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lundi 16 octobre 2017
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Processus d’Alger sur la paix et la réconciliation: la CSTM rejette le contenu du préaccord

Le Comité Exécutif National de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), après une analyse approfondie du document relatif au processus d’Alger sur la Paix et la Réconciliation au Mali;

Vu la Constitution de la République du Mali du 25 février 1992;

Vu la Feuille de Route des Négociations dans le Cadre du Processus d’Alger du 24 juillet 2014 ;

Tenant compte de la Loi 57-27 du 10 janvier 1957 portant Création de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS);

CONSTATE:

Avec amertume que la proposition «Eléments pour un accord pour la paix et la réconciliation au Mali» n’est autre qu’une version plus intelligente de la loi 57 -27 du 10 Janvier 1957, portant création de l’Organisation Commune des Régions Sahariennes, en sa partie soudanaise (Actuel Mali).

Aussi, le Soudan serait amputé de ses parties des cercles coloniaux de Goundam, Tombouctou et Gao (Actuelle Zones Sahariennes du Mali) pour faire partie de l’OCRS.

Ce projet d’amputation du territoire soudanais au profit de l’OCRS fût retiré devant l’opposition ferme de la partie soudanaise représentée par Jean Marie KONE, Vice Président du Gouvernement Soudanais et Mamadou Madéra KEÏTA, Ministre de l’Intérieur.

Il était, en son temps purement économique, compte tenu des richesses minières et énergétiques de ses régions.

L’objectif était d’ériger cet ensemble en territoire autonome (1952) afin de permettre au colonisateur d’exploiter à sa guise les richesses minières et énergétiques avec l’appui des concours extérieurs, disait Guy MOLLET, ancien chef du gouvernement Français.

Aujourd’hui, les mêmes visées d’exploitation persistent sous le couvert d’une minorité Touareg et Arabe et certainement avec l’accompagnement de la Communauté Internationale, exploitation à laquelle se greffent des raisons géostratégiques et militaires (Tessalit).

Aussi, au regard de tout ce qui précède, le Comité Exécutif National de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM).

DENONCE:

Ce document dit: « Eléments pour un Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali».

AFFIRME:

Que ce projet n’est qu’une réécriture plus lisible, de la loi portant création de l’OCRS avec comme objectif fondamental la partition à court terme du territoire national, afin de satisfaire les besoins énergiques et géostratégiques de l’ancienne puissance coloniale qu’est la France.

INTERPELLE:

Le Président de la République, Chef de l’Etat, garant de la constitution, et lui demande avec insistance de rejeter ledit document dans ses termes actuels pour ne pas compromettre l’Intégrité Territoriale, l’Unité Nationale et la Forme Républicaine et Laïque de l’Etat dans le futur.

Demande à la Communauté Internationale, notamment les Nations Unies, l’Union Africaine et la CEDEAO de s’engager auprès du Peuple Malien pour éviter sa partition future, donc de respecter la Résolution N° 2100 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Au peuple malien, le Comité Exécutif National de la CSTM lui demande de rester vigilant.

 

Pour le CEN / CSTM

Le Secrétaire général  Hamadoun Amion GUINDO

Le Secrétaire Gênêral Hammadoun Am on GUINDIO




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