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vendredi 25 mai 2018
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Promotion de la planification familiale au Mali: le concours du meilleur article de presse lancé

La direction nationale de la Santé, à travers la division Santé de la reproduction, a organisé, lundi dernier, dans ses locaux, une journée d’orientation de la presse, couplée au lancement du concours de la meilleure production médiatique dans le cadre de la campagne nationale de planification familiale, 14e édition, dont le thème est : « la planification familiale, un moyen efficace pour l’autonomisation de la femme et de la fille au Mali », prévue, du 25 avril au 24 mai, prochain sur toute l’étendue du territoire national.

Au Mali, la planification familiale se définit comme étant l’ensemble des moyens mis à la disposition des individus et des couples pour leur permettre d’éviter les grossesses non désirées et d’espacer les naissances. Elle est centrée sur l’espacement des naissances sans se préoccuper du nombre d’enfants. Aussi, vise-t-elle la prévention et la prise en charge des cas d’infertilité, la prévention et les traitements des IST et du VIH et du Sida.
La rencontre était animée par YALCOUE Aoua GUINDO, point focal PF à la Division santé de la reproduction ; du Dr Ben Moulaye Idriss HAIDARA ; et Mme KONE Fary DIOP, tous de la DNS.
Selon les animateurs, ce concours a pour objectif de récompenser les meilleures couvertures journalistiques de la 14e édition de la campagne de la planification familiale.
L’orientation des journalistes vise non seulement à leur faire comprendre certaines notions, mais également à harmoniser les concepts relatifs à la planification familiale. En effet, pour prétendre informer et sensibiliser leurs lecteurs et auditeurs sur la PF, les journalistes doivent même en savoir les fondamentaux.
Par ailleurs, ont-ils noté, l’intérêt de la campagne est de susciter l’engagement des décideurs et leaders, de promouvoir le soutien social des hommes en faveur de la planification familiale, de favoriser l’utilisation accrue des services de PF par les femmes et les jeunes, pour le bien-être de la famille et l’accroissement de ses revenus. Ce qui concourt à l’autonomisation de la femme, thème de cette édition.
La campagne se veut également une opportunité d’augmenter la prévalence contraceptive, de réduire les grossesses non désirées chez les jeunes filles et d’améliorer le niveau de connaissance sur les avantages des méthodes modernes de contraception. Voilà, autant de raisons qui expliquent, le rôle catalyseur de la presse dans l’atteinte des objectifs fixés.
Quant au concours de la meilleure production médiatique, il a pour objectif de récompenser les meilleures couvertures journalistiques de la 14e édition de la campagne nationale PF.
Le concours est gratuit et ouvert aux journalistes de la presse écrite, orale, audiovisuelle et en ligne.
Depuis 2005, la campagne nationale de planification familiale est organisée pour renforcer l’offre et augmenter le nombre d’utilisatrices très faibles dans notre pays (environ 10 %, taux national selon les informations sanitaires). Toutefois, estiment-ils, au Mali, chaque année, la campagne nationale de la PF permet d’atteindre environ 50 % des résultats attendus durant toute l’année.
En 2017, soutiennent les conférenciers, sur 83 900 nouvelles utilisatrices attendues pour toute l’année, la campagne n’a pu toucher que 38 789 nouvelles utilisatrices.
Quant à l’année 2018, la campagne table sur 88 800 nouvelles utilisatrices.
Les conférenciers ont tenu à préciser que durant la campagne, les médicaments sont gratuits. Au Mali, les méthodes contraceptives utilisées sont de deux sortes (courte et longue durée) : la pilule, l’implant, l’injectable, le stérilet, le préservatif (masculin et féminin), la vasectomie, la ligature des trompes, des méthodes du calendrier, de la température, de la glaire cervicale, de l’allaitement maternel exclusif au sein, du coït interrompu, du collier du cycle.
Au-delà des avantages sanitaires pour la mère (diminution des risques de maladies et décès pendant la grossesse, l’accouchement et les suites de couches), et pour l’enfant (poids normal à la naissance, résistance aux maladies, suivi correct du calendrier de vaccination, diminution des maladies et décès de l’enfant, éveil rapide de l’enfant), la planification familiale a aussi des retombées socioéconomiques pour la famille et la nation : l’entente et l’harmonie dans la famille, la diminution des dépenses de santé de la famille, la réduction des cas d’abandon d’enfants et d’infanticide, la réduction de la pauvreté et de la délinquance juvénile, l’augmentation des possibilités d’épargne et d’investissement, et la réduction de l’exode rural.
En tout état de cause, force est de reconnaître que la planification familiale reste confrontée à de nombreuses pesanteurs socioculturelles et religieuses.
Par ailleurs, un besoin important non couvert en matière d’offre de services de planification familiale est réel (taux d’offre de services de planification familiale est de l’ordre de 26 %).

Par Sékou CAMARA




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