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samedi 17 novembre 2018
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Production céréalière 2018-2019: un taux de 103,7% attendu

Le ministère de l’Agriculture a organisé, hier lundi 29 octobre, une conférence de presse, pour faire le point sur la situation de la campagne agricole 2018-2019 et donner d’amples explications sur le nouveau système de distribution des engrais subventionnés. La conférence était animée par le secrétaire général du département, Lassine DEMBELE, appuyé par des responsables de la DNA, de la CMDT, de l’OHVN, du WAPP…

Parlant de l’état de la campagne agricole, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture a affirmé que la situation pluviométrique a été caractérisée par un démarrage tardif qui a occasionné un retard dans la mise en place des cultures de manière générale.
Aussi, a-t-il fait savoir, par la suite, les pluies ont été normales à excédentaire sur l’ensemble du territoire national par rapport à la dernière campagne agricole.
Selon M. DEMBELE, l’abondance des pluies et la forte montée du niveau des crues dans les cours d’eau ont entrainé l’inondation de certaines parcelles agricoles.
«Les évaluations à la date du 20 octobre donnent 6% de pertes en riz et 0,6% de perte sur la culture céréalière sur l’ensemble du territoire national », a-t-il révélé.
S’agissant de la situation phytosanitaire, le conférencier a évoqué des attaques de chenilles légionnaires dans les grands bassins de production de maïs, en début de saison.
De même, soutient-il, vers la fin du mois de septembre, il a été signalé la présence d’oiseaux granivores dans la bande sahélienne du pays notamment à Nioro du Sahel, l’Office du Niger, et l’Office riz Mopti.
Aux dire du secrétaire général, grâce à la bonne pluviométrie et aux efforts conjugués des acteurs, l’impact de l’attaque des chenilles a été limité.
Pour ce qui concerne les oiseaux granivores, M DEMBELE a informé que le Service national de protection des végétaux a organisé des interventions terrestres qui ont permis de limiter les dégâts.
«Les pertes liées aux attaques d’oiseaux se chiffrent à 22 ha », a précisé M DEMBELE.
En terme de réalisation, le principal conférencier a rappelé que la prévision céréalière était de 5 854 346 ha dont 5 883 931 ont été réalisés, soit un taux de réalisation de 100,5%. En ce qui concerne les prévisions de production céréalière, il a affirmé que l’objectif était de l’ordre de 10 510 898 tonnes. L’évaluation faite, note-t-il, prévoit une production de 10 423 835 tonnes, soit un taux de réalisation de 103,7%.
Le secrétaire général du département de l’Agriculture a précisé que ces chiffres doivent être confirmés lorsque les carrés de rendement vont être récupérés et pesés.
Par ailleurs, souligné le conférencier, les facteurs qui expliquent ces résultats qui s’annoncent bonnes sont entre autres la bonne pluviométrie, la subvention de l’engrais, le programme de mécanisation agricole et l’opération pluie provoquée.
En ce qui concerne l’engrais subventionné, M. DEMBELE dira que la prévision était de 172 555 tonnes pour la campagne de saison et la campagne de contre saison.
Selon lui, à la date d’aujourd’hui, les placements ont porté sur 149 135 tonnes d’engrais.
« Les producteurs qui ont bénéficié de l’engrais subventionné sont au nombre de 587 409 personnes, dont 20% de femmes. Nous avons expérimenté un nouveau mécanisme de distribution de l’engrais cette année. Ce mécanisme a été effectué de concert avec le ministère de l’Economie et des finances. Dans le cadre de la recherche de performance, nous avons expérimenté la distribution électronique de l’engrais. Un système qui permet de réduire les intermédiaires», a expliqué Lassine DEMBELE, secrétaire général du ministère de l’Agriculture.
Quant au directeur national adjoint de l’Agriculture, Oumar TAMBOURA, il a fait l’historique de la subvention, et les différents mécanismes appliqués notamment les cautions techniques et le nouveau mécanisme initié cette année. Il a noté que l’objectif de la subvention est de donner aux paysans l’engrais de bonne qualité et à temps.
M. TAMBOURA a affirmé que pour assurer la transparence dans la distribution de l’engrais subventionné, les cautions techniques ont été utilisées de 2011 à 2017.
Pour la campagne en cours, soutient-il, un nouveau mécanisme a été expérimenté dans le souci de perfectionner davantage le système.
Pour M TAMBOURA, le nouveau système a permis cette année une gestion plus transparente de l’engrais subventionné avec l’implication de tous les secteurs.
M. NIAMBELE de WAPP a ajouté que c’est la deuxième année que la méthode électronique est expérimentée après un contrat signé avec les opérateurs téléphoniques. Un système qui consiste à envoyer des messages aux producteurs à temps réel.
Pour leur part, les responsables de la CMDT et de l’OHVN ont expliqué les mécanismes mis en place au niveau de leurs structures pour la gestion de l’engrais subventionnés.
Selon eux, à leur niveau respectif la gestion se fait par un Groupement d’intérêt économique (GIE) avec l’implication de la CMDT et de l’OHVN.
Le DFM du ministère de l’Agriculture a informé que cette année le montant alloué à la subvention de l’engrais est de 32,6% avec 49 fournisseurs retenus pour approvisionner les producteurs sur l’ensemble du territoire national.

PAR MODIBO KONE




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