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vendredi 22 septembre 2017
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Procès Blaise Sangaré contre Ras-Bath: le « mogotigui » déterminé à aller jusqu’au bout

Après le renvoi de son procès contre le chroniqueur Mohamed Youssouf BATHILY dit Ras-Bath et le directeur de la radio renouveau Fm, Dramane Aliou KONE, non moins président de la Maison de la presse du Mali, au 2 novembre prochain, le président la Convention sociale-démocrate (CDS-Mogotiguiya), Mamadou Bakary SANGARE, dit « Blaise Bléni », était face aux journalistes, hier mercredi, à la Maison de la presse du Mali.

L’objectif de cette rencontre avec les hommes de médias était d’expliquer à l’opinion nationale les raisons profondes qui ont motivé sa plainte pour diffamation et injures publiques contre Ras-Bath. Au cours des échanges, il a affirmé toute sa volonté d’aller jusqu’au bout de la procédure afin que la vérité éclate au grand jour, une fois pour toutes, dans cette affaire de détournement de fonds à la Caisse des retraités du Mali.
À l’entame de ses propos, le conseiller spécial du président de la République, Mamadou Blaise SANGARE, a rappelé qu’il avait été inculpé suivant le PV de première comparution, en date du 20 novembre 2006, d’atteinte au bien public portant sur la somme de 72 000 000 F CFA. De l’enquête préliminaire à l’information judiciaire, a-t-il expliqué, il avait a nié les faits qui lui sont reprochés en étayant ses propos par des dossiers, des factures originales d’achat qui sont toutes revêtues du visa de la commission de réception qui a attesté avoir reçus les différents matériels et certifié l’effectivité des travaux. Il en est ainsi des travaux effectués ou des matériels livrés par les fournisseurs.
À la suite d’une audience, a-t-il fait savoir, il avait été remis en liberté provisoire après le paiement d’une caution de 36 millions F CFA, le 26 avril 2001.
Cette somme lui avait été restituée après l’audience qui a prononcé le non-lieu, le 25 novembre 2009, par le tribunal de première instance de la commune III du District de Bamako. Pour étayer ses propos, il a brandi une copie de l’arrêt de non-lieu et de restitution de sa caution, délivré par le tribunal.
Selon lui, son seul tort, aux yeux du chroniqueur, c’est le fait que son parti qui appartient à la majorité présidentielle a pris le devant en donnant des explications aux populations de sa base sur le projet révision constitutionnelle initié par le chef de l’État afin de mobiliser les gens avant date.
Pour le conférencier, cette action a été mal perçue par certaines personnes qui ont cru bon de mettre fin aux activités de son parti à partir des accusations mensongères et diffamatoires.
« Au lieu de voir la portée de nos propos politiques, on a commencé à dévier dans les travers en allant s’attaquer à la vie privée du président du parti », s’est-il indigné.
Face à cette situation, il a donc décidé, dans un premier temps, d’intenter un procès contre les auteurs ces accusations mensongères puisque ‘’nous sommes dans un État de droit’’. Ensuite, il était important, à son avis, de donner des explications à tout ce qui se dit ou se diffusait dans l’intention nuire à la personne et à la carrière de l’homme politique qu’il est.
« S’il y a une chose que je condamne, c’est le mensonge, c’est la délation », s’est-il insurgé.
Malheureusement, a-t-il déploré, nous assistons à une perversité verbale sur certains médias et les réseaux sociaux, qui semble être la mode.
Pour Mamadou Blaise SABGARE, il est temps que nous sortions de cette situation pour laisser le soin aux professionnels de donner l’information aux populations.
« À Bougouni, il y a des élus qui avaient déjà engagé les débats, parfois contradictoires, autour de cette révision de la Constitution.
Mais, avant l’ouverture officielle de la campagne, Ras-Bath monté par certains de mes ennemis politiques avait cru bon d’aller désaxer le président de la commission loi de l’Assemblée nationale ainsi que le président de la CDS-Mogotiguiya, dans leur fief », a-t-il expliqué.
Car, dit-il, Ras-Bath pensait avoir cette compétence territoriale d’aller insulter qui il veut chez lui. Mais c’était sans compter sur la jeunesse du Banoumonotié qui n’entendait lui céder aucune parcelle pour ses diffamations.
Pour cette légitimité dont il jouit dans sa circonscription, Blaise regrette de constater qu’il a été accusé de tous les péchés d’Israël par Ras-Bath et ses commanditaires.
« Ça ne passera pas comme ça. Nous tenons à ce que l’État de droit s’exerce », a-t-il prévenu.
À rappeler que le chroniqueur Mohamed Youssouf BATHILY dit Ras Bath et Dramane Aliou Koné, le directeur de la radio renouveau Fm sont accusés pour diffamation et injures publiques à la suite des émissions passées sur l’antenne de la radio Renouveau FM, les 2 et 9 aout 2017.
Après une première audience, le 28 août 2017, le procès a été remis au 2 novembre prochain pour permettre au tribunal de bien réfléchir sur la consignation que le plaignant, Blaise Mogotigui doit payer.

Par Abdoulaye OUATTARA




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