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dimanche 23 juillet 2017
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Promotion des biens et services culturels sous régionaux: le Mali s’approprie la politique et le programme UEMOA

Le département humain de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a organisé, hier jeudi, à l’hôtel Mandé de Bamako, un séminaire national sur la politique commune et le programme de développement culturel de l’institution sous régionale. 

La cérémonie d’ouverture de la journée était placée sous la présidence du ministre de la Culture, N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO, qui avait à ses côtés, le représentant résident de l’UEMOA au Mali, Hyacinthe François AKOKO; la secrétaire générale du département. On y notait aussi la présence de plusieurs directeurs et chefs de services nationaux et régionaux de la culture ainsi que d’autres acteurs culturels maliens.

Selon M. AKOKO, au-delà de ses enjeux sociaux et politiques, la culture représente aujourd’hui l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale avec une contribution au Produit national brut (PNB) mondial, estimée à plus de 7% et à celui des pays en développement qui est de l’ordre de 2 à 3%.

Aussi, a-t-il soutenu, les industries culturelles, à elles seules, représentent 3,4% de l’ensemble des échanges mondiaux. Par ailleurs, elles constituent le premier poste d’exportation aux USA.

Pour lui, ce n’est donc pas par hasard si la communauté internationale invite à faire de la culture, le 4è pilier du développement durable après l’économie et à l’inclure dans les OMD post 2015.

Dans notre espace communautaire, a fait savoir M.AKOKO, le secteur culturel a un potentiel énorme. Même si la faiblesse des statistiques ne permet pas de l’apprécier à sa juste valeur.

L’initiative conjointe de la Commission et des États membres de l’Union de mettre en place des cellules nationales des statistiques culturelles, en cours depuis 2011, afin de recueillir et relayer les données du secteur culturel, a-t-il souligner, leur permettra de disposer bientôt d’un annulaire sous régional, en la matière.

Selon M.AKOKO, les maux qui minent la promotion du secteur ont pour noms, entre autres, les difficultés des États à mobiliser les ressources nécessaires à la mise en place d’un environnement favorable surtout à l’expression culturelle, à assurer la protection des œuvres et des professionnels, à encourager la création et à faciliter la libre circulation des biens et services culturels.

C’est dans cette dynamique, a-t-il noté, que la Commission de l’UEMOA, galvanisée par le plaidoyer pour la prise en charge du secteur de la culture dans les chantiers de l’Union, a davantage multiplié les efforts allant dans le sens de la résolution de ces différents problèmes.

La Politique comme le programme de développement culturel de l’UEMOA, a-t-il soutenu, se démarquent des grands discours et proposent des actions tangibles qui peuvent vraiment changer la vie quotidienne de nos citoyens, en permettant surtout de valoriser la dimension culturelle de nos biens et services.

Le présent séminaire a pour objectifs de partager le contenu des deux documents avec les acteurs culturels du Mali; et de discuter les modalités de l’appropriation et de leur implication dans leur réussite.

Pour la ministre de la Culture, ce séminaire dénote de la volonté de la Commission de l’UEMOA de placer la culture au cœur des stratégies de développement. Volonté qui est l’expression d’un changement fondamental de vision dans la perception du secteur culturel, souvent décrit à partir des stéréotypes et clichés négatifs, a noté la ministre.

Aussi, a-t-elle rappelé, l’adoption de la Politique commune de développement culturel de l’UEMOA, en 2013 à Dakar s’inscrit dans un contexte mondial où la question de la diversité culturelle se pose avec acuité, au regard de la standardisation croissante des modes de vie et de pensée.

Selon la ministre de la Culture, au cours de ces dernières décennies; d’importantes mutations culturelles sont survenues, à travers, l’introduction du numérique et du satellite, l’impact des TIC, l’augmentation de la part des biens et services culturels dans les échanges internationaux.

Nonobstant, cette évolution, le principal défi à relever réside aujourd’hui dans un échange culturel inégal qui pénalise un nombre important de pays en développement.

La ministre de la Culture a déploré le fait qu’on notre secteur culturel n’apporte pas à l’économie de nos pays respectifs une contribution à la hauteur de ses potentialités.

Le Mali, s’est-elle réjouie, dispose d’une Politique commune et d’un programme de développement culturel qui comblent un grand vide. Alors, il leur revient  d’en faire le meilleur usage possible en impliquant tous les acteurs et intervenants du secteur de la culture, chargés de les mettre en œuvre.

Par Sékou CAMARA

 




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