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mardi 21 août 2018
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Production cotonnière 2017-2018: la filiale sud table sur 300 000 tonnes

La campagne de commercialisation et d’égrenage du coton se passe normalement dans la filiale Sud de la CMDT. Le constat a été fait par le ministre de l’Agriculture, le PDG de la CMDT, le Pr Baba BERTHE, et la forte délégation qui les accompagnaient, le samedi 13 janvier à Sikasso, et à Bougouni. La bonne nouvelle annoncée à la délégation ministérielle par l’Administrateur général est que la filiale Sud tend vers une production record de 300 000 tonnes de coton cette année.

Lors d’une rencontre d’échanges à l’hôtel du cinquantenaire à Sikasso, entre la délégation ministérielle, les responsables de la filiale, les représentants des producteurs, de la BNDA, de Kafo Jiginew, des unités industrielles, la lumière a été faite sur la production enregistrée, les difficultés et les solutions en cours.
Le représentant des producteurs, Souleymane SANGARE, a félicité les autorités pour les nombreux efforts au bénéfice du monde rural. Il a aussi remercié les cadres du département et de la CMDT pour leurs engagements à mettre en œuvre les ambitions que le président de la République nourries en faveur du secteur agricole. Le porte-parole des producteurs a aussi plaidé auprès des autorités pour le renforcement de la subvention des engrais, des tracteurs et les autres équipements agricoles. M. SANGARE a informé le ministre sur les difficultés que les paysans font face pour réparer leurs tracteurs en cas de panne et les retards enregistrés dans le payement des producteurs de coton.
L’Administrateur général de la filiale Sud, Issiaka THIAM, a informé que sa filiale avait une prévision de 290 000 tonnes de coton et qu’aujourd’hui les tendances montrent que 300 000 tonnes seront atteintes. Il a exprimé sa satisfaction tout en rappelant que le démarrage de la campagne a été très difficile avec l’installation tardive de la pluviométrie et un arrêt brutal.
Selon M. THIAM, les résultats enregistrés sont le fruit de l’appui du gouvernement à travers les subventions et l’engagement de tous les acteurs. Il a indiqué que l’égrenage a commencé le 21 octobre et que la filiale est à 52% du coton égrené dans les usines. Aussi, l’on apprend que 16 milliards de FCFA ont été déjà payés aux paysans au niveau de la filiale sud de la CMDT.
Le PDG de la CMDT, le Pr Baba BERTHE, a rassuré que les dispositions étaient déjà prises pour faire face aux retards de payement des producteurs de coton. Sans banaliser le problème relatif au retard de payement par endroit, le PDG Baba BERTHE a fait savoir que cela n’est pas une situation inédite. Il a expliqué qu’habituellement en fin d’année, les banques arrêtent leurs comptes. Ce qui fait que les opérations deviennent difficiles. Cette situation au niveau des banques, explique le PDG, justifie la lenteur dans le payement dans certaines localités.
Il a également précisé que contrairement à ce qui se dit, pour le coton déjà acheminé dans les usines, la CMDT a déjà payé au moins les 50%.
« Cette cadence s’accentuera dans les prochains jours, car tous les dossiers reçus des différentes filiales ont été traités avec des demandes formulées auprès des banques pour mettre les sommes à disposition », a affirmé le Pr Baba BERTHE.
Pour sa part, le ministre Nango DEMBELE trouve que le problème de réparation et les difficultés d’avoir les pièces de rechanges pour les tracteurs n’est pas une préoccupation, mais plutôt une opportunité à saisir et à exploiter. Il a fait allusion aux jeunes chômeurs que regorge notre pays qui peuvent être formés et installés dans le domaine de l’entretien et de la réparation des tracteurs.
Le ministre a affirmé que les fournisseurs de tracteurs subventionnés seront rapidement convoqués sur cette question. Ce, d’autant plus que le cahier de charge précise clairement qu’après-vente les fournisseurs doivent installer des Centres de réparation à Sikasso et à Koutiala et fournir suffisamment les pièces de rechanges aux propriétaires de tracteurs.
Le ministre a aussi rassuré que le département mènera la réflexion pour installer les jeunes au niveau des Centres de prestation de services pour être les représentants des fournisseurs. Ce qui sera de nature à résoudre les problèmes liés à la réparation et à l’achat des pièces de rechanges. Il a noté que ce problème, qui est une réalité, sera exploité pour créer de l’emploi au bénéfice des jeunes ruraux.

PAR MODIBO KONE
ENVOYE SPECIAL




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