Projet d’eau potable de Kabala: le point de la mise en œuvre

Instruit par le ministre de l’Énergie et de l’eau, lors de sa visite de prise de contact avec la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP-SA), le mardi dernier, le Comité de pilotage du Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala s’est réuni, vendredi dernier, à l’hôtel Salam.

Il s’agit pour les participants d’apprécier le chemin parcouru jusqu’ici dans la mise en œuvre de cet important projet d’alimentation en eau potable de la capitale à partir de Kabala, mais aussi, et surtout de rechercher les voies et moyens pour une meilleure gouvernance d’un projet structurant, complexe et multi-bailleurs.
La cérémonie d’ouverture de la rencontre était placée sous la présidence du ministre de l’Énergie et de l’eau, Malick ALHOUSSEINI, qui avait à ses côtés, Nancouma KEITA et Adama Tièmoko DIARRA, respectivement président du conseil d’administration et directeur général de la SOMAPEP-SA ; Abdrahamane DEMBELE, directeur général adjoint de la SOMAGEP-SA ; et Ousmane TRAORE, représentant de l’AFD. On y notait également la présence de plusieurs responsables de services techniques et des représentants des maires du District de Bamako.
Pour le ministre de tutelle, la présente rencontre revêt une importance capitale. Car a-t-il précisé, elle porte sur ce qu’il convient d’appeler « l’espoir des habitants de la capitale et environs : je veux parler du Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala, appelé communément “Projet de Kabala”. Aussi, a-t-il rappelé, il y a eu plusieurs rencontres sur ledit projet. Cependant, la présente se distingue par son originalité. En effet, soutient le ministre, il s’agit de la première réunion du Comité de pilotage du Projet, visant à assurer un meilleur suivi en cette phase de mise en œuvre.
Par ailleurs, dira le ministre ALHOUSSEINI, à travers ce suivi, qui aura désormais un caractère régulier, il veut, non seulement répondre aux attentes des plus hautes autorités du pays, mais aussi l’aboutissement de ce vaste et emblématique Projet au bénéfice de nos concitoyens.
“Au demeurant, l’initiative traduit également la vision et l’orientation du Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, en matière de recherche du bien-être de nos concitoyens en général et de l’accès durable à l’eau potable des populations de Bamako en particulier”, a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : “Nous avons bon espoir quant à la mise en œuvre réussie du Projet d’eau potable de Kabala. Car de nos jours, tous les financements nécessaires à la réalisation de la première phase sont mobilisés et, mieux, la seconde phase est également en cours d’exécution grâce à la détermination et à l’engagement constants des partenaires techniques et financiers du Mali”.
Par ailleurs, est convaincu le ministre, la conduite des travaux du Projet structurant de Kabala va, sans nul doute, engendrer des aménagements importants, à travers, la pose des conduites de transfert et de distribution d’une longueur de près de 1500 km à travers la ville de Bamako.
Ainsi, il a invité les populations qui seront touchées par les travaux à comprendre les enjeux du projet en vue d’atténuer l’impact psychologique sur les uns et les autres.
Dans un autre registre, a fait remarquer le ministre, l’accès durable à l’eau potable de nos populations requiert un autre défi majeur : celui de l’anticipation. C’est pourquoi a-t-il rappelé, le Gouvernement, à travers son Département, a initié l’élaboration d’un document de référence permettant de sortir du pilotage à vue. Il s’agit, à son avis, du Schéma directeur d’alimentation en eau potable de Bamako jusqu’à l’horizon 2032.
Cette politique volontariste, note le ministre, a pour objectif d’asseoir une cohérence entre la demande en eau potable et l’offre, à travers, notamment des investissements programmés.
“Nous ne cesserons pas de le rappeler : la situation actuelle de déficit d’eau potable est tributaire du manque d’investissement conséquent dans les infrastructures d’hydrauliques urbaines durant plusieurs années”, a martelé le ministre de l’Énergie et de l’eau.
Aujourd’hui, a-t-il soutenu, cette tendance est en train de s’inverser progressivement, grâce à l’engagement des partenaires bilatéraux et multilatéraux, et cela pour le plus grand bonheur de nos concitoyens.
“Au regard des efforts consentis jusqu’ici, nous sommes en droit d’y croire”. Car le grand projet structurant de Kabala est en marche, depuis le lancement officiel en mai dernier, des travaux de construction de la plus grande station de production d’eau potable de notre sous-région.
“Cet ouvrage d’une capacité cumulée (1re et 2e phase) de 288 millions de litres d’eau potable par jour permettra de circonscrire le stress hydrique dans la ville de Bamako.
Pour lui, il leur reste à présent de créer les conditions d’une meilleure coordination dans la mise en œuvre de ces deux composantes.
En tout cas, il a donné l’assurance de tout mettre en œuvre pour assurer la mise en œuvre correcte des conclusions et recommandations auxquelles les participants parviendront et son ministère fonde beaucoup d’espoirs sur la qualité des résultats qui découleront des échanges.

Par Sékou CAMARA

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