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jeudi 16 août 2018
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Production énergétique: le contraste Malien

Notre pays dispose d’un grand potentiel en énergie fournie par le soleil, le vent, les chutes d’eau, la croissance des végétaux. Malgré ces énormes potentialités, la part de ces sources d’énergie dans le bilan énergétique national n’est que de 1 %. Zoom sur un avantage capable d’aider à l’amorce du développement économique du Mali.

Ces énergies dites renouvelables n’engendrent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes, rassure-t-on en plus.

Potentialités maliennes
Selon les révélations d’un spécialiste, le Mali dispose d’un potentiel solaire énorme (5 à 7 kWh/m²/jour) quasi illimité et disponible sur l’ensemble du territoire. La durée de l’ensoleillement varie de notre pays, selon les mêmes sources, de 8 à 10 heures par jour.
En matière de potentiel éolien, selon les spécialistes, la vitesse du vent dans les zones sahéliennes et sahariennes varie entre 3 et 7 m/s en moyenne annuelle.
Sur le plan de potentielle Biomasse, le Mali dispose d’un volume sur pied d’environ 500 millions de m3. Ainsi, la réalisation des projets de biomasse pourrait produire 300 MW.
Concernant le potentiel hydro-électrique. Il faut également noter que notre pays a un potentiel hydro-électrique de l’ordre de 1050 MW. Cependant, seuls un peu plus de 300 MW sont actuellement exploités.
Les sites identifiés sur les principaux cours d’eau et leurs affluents sont : sites au stade de réalisation : Taoussa (20 MW), Sotuba II (6 MW), Markala (10 MW), Kénié (42 MW), Gouina (140 MW). Sites au stade de faisabilité : Baoulé (III & IV), Bagoe. Sites au stade de reconnaissance : Toubani (35 MW), Baoulé II (30 MW), Bagoe II (45 MW), Salambougou (10 MW). Sites de mini micros centrales hydroélectriques :
Farako1 (194 kW) et Woroni (393 kW) région de Sikasso, Billy (1230 kW) et Kenieto (1093 kW) région de Kayes, Talo (1300 kW) région de Ségou, Djenné (7,5 MW) région de Mopti.
L’ensemble de ces potentialités dépasse largement les besoins énergétiques du Mali qui fait face aujourd’hui à un déficit en la matière. Face à cette réalité, décriée par les Maliens, le ministère de l’Énergie est en train de mettre en œuvre des actions nécessaires pour exploiter aux mieux toutes ces potentialités. À travers notamment la réalisation des projets conduits par la Direction nationale de l’Energie et ses différentes Agences (AER-Mali, AMADER, ANADEB) qui ambitionne, d’amener la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique nationale de 1 % à 10 %, à l’horizon 2033.

Avantages comparés
A la différence de l’énergie fossile qui se définit comme celle que l’on produit à partir de roches issues de la fossilisation des êtres vivants (pétrole, gaz naturel et houille), l’on désigne par énergies renouvelables, un ensemble de filières diversifiées, dont la mise en œuvre n’entraîne en aucune façon, l’extinction de la ressource initiale et est renouvelable à l’échelle humaine, à savoir : vent (éolienne), soleil (photovoltaïque), eau (hydroélectricité), biomasse (biocarburant), chaleur de la terre (géothermie).
Sont classées dans la catégorie des énergies renouvelables, toutes les énergies que la nature constitue ou reconstitue plus rapidement que l’Homme ne les utilise.
Elles peuvent ainsi être considérées comme inépuisables à l’échelle du temps humain.
L’énergie éolienne est produite par des aérogénérateurs qui captent à travers leurs pales l’énergie cinétique du vent et entraînent elles-mêmes un générateur produit de l’électricité d’origine renouvelable. Les éoliennes produisant de l’électricité peuvent être terrestres ou installées « offshore ». En effet, l’énergie électrique ou mécanique produite par une éolienne dépend de 3 paramètres : la forme et la longueur des pales, la vitesse du vent et la température qui influe sur la densité de l’air.
Quant à l’énergie solaire photovoltaïque, elle provient de la conversion de la lumière du soleil en électricité au sein de matériaux semi-conducteurs comme le silicium ou recouverts d’une mince couche métallique. Ces matériaux photosensibles ont la propriété de libérer leurs électrons sous l’influence d’une énergie extérieure. C’est l’effet photovoltaïque,
L’énergie est apportée par les photons (composants de la lumière) qui heurtent les électrons et les libèrent, induisant un courant électrique. Ce courant continu de micro puissance calculée en Watt crête (Wc) peut être transformé en courant alternatif grâce à un onduleur.

Problématique du stockage
L’électricité produite est disponible sous forme d’électricité directe ou stockée en batteries (énergie électrique décentralisée) ou en électricité injectée dans le réseau.
Un générateur solaire photovoltaïque est composé de modules photovoltaïques eux-mêmes composés de cellules photovoltaïques connectées entre elles.
Les performances d’une installation photovoltaïque dépendent de l’orientation des panneaux solaires et des zones d’ensoleillement dans lesquelles vous vous trouvez.
Ainsi, la concentration du rayonnement solaire sur une surface de captage permet d’obtenir de très hautes températures généralement comprises entre 400 °C et 1 000 °C. La chaleur solaire produit de la vapeur qui alimente une turbine elle-même un générateur qui produit de l’électricité, c’est l’héliothermodynamie.
On appelle hydroélectricité, la production d’électricité par captage de l’eau. Au fait, l’eau fait tourner une turbine qui entraîne un générateur électrique qui injecte les Kilowattheures sur le réseau.
Concernant les Énergies de la Biomasse ou encore Biomasse Énergie, ce sont tous des matériaux d’origine biologique employés comme combustibles pour la production de chaleur, d’électricité ou de carburants. Elles comprennent trois principales familles : les bois énergie ou biomasse solide, le biogaz et les biocarburants.
Par opposition, des sources d’énergie dont le renouvellement est plus lent que leur consommation, comme c’est le cas aujourd’hui du pétrole, n’entrent pas dans la catégorie des énergies renouvelables. Elles sont qualifiées d’énergies fossiles.
Autre avantage des énergies renouvelables sur ces énergies fossiles : leur caractère décarboné. En effet, les énergies renouvelables ne produisent pas de dioxyde de carbone (CO2) et leur développement peut aider à lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
En revanche, le pouvoir énergétique des énergies renouvelables est relativement disséminé. Ces énergies peuvent être intermittentes. C’est le cas du solaire et de l’éolien. Des solutions de stockage, pas toujours évidentes, doivent alors être trouvées.

Par Sékou CAMARA




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