Salim Ahmed Salim, qui précise qu’après mûre réflexion, le Comité a décidé de ne pas attribuer le prix 2016.
Fondé par le riche entrepreneur anglo-soudanais des télécommunications Mo Ibrahim, le Prix récompense un ancien Président ou chef de gouvernement d’un pays d’Afrique subsaharienne, qui a quitté ses fonctions au cours des trois dernières années, pour son travail dans l’intérêt du public ou son action caritative.
Ce Prix vise à mettre en lumière les dirigeants qui ont démontré un leadership remarquable, et peuvent dès lors constituer des modèles.
Aussi, vise-t-il, à leur permettre de continuer à mettre leur expérience et leur sagesse au profit du Continent.

C’est quoi «Le Prix Ibrahim ?»
Il identifie et célèbre les dirigeants africains qui, souvent confrontés à des défis complexes, ont développé leurs pays, sorti leurs concitoyens de la pauvreté et construit les bases d’un avenir équitable et durable ; met en lumière des modèles d’exception pour le continent ; permet au Continent africain de continuer à bénéficier de l’expérience et de la sagesse de ces dirigeants d’exception en leur permettant de poursuivre leur action publique sur le Continent, une fois achevé leur mandat national, entre autres.
Mais il faut préciser qu’il n’y a pas nécessairement de lauréat tous les ans, indique le Président du Comité indépendant d’attribution du Prix.
Les candidats au Prix Ibrahim sont tous des anciens chefs d’État ou de gouvernement d’un pays africain, qui, ayant été élus démocratiquement, ont quitté leurs fonctions au cours des trois dernières années, après avoir exercé leur mandat pendant la durée fixée par la constitution.
Pour les candidats au Prix Ibrahim 2016, le Comité d’attribution du Prix, qui se réunit de façon régulière pour passer en revue les candidats éligibles, a examiné les profils des potentiels lauréats.
Mais malheureusement aucun des dirigeants africains n’a pu réunir l’ensemble des qualités requises qui puissent lui permettre d’être sacré lauréat de cette prestigieuse distinction pour l’année 2016.
Depuis son origine en 2006, seulement quatre anciens Présidents africains ont été récompensés depuis 2007. Ce sont Hifikepunye Pohamba (2014), ancien Président de la Namibie, Pedro Pires (2011), ancien Président du Cap-Vert, Festus Mogae (2008), ancien Président du Bostwana, et Joaquim Chissano (2007), ancien Président du Mozambique.
En 2007, l’ancien Président d’Afrique du Sud, Nelson Mandela, a été nommé «Lauréat d’honneur» lors de la première cérémonie de remise des Prix.

Que bénéficie-t-on quand on est lauréat ?
Le Prix Ibrahim reste pour l’heure le Prix annuel le plus élevé décerné dans le monde. 5 millions de dollars US (2,5 milliards de FCFA) sur dix ans, soit 200 000 dollars US (100 millions) par an. Les lauréats du Prix Ibrahim peuvent également solliciter une rente annuelle supplémentaire de 200 000 dollars US pour leurs activités d’intérêt public.

Par Mohamed D. DIAWARA




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