Procès du Général SANOGO à Sikasso: ses avocats et soutiens très confiants

En prélude au procès du chef de l’ex-junte, le Général Amadou Aya SANOGO, prévu ce mercredi 30 novembre à Sikasso pour «enlèvement de personnes et complicités»; «assassinat et complicité» d’assassinat, les Clubs de soutien au général Amadou Aya SANOGO et le Mouvement populaire du 22 mars 2012 (MP22) ont organisé, samedi dernier, une conférence de presse conjointe, à la Maison de la presse du Mali, dont
Est d’informer l’opinion publique sur les irrégularités constatées dans la procédure avant même l’ouverture dudit procès.

Cette conférence de presse était animée le secrétaire général du MP22, Pérignama SYLLA qui avait à ses côtés, certains avocats de général SANOGO, notamment: Me Tiessolo KONARE et Me Issa COULIBALY, en présence de nombreux fans de l’accusé.
Selon le secrétaire général du MP22, Pérignama SYLLA, le procès serait orchestré par la France. Pour lui, le gouvernement Hollande aurait mis un coup de pression sur l’Etat malien pour qu’il fasse passer SANOGO devant les assises avant le début du Sommet Afrique-France de janvier prochain.
«La France ne peut accepter que son Président vienne sur le sol malien sans que cette affaire soit d’abord réglée », a déclaré M. SYLLA.
Loin des théories «complotistes», Me Tiessolo KONARE, l’un des avocats de Sanogo sur les quinze qui constituent le collectif, dénonce lui, un non-respect des procédures. «La loi dit que nous devions recevoir les notifications de comparution 30 jours avant le procès, mais nous l’avons reçus le 11 de ce mois, voyez que le délai n’a pas été respecté».
L’avocat milite aussi pour que le procès soit public.
«Le monde entier a vu le charnier de Diago dont nos clients sont accusés d’en être les instigateurs, pourquoi on empêchera ce même monde d’assister au procès» s’indigne-t-il.
«Nous avons tenu à donner des informations sur le procès qui doit s’ouvrir le mercredi prochain contre Amadou Aya SANOGO, à Sikasso, car, il est temps qu’on se tranquillise ici au Mali».
Selon lui, le Mali a besoin actuellement surtout de tranquillité, pour cela, il faut qu’on cesse de se venger, il faut qu’on se pardonne, a-t-il soutenu.
«Dans ces dernières décennies, il y a eu tellement de maldonnes, finalement, on ne sait plus qui vaut quoi. Il faut qu’on se donne la confiance, non seulement à soi, mais aux autres. Il faut qu’on se pardonne pour pouvoir construire le Mali d’aujourd’hui et de demain», a-t-il plaidé.
Le Général Amdou Aya SANOGO et les autres membres du CNRDRE, selon les explications de l’avocat, comparaissent à Sikasso « pour enlèvement de personnes et complicités » et «assassinat et complicité». Mais, pour le moment, a-t-il ajouté, on ne peut pas parler de culpabilité. Avant préciser que «Ce sont les faits qui les sont reprochés qui seront débattus à partir du 30 novembre à Sikasso».
Sans se confiner dans la théorie du complot, l’avocat s’interroge pourtant. «Je ne sais pas ce qui a motivé leur hâte, mais il y a eu trop de précipitions dans les dossiers de ce procès. Parce qu’il y a eu 3 ans de détention, le juge d’instruction a fini, il y a longtemps et on pouvait organiser le procès depuis longtemps. Mais, pourquoi se précipiter maintenant ?»
Selon lui, le fait de délocaliser le procès à Sikasso rend la tâche difficile aux avocats de la défense. Pour autant, elle ne s’avoue pas vaincue : «On va se battre à Sikasso. Je n’aime pas dire comme les autres avocats que le dossier est vide, ceci-cela. On fera voir à la Cour les cas de violation de la loi aux juges, c’est à eux d’apprécier. Sinon, nous allons présenter nos moyens de défenses», s’est-il défendu.
Malgré les irrégularités, dit-il, dans la procédure, la délocalisation du procès, Me Tiessolo s’est dit confiant pour son client.
«Je suis confiant, parce que je ne reproche rien à mon client», a-t-il soutenu.
Son confrère Me Issa Coulibaly abonde dans le même sens que lui. Il estime qu’aucun de leurs clients n’auraient été entendus lors de l’enquête préliminaire et qu’ils auraient été directement mis en geôle. Avant d’évoquer le cas des bérets rouges dont l’instruction trainerait en longueur.
A la fin de la conférence, Me KONARE a annoncé avoir cité comme témoins 18 personnes dont le député Oumar Mariko qui serait l’un des témoins clés.

Par Abdoulaye
OUATTARA

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