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lundi 20 août 2018
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Produits chimique et environnement: des femmes à l’école du REDEDE-Mali

La Maison du Partenariat abrite, depuis hier lundi, un atelier d’information et de sensibilisation des femmes sur les risques liés aux produits chimiques. Cette session est organisée par le Réseau des femmes pour les droits environnementaux (REFEDE-MALI), en collaboration avec l’ONG internationale PAN et le Fonds Vert pour le climat.

La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Mamadou SACKO, conseiller technique au Ministère de l’environnement et du développement durable, en présence de Mm KOUYATE Guondo SISSOKO, Présidente du REFEDE- MALI et de Mme WANE Maïmouna DIENE, Coordinatrice Afrique de de l’ONG PAN.
En campant le décor, la présidente de REFEDE- Mali a présenté son association comme une organisation à but non lucratif, accrédité auprès de la Convention cadre des Nations unies contre la Désertification. Donner aux femmes des réponses claires et précises à certaines questions, liées à l’utilisation des produits chimiques et partager les meilleures pratiques identifiées dans le domaine de la gestion rationnelle des produits chimiques, tel était l’objectif de ce séminaire de deux jours. «Il s’agit aussi veiller à l’application des textes, accords et traités en matière de protection d’environnement. REFEDE- Mali reste un cadre d’échanges, de concertations, d’opinions et d’actions pour ses membres. Note organisation procède par l’application des principes dans le domaine de l’accès aux droits environnementaux, de protection des moyens de subsistances naturelles des populations vulnérables en garantissant celles-ci contre les effets négatifs des changements climatiques et de la dégradation environnementale dans le monde, en Afrique et en particulier au Mali », a dit Mme KOUYATE, avant de préciser que REFEDE-MALI est constitué d’une trentaine d’Associations et d’ONG féminines et est affilié à la plateforme Réseau climat. Selon elle, à travers cet atelier, les femmes membres de REFEDE MALI seront des actrices clé pour l’abandon de l’utilisation des produits chimiques néfastes à la santé et à l’environnement au profit d’alternatives aux produits chimiques dans les activités de maraîchage, de la teinture, de l’orpaillage, de soins corporels et hygiéniques. « A travers ces deux jours de séminaire, nous comptons aussi donner aux femmes des réponses claires et précises à certaines questions liées à l’utilisation des produits chimiques, partager les meilleures pratiques identifiées dans le domaine de la gestion rationnelle des produits chimiques et veiller à l’application des textes, accords et traités en matière de produits chimiques », a-t-elle souligné. Mme KOUYATE s’est dit confiante pour l’atteinte de ces objectifs à l’issue de ces deux jours de travaux.
Mme WANE a quant à elle salué cette initiatives des expertes maliennes de la lutte contre le changement climatiques. Selon elle, la gestion des produits chimiques est une priorité pour une lutte efficace contre la dégradation de l’environnement, cause essentielle du changement climatique. Elle a assuré le REFEDE-Mali de son accompagnement pour des activités comme celle-là qui trace des voies et moyens pour une lutte efficace de lutte contre le changement climatique.
Pour sa part, le Dr SACKO a d’abord tenu à féliciter ces femmes qui s’investissent quotidiennement pour le bien-être et la préservation de notre climat. Il a par ailleurs assuré que le gouvernement du Mali est conscient que notre pays demeure conscients des conséquences de la mauvaise gestion des produits chimiques sur l’environnement et a pris des engagements au niveau international pour respecter les normes universelles. « D’énormes efforts sont consentis par l’Etat du Mali et ses partenaires qui visent une gestion rationnelle des produits chimiques et dangereux, dont la ratification de nombreuses conventions et accords internationaux, notamment la Convention de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm, l’élaboration de la politique nationale de protection de l’environnement ainsi que de nombreuses autres initiatives nationales et privées avec l’implication des organisations de la société civile. Ces initiatives, entreprises pour une gestion rationnelle des produits chimiques, ont visé plus une atteinte de standards élevés de la qualité des produits agroalimentaires que l’aspect protection de l’environnement et de la santé », a-t-il concédé. Selon lui, ces efforts resteront sans grande efficacité s’ils ne bénéficient pas d’une large implication à la base des acteurs et de façon sectorielle. « Toutes les couches sociales doivent être atteintes par les actions de sensibilisation et d’information, notamment les femmes qui travaillent dans les domaines où les produits chimiques sont utilisés, comme le maraichage, la teinture, l’orpaillage et d’autres domaines qui nécessitent l’utilisation des produits chimiques, doivent être impliquées dans cette lutte », a-t-il conseillé. Il a ainsi assuré les participantes que les recommandations issues de cet atelier seront prises en compte par son département.

PAR CHRISTELLE KONE




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